L’Institut National des arts (Ina), comme d’aucuns ne pouvaient se l’imaginer, a totalisé 42 ans d’existence. Cette fête n’a pas laissé indifférentes les tenants de cette institution universitaire de la capitale congolaise.

Une grande manifestation, digne de ce nom certes, a été organisée en son sein le samedi le 5 décembre dernier, devant les autorités académiques et scientifiques, ainsi que d’innombrables camarades étudiants et élèves de l’Institut National des Arts du Spectacle (Inas).

Créé en 1967 par un degré présidentiel, l’Ina avait comme mission de revaloriser et de promouvoir la culture bantoue en relevant au monde son vrai visage. Il s’agissait de promouvoir les œuvres d’art du spectacle et de mettre sur le marché des artistes capables d’exprimer avec le langage spontané les émotions, les impressions et le vécu de la culture bantoue, désormais débarrassée des pesanteurs coloniales.

Promouvoir la culture locale était, pour contribuer à restituer au peuple congolais de la deuxième République sa dignité de peuple affranchi, résolu et tourné vers la quête de son développement autogène et de soin intégration libre dans le concert des nations.

D’où le nationalisme et l’authenticité culturelle formaient alors une belle symphonie. Pour cette journée, l’animation a été assurée par la chorale des Pépinières de l’Inas et la pièce théâtrale par « les fines bouches ». Ce qui n’a pas été hors cérémonie.

Prenant la parole, le Secrétaire général académique de l’Ina, Charles Eyana Kalo a souligné que l’Institut National des Arts, depuis sa création jusqu’à nos jours, a un bilan largement positif.

« Depuis les premiers moments jusqu’à ces jours, bien des progrès ont été réalisés tant au niveau de sa mission culturelle que de la formation des talents. La liste est bien longue. Enumérer ici les nombreuses œuvres, les maîtres et les vieilles gloires des Arts du spectacle, produits directs de notre Alma Mater.

Cela est d’autant plus vrai qu’il n’est plus besoin de relever les œuvres leur présence matérielle tant au niveau national qu’international. Ina, institut modèle du genre, est un prototype au Congo et en Afrique centrale », a-t-il déclaré.

Pour le Directeur Général, les étudiants de son institution ne doivent pas être des étudiants légers, ils doivent plus se concentrer aux études qu’aux futilités. Ensuite, il a remercié, Monsieur Lokas pour son don, un important lot de matériels de musique fournit à cet Institut national des arts du pays.

Après son mot et la présentation du syndicat, est venu le tour de la remise proprement dite de ce don : des instruments musicaux composés de 5 pianos, 14 guitares et une dizaine d’instrument à vent par Monsieur Lukas du Music Fund. Celui-ci a pour mission de soutenir des jeunes musiciens et des écoles de musique au sein des pays en voie de développement, mais aussi dans des zones de conflit.

Selon Madame l’Administratrice du Budget Mujinga Bitota Kena, qui est un produit frais de cet institut, la responsabilité du comité de gestion actuelle est colossale pour la formation de la jeunesse africaine.

« L’Ina doit être compté aujourd’hui parmi les grandes institutions universitaires du pays en matière d’enseignement de qualité. Le grand bâtiment ne suffit pas pour être un grand. 42 ans d’existence, ce n’est pas une mince affaire. L’Ina a fait ses preuves, mains dans la main, nous avons un grand avenir devant nous », a-t-elle certifié.

Il sied de noter que, cette institution des arts de la Rdc et d’Afrique centrale comptait cent étudiants aux premières heures de son destin. Présentement, il compte plus de mille étudiants de toutes des origines socio-économiques, une centaine d’enseignants qualifiés de toutes catégoriques professionnelles et un effectifs administratif compétents, qui se sont donné comme défi : « retrouver un site propre » pour sortir du carcan du moment.

A part les trois sections que compte l’INA : Musique, Art dramatique et Animation culturelle, la communauté de l’INA a aussi l’Institut National des Arts du Spectacle qui est une pépinière et un modèle d’école de la promotion des jeunes talents, comme Yasmine Ndedi qui a été la maestro lors cette manifestation.

Onassis Mutombo/L’Avenir


(Milor/BT/PKF)