Des troupes supplémentaires des Forces armées de la RDC (FARDC) ont été envoyées le week-end dernier dans le district du Sud-Ubangi dans la province de l’Equateur pour aller renforcer le contingent qui fait face à l’insurrection armée née des conflits ethniques à Dongo, territoire de Kungu
Un renfort des commandos des FARDC a été envoyé, le week-end dernier à Dongo, dans le district du Sud Ubangi. Objectif : mettre fin aux violences récurrentes qui ont éclaté fin octobre dans cette partie de la province de l’Equateur.
Un bataillon commando d’environ six cents hommes, formés récemment par des instructeurs belges et stationnés à Kindu, dans la province du Maniema, est arrivé le dimanche 6 décembre 2009 à Gemena, dans la province de l’Equateur. Le but poursuivi est de renforcer les quelque 1.000 hommes de la Police nationale congolaise et 500 soldats des FARDC déjà sur place. Dans la nuit de vendredi à samedi, des hommes ont attaqué des éléments gouvernementaux près de Dongo, selon la Monuc, qui n’avait pas d’informations sur le bilan des ces accrochages, précise l’AFP.
Le bataillon commando des FARDC a pour mission de mettre fin aux violences qui ont débuté les 29 et 30 octobre à Dongo où des membres de la tribu Lobala, auxquels se sont joints depuis d’anciens militaires, ont attaqué la tribu des Bomboma, avant de s’en prendre à d’autres villages de la région, très isolée et difficile d’accès. Les commandos congolais envoyés dans l’Equateur ont été formés jusqu’a mi-octobre par une soixantaine d’instructeurs belges dans le cadre d’un accord signé entre la Belgique et la RDC.
Selon une source militaire occidentale, citée par l’AFP, l’envoi de cette unité a été décidé récemment et son transfert à l’Equateur s’est fait par voie aérienne. Aucun instructeur belge n’a accompagné le bataillon, précise la source.
Avant de signaler que la Monuc doit envoyer de son côté, environ 120 policiers pour soutenir la PNC dans ses opérations de sécurisation. Une centaine de Casques bleus ghanéens ont également été dépêchés à Gemena, où a été mise en place une cellule d’opération conjointe PNCFAR-Monuc.
Enfin, deux hélicoptères de combat de la Monuc vont être redéployés de l’Ituri à Gemena. Pour rappel, les violences de Dongo ont fait au moins une centaine de morts. Ils étaient abattus à coups de machettes ou par armes à feu, ou bien sont morts noyés en traversant le fleuve Oubangi qui marque la frontière avec le Congo-Brazzaville.
Ces violences ont aussi provoqué la fuite de plus de 112.000 personnes, dont 74.000, selon les derniers chiffres du HCR, se sont réfugiées au Congo voisin. Evalué à une centaine de membres fin octobre, avant qu’il ne soit rejoint par d’anciens militaires, le groupe d’insurgés Lobala, en conflit depuis de nombreuses années avec les Bomboma au sujet de la gestion d’étangs piscicoles, serait sous l’influence d’un « féticheur » nommé Udjani Mangbama.
Le Potentiel
(DN/Milor/GW/Yes)