foretUn flou ar­tistique plane sur la rencon­tre de Co­penhague consacrée depuis lundi à l’adop­tion d’un nouvel traité mondial sur le chan­gement climatique. L’issue des travaux demeure indécise dans la mesure où selon des spécialis­tes, il est difficile de prévoir quel accord pourrait résoudre ce problème épineux du changement cli­matique.

De ce point de vue, trois pistes sont à explorer. Il y a tout d’abord l’éven­tualité de parvenir à un accord intégral qui ne laissera rien de côté. Ensuite, il y a lieu d’envisager l’adoption d’un texte qui obtiendra l’assen­timent de toutes les parties sur l’ensem­ble de ce problème qui déchire essentiel­lement les différentes puissances les plus industrialisées de la planète Terre. L’on ne parlera d’un échec si les négociateurs ne parviennent pas à un arrangement qui ne règle pas la question dans le délai précédant la date du 20 juin 2010.

Ce sommet qui réunit les délégations de 192 pays du monde entier jusqu’au 14 décembre prochain est sensé abou­tir à un traité qui puise en­trer en fonction avant l’ex­piration du Protocole de Kyoto. Cependant, tout ce que l’on craint c’est de voir l’une des grandes puissances revenir sur ses positions, ce qui aura comme conséquence de dérailler tout le proces­sus patiemment négo­cié depuis l’adoption du Protocole de Kyoto. Les craintes sont si évidentes qu’elles se basent sur la hausse moyenne de la température globale de la terre qui a déjà atteint 0,7 degré depuis le début de l’ère industrielle. Une augmentation consécu­tive à la prolifération des usines consommant de l’énergie polluante parti­culièrement les produits à base du pétrole.

Le cataclysme qui menace la planète Terre Toujours selon les spé­cialistes dans le domaine climatique, ce traité de Copenhague ne pourra pas améliorer la situation déjà existante, mais par contre il permettra d’en­granger des financements pour appuyer des études scientifiques dans le domaine de la biodiversité. Les études déjà menées attestent que le gaz à ef­fet de serre de la trempe du C02, peuvent se ca­cher dans l’atmosphère pendant des décennies avant de faire des dégâts sur l’espèce humaine, la flore et la faune et surtout l’environnement, le sol et le sous sol.

L’opinion gar­de encore en mémoire le cataclysme surnommé le « Tsunami » qui avait ra­vagé il y a trois ans une grande partie des pays de l’Asie du Sud Est cau­sant des dégâts énor­mes sur l’écosystème et provoquant des pertes indicibles des vies humaines. Voilà l’image des catastrophes qui guet­tent l’humanité dans les 40 prochaines années si rien n’est fait pour sauver l’écosystème.

Personne ne fait attention à la prolifération depuis une dizaine d’années des têtes d’érosions dans les grands centres urbains Des agglomérations de la trempe de Kinshasa, Kananga, Mbuji Mayi, Lubumbashi, Bukavu et autres sont menacées par des érosions et de­vraient interpeller les autorités politico-adminis­tratives sur le danger qui guette les vies humaines et même les leurs car el­les vivent dans ces méga­poles où sont concentrés les principaux sièges des institutions de la Républi­que.

Cela est dû essentiellement à la production des gaz à effet de serre qui est en hausse cons­tante suite à la surpopu­lation et surtout depuis l’érection des usines polluantes dans ces villes. Tout dernièrement, plus de 2.000 maisons d’habi­tations ont été emportées par les érosions dans la ville de Mbuji Mayi et le chef de l’Etat a dû effec­tuer un déplacement pour consoler les familles victi­mes de ce cataclysme.

Ainsi donc, les spécialis­tes en climatologie s’ac­cordent sur le fait que pour ne pas atteindre la hausse de la température jusqu’à 2 degrés, les émissions de gaz à effet de serre devraient se sta­biliser et commencer à décliner dans les 15 à 20 prochaines années. Or, ajoute un spécialiste en la matière, les efforts de réduction qu’envisagent les plus grandes puissances pollueuses de l’atmosphère sont insuffisants sinon médiocres. Autre­ment dit, il faudra orga­niser d’autres rencontres similaires à celui qui dé­marre aujourd’hui dans la capitale danoise.

Des compensations financières pour le Bré­sil et la RDC

Tous les regards sont tournés vers deux pays du monde. Notamment le Brésil et le Congo Démocratique qui contiennent à eux seuls près de 50 % des réser­ves des forêts et d’eau douce. Car, c’est l’at­mosphère générée par les forêts d’Amazonie et de la RDC qui permet aux grandes mégapoles comme New York, Paris, Londres, Moscou, Pékin, Séoul, Berlin, Los Ange­les et autres de respirer encore. La RDC par la voix de son chef de l’Etat qui est en même temps président de la SADC aura à présenter un plan chiffré de sauvetage de l’écosystème mondial.

Dans son discours d’hier au Congrès, Kabila a de­mandé comme tous les pays africains que les pays pollueurs paient pour la préservation des écosystèmes. On espère que les puissances qui sont considérées comme les grands pollueurs de la planète délieront leur bourse en termes de compensation pour per­mettre à ces deux Etats de financer des projets de développement économi­que, social et scientifique pour préserver la faune, la flore bref, la nature. Joseph KBILA a annoncé les couleurs hier lors de son discours devant le Congrès réuni au Palais du Peuple.

F.M./Le Phare


(DN/Ern./GW/Yes)