Les députés et les sénateurs réunis hier en Congrès ainsi que les invités à cet important événement et les millions de téléspectateurs ont écouté religieusement le président de la République présentant l’état de la Nation au Palais du peuple.

Il a abordé des questions de politique, de sécurité, d’économie, de justice, … Il n’a pas manqué de parler aussi de sport, singulièrement de football, n’en déplaise à ceux qui le rangent parmi les « futilités » de la vie nationale. Parlant du football, le président de la République a répété ce qu’il avait dit auparavant « l’année 2009 est l’année de la Rdc ».


Durant cette année, la République démocratique du Congo a été gratifiée de deux titres continentaux : le sacre africain des Léopards locaux qui ont remporté la première édition du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) et le sacre continental du Tp Mazembe Englebert en remportant la Ligue des champions de la Caf.

Le chef de l’Etat a rendu hommage à ces deux événements sportifs de grande envergure qui font bénéficier à notre pays l’honneur et la réputation d’une grande nation sportive.

Tout ceci, a dit le chef de l’Etat, est la résultante non seulement des efforts physiques des athlètes mais aussi de la volonté politique. Car, lorsqu’on veut, on peut. Quelles que soient les difficultés, a-t-il dit, lorsque les Congolais s’unissent, on peut déplacer les montagnes. Les deux sacres continentaux le prouvent à suffisance. Et c’est un signal fort !

Avec ces deux sacres, les Léopards et l’équipe de Mazembe ont redonné l’occasion aux Congolais de jubiler comme en 1968 et en 1974 lorsque l’équipe nationale congolaise avait remporté respectivement la Coupe d’Afrique des Nations à Addis-Abéba et au Caire.

Nous aurions voulu que le chef de l’Etat parle aussi des disciplines sportives comme le judo, le taekwondo (il est lui-même ceinture noire 7è dan),… qui ont fait tout de même bonne figure dans des compétitions internationales. S’il est vrai que le football est le sport-roi, il est aussi vrai que ce sont les sports individuels qui ramènent plus de médailles que les sports collectifs.

Raison pour laquelle, le pouvoir public ne doit point négliger les sports individuels car leurs athlètes défendent les mêmes couleurs nationales, chantent le même hymne national dans les compétitions internationales. Pour en revenir au discours présidentiel, il faut dire que le passage sur le sport est la preuve qu’il est le premier sportif du pays. Pour ce, il n’a jamais ménagé aucun effort pour que la chose sportive aille de l’avant dans notre pays.

Denis Lubindi/L’Avenir


(HM/PKF)