kambaleLes artistes congolais sont conviés à participer, du 8 au 31 décembre 2009, au concours d’élaboration des maquettes des monuments du Mémorial et de la Renaissance de la République démocratique du Congo dans le cadre du Cinquantenaire de l’indépendance du pays célébré le 30 juin 2010. La publication des maquettes retenues interviendra le 9 janvier prochain.

A l’occasion du lancement de ce concours d’élaboration des maquettes des monuments historiques par le ministre de la Culture et des Arts dans la salle des conférences de l’Académie des Beaux Arts de Kinshasa, le commissaire général du cinquantenaire, le général Denis Kalume, a expliqué hier mardi aux artistes que « le monument du Mémorial est celui du souvenir (traite des Congolais, esclavagisme, colonisation, guerres successives). C’est une œuvre d’art qui immortalisera l’histoire de notre pays, en montrant d’où nous venons et où nous sommes aujourd’hui ».

« Le monument de la Renaissance, une projection de l’avenir, est l’expression d’un peuple qui tient à signaler que c’est un peuple qui vit, qui est prêt à dépasser les vicissitudes afin qu’on puisse retrouver, dans cent ans, la RDC en train de jouer son rôle de locomotive du développement de l’Afrique », a-t-il ajouté.

« Le concours s’adresse à tous les Congolais. La participation y est individuelle ou collective. Les œuvres d’art doivent être originales et de qualité. Il va falloir travailler vite. Les monuments du Mémorial et de la Renaissance de la RDC seront posés respectivement en face du Palais du peuple (à Lingwala) et de la Gare centrale, là où se situait la statue du Roi Albert 1er, sur le boulevard du 30 Juin (à Gombe) le 16 janvier 2010 », a indiqué le coordonnateur du comité scientifique du CGC, le professeur Ndaywel è Nziem. Le Premier ministre Patrice Emery Lumumba avait été assassiné au Katanga le 16 janvier 1961, rappelle-t-on.

Entre-temps, « les monuments coloniaux seront réhabilités, mis en valeur, mais ne seront pas resoclés aux anciens endroits. Ils seront placés dans des parcs publics tandis que les sites historiques, dont le baobab de Stanley au Bas-Congo, seront également réhabilités », a-t-il répondu aux préoccupations d’un étudiant.

kalumeUn riche patrimoine à sauvegarder

En procédant au lancement du concours, le ministre de la Culture et des Arts, Esdras Kambale, a affirmé que les monuments du Mémorial et de la Renaissance sont « des indicateurs » de la marche historique du peuple congolais depuis cinquante ans.

« La mémoire collective d’un peuple est un riche patrimoine culturel à sauvegarder », a estimé pour sa part le directeur général de l’Académie des Beaux Arts, Daniel Shongo. « Ainsi, pour perpétrer les faits historiques, nous avons la tradition orale, les documents écrits, les films, les bandes magnétiques, mais aussi le langage de la forme, qui constituent à cet effet les principaux médium », a-t-il souligné.

Il s’est dit heureux d’accueillir le ministre de la Culture et des Arts ainsi que le staff dirigeant du Commissariat général du cinquantenaire « pour le lancement du concours sur l’érection de trois monuments historiques dans notre pays, à savoir le monument du souvenir, le monument de la renaissance, le monument du premier président de la république démocratique du Congo ».

La manifestation de mardi a été l’occasion pour les étudiants et professeurs de l’ABA de suivre une projection synoptique du programme du Commissariat général du cinquantenaire (CGC) axé sur la réflexion/bilan, la communication/vulgarisation et l’immortalisation/pérennisation.

« A partir du 1er janvier 2010, le flambeau du cinquantenaire de l’indépendance va sillonner, à bord d’une caravane, tous les secteurs et territoires de la RDC, avant de revenir le 30 juin 2010 aux environs de 10H00 à Kinshasa où il sera remis au président de la République, chef de l’Etat », selon le CGC.

Angelo Mobateli/Le Potentiel


(DN/TH/GW/Yes)