Comme le témoigne bien, les frères de l’ancienne colonie scolaire de Boma : « l’oeuvre missionnaire et éducative des frères au Congo débute le 7 octobre 1909 lorsque les cinq Frères pionniers débarquèrent à Boma, à la demande expresse de Léopold II.
La ville de Kinshasa a célébré, le week-end dernier, le centenaire de l’oeuvre éducative des frères des écoles chrétiennes en République Démocratique du Congo.
Cette journée a été marquée par une messe d’action de grâce où l’officiant le révérend père John Ngalamulume des missionnaires Amis du Christ, a conscientisé les « assanefiens » à plus de responsabilité et d’engagement dans l’oeuvre éducative des frères des écoles chrétiennes.
Pour l’orateur, le lancement des festivités du centenaire de l’oeuvre éducative des frères des écoles chrétiennes constitue une remise en question sur ce qui a été déjà fait. Et ce, de jeter un regard vers le passé et de projeter un avenir plus éclatant.
L’accompagnateur spirituel de l’Assanef a partagé les responsabilités en terme de la sauvegarde du patrimoine humains et d’infrastructures léguées par les frères des écoles chrétiennes, non seulement, auprès des frères assanefiens, des enseignants et autres élèves.
Pour les assanefiens, l’heure est à l’évaluation et à la sauvegarde de cette instruction d’élite à la lumière de nouvelles perspectives. Pour les enseignants sous payés et sans motivation, l’orateur les a interpellé malgré cette situation de ne pas déroger à leur mission salvatrice à la formation de jeunes congolais.
Et, pour les élèves, elles a invités à plus d’acidité et de dévouement pour bénéficier d’une formation de qualité. Comme la dit l’archevêque de Kinshasa, Kinshasa doit resplendir d’une très belle robe.
Un de temps fort du lancement de ce centenaire a consisté à la pose d’une pierre amorçant le projet de réhabilitation du Home Assanef à l’état d’abandon. Toutefois, les assanefiens ont tenu à célébrer cette messe d’action de grâce dans cet édifice imposant du Home de l’Assanef.
Ces charpentes qui méritent d’être garnis des plaques de plafond, ont été honorés d’une invitée particulière, d’une colombe. Celle-ci, sans nul doute pour les Assanefiens, a porté un message de bon augure ayant trait à la récupération de plusieurs écoles des frères aujourd’hui à l’état d’abandon.
Une mission salvatrice pour l’avenir de jeunes congolais
Ce centenaire de la présence et de l’arrivée des frères des écoles chrétiennes en RD Congo constitue un grand hommage aux Frères qui se sont investis à l’oeuvre missionnaire et éducative. Cette mission a contribué avec succès à l’essor de la jeunesse congolaise par la formation jusqu’au sacrifice suprême pour certains.
Comme le témoigne bien, les frères de l’ancienne colonie scolaire de Boma : « l’oeuvre missionnaire et éducative des frères au Congo débute le 7 octobre 1909 lorsque les cinq Frères pionniers débarquèrent à Boma, à la demande expresse de Léopold II, relayée au nom de l’Etat beige Renkin, ministre des colonies. Ce sont les Frères Raphael Merry, Dominique Mace, Oscar Marien, Marie Médard et Charles Hilaire Deux jours après, le 9 octobre 1909, ils prennent possession de la direction de la Colorie Scolaire. . .
Le frère Raphaël Merry désigné Directeur de la communauté et Visiteur auxiliaire du district du Congo rattaché à celui de Belgique Nord, ne perdit pas son courage pour analyser correctement la situation où se trouvait réellement la colonie scolaire et la nouvelle communauté. Une foule d’améliorations matérielles vont permettre aux Frères de se doter d’un environnement sain et propice l’enseignement.
Le règlement scolaire et le programme sont aussi revus pour mieux les adapter à la pédagogie lassallienne qui avait déjà sa notoriété. Ainsi, les exploits de libertinage et d’évasion cédèrent la place à l’ordre, la discipline et a moralité. Les bons fruits ne tardèrent pas à être cueillis grâce au travail laborieux des Frères.
La Commission d’inspection du Gouvernement déclara en 1912 que les résultats obtenus sur le terrain dépassaient largement les attentes et en 1913 la colonie scolaire envoya les travaux de ses élèves à l’Exposition Universelle de Gando oû ils reçurent un succès indéniable.
Pour parvenir à ces éloges, les Frères et leurs élèves ont du payer un lourd tribut jusqu’au sacrifice suprême. Après la terrible maladie du béribéri qui faucha 23 internes en 1911, en l’espace de neuf ans soit de 1909 à 1918, sept frères vont succomber par la dureté du climat, les fièvres et l’épuisement.
Saint Hervé M’Buy/Uhuru
(Milor/BT/PKF)