Les dirigeants de l’organisation Nouvelle société civile congolaise (NSCC) ne tournent pas autour du pot en pointant clairement certaines Ong humanitaires qu’ils disent actives dans la subversion du complot permanent de la balkanisation de la RDC
La Nouvelle société civile congolaise (NSCC), a dénoncé, le mardi 8 décembre 2009, le double jeu des organisations non gouvernementales étrangères opérant sur le sol congolais qui, derrière l’« aide humanitaire » apportée à la population vulnérable, complotent pour balkaniser la République démocratique du Congo et exploiter illégalement ses richesses. Et ce, en s’appuyant sur le rapport publié, il y a peu, par des experts onusiens sur le trafic d’armes et l’exploitation illégale des richesses minières dans l’Est de la RDC.
Cette déclaration figure parmi les trois points abordés au cours d’un point de presse animé par Jonas Tshiombela, coordonnateur de la NSCC. C’était au siège social du Centre international pour la promotion de la jeunesse (CIPJ), situé dans la commune de la Gombe.
Indiquant la position de la NSCC par rapport à ce sujet, le coordonnateur Jonas Tshiombela a invité le gouvernement de la RDC à prendre toutes ses responsabilités pour traduire en justice ces ONG internationales ayant doubles facettes. Mais également les bouter hors du territoire national. Allusion faite aux éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Ce qui, selon M. Tshiombela, va nécessiter, à cet effet, un dialogue franc entre la RDC et le Rwanda pour obtenir des résultats escomptés.
La question sur le social des Congolais était le deuxième sujet abordé au cours de ce point de presse. Notamment la facturation exagérée par la Société nationale d’électricité (SNEL) ; l’opération contrôle de vignettes, menée par la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) ; le contrôle de l’assurance automobile, par la Société nationale d’assurance (SONAS) ainsi que l’inflation galopante qu’a connue la monnaie nationale, le franc congolais. Cette dégradation de la situation sociale n’a cessé de préoccuper au plus haut point la population congolaise, surtout à l’approche des festivités de fin d’année 2009.
De par sa mission de faire respecter les droits de la population, la NSCC invite également le gouvernement, non seulement à s’assumer, mais aussi et surtout à savoir tout « planifier » dans ses programmes prioritaires. Car, a estimé Jonas Tshiombela, les mesures prises par le gouvernement congolais pour remédier à cette situation sociale, ne sont que « provisoires ».
La troisième intervention de la NSCC a porté sur le projet de loi portant organisation, fonctionnement et attributions de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Démontrant l’implication de la NSCC à l’élaboration de cette loi, le coordonnateur Jonas Tshiombela a souhaité que la question sur la représentativité au sein de structure soit bien traitée. Il a cependant fait un constat amer selon lequel certaines sociétés civiles congolaises sont inféodées au pouvoir.
Bienvenu Ipan/Le Potentiel
(DN/TH/GW/Yes)