La synergie syndicale des enseignants appelle à cet effet, les parents d’élèves à garder leurs enfants à la maison pour leur sécurité et invitant tous les enseignants en particulier et tous les agents et fonctionnaires de l’Etat en général, à se solidariser pour la réalisation par le gouvernement de leurs revendications.
La Synergie syndicale des enseignants du Congo a décidé d’observer à partir du 7 décembre une grève générale illimitée dans le secteur de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) sur toute l’étendue de la RDC, a appris l’ACP, le week-end des sources syndicales. La décision a été prise à l’unanimité au cours d’une assemblée générale tenue samedi au siége de la Confédération démocratique du travail (CDT) sur la 13ème rue dans la commune de Limete à Kinshasa par différents syndicats réunis en synergie lançant l’opération « Ecole sans enseignants ».
Baptisant ainsi cette opération, les syndicats ont pris la ferme décision de boycotter des épreuves d’évaluation du 1er trimestre prévues le 7 décembre 2009 dans ce secteur d’enseignement. La synergie syndicale des enseignants appelle à cet effet, les parents d’élèves à garder leurs enfants à la maison pour leur sécurité et invitant tous les enseignants en particulier et tous les agents et fonctionnaires de l’Etat en général, à se solidariser pour la réalisation par le gouvernement de leurs revendications.
Dans leur cahier des charges, ils exigent le respect des droits fondamentaux de la vie, par l’amélioration de leurs conditions de travail et sociales notamment par l’indexation de salaires pour les mois de novembre et décembre 2009 au regard de la perte de 50 % du pouvoir d’achat ; l’application du barème salarial uniformisé en respectant la tension légale pour le budget 2010 ; la prise en charge des soins de santé des enseignants, au lieu d’imposer une mutuelle de santé à tous les enseignants avec une cotisation forcée de 20 USD à partir de SECOPE, (Service de contrôle de paie des enseignants), garantir la sécurité socioprofessionnelle des enseignants oeuvrant dans les écoles privées voués à leur triste sort ; mécaniser les enseignants condamnés au bénévolat, payer les salaires le 20 de chaque mois.
La prise de cette décision d’arrêt de travail est l’aboutissement d’un préavis de grève adressé du 14 au 24 novembre dernier au ministère de tutelle pour une réponse positive à leurs revendications mais sans apporter des effets souhaités. La Synergie des enseignants du Congo qui s’était réunies sur mandat des enseignants regroupe le Syndicat national des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT), la Confédération démocratique du travail (CDT/FEPSP), la Centrale congolaise du travail « CCT/FEPSP » et le Syndicat libre des administratifs de l’EPSP (SYLAD).
Une marche de protestation a été improvisée par les enseignants de Matete à Limete pour avoir été interdits par les éléments de la Police nationale congolaise de tenir leur assemblée dans la salle Paroissiale Saint Alphonse, indique-t-on.
ACP
(TH/GM/PKF)