deputesCommencé à la plénière de jeudi, les députés nationaux ont continué  vendredi 4 décembre l’adoption, article par ar­ticle du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de la CENI (Commission électorale nationale indépendante).Mais , les violons étaient loin de s’accorder autour de la représentativité des membres devrant constituer le Bureau du future organe chargé d’organiser les élections en RDL.

Le texte de cette loi comporte 50 articles. Au cours de la plénière de vendredi les députés  se sont limités au 41éme article, Comme le jour précédent où une motion du député Lisanga Bonganga suggérant que la RDC se porte candidate à l’accueil du Sénateur Jean-Pierre Bemba, le reste du temps avait été consa­cré à l’audition des motions d’information sur divers dossiers con­cernant la vie du Congo profond.

Un député, élu d’Aru, a dénoncé, preuve à l’appui, le comportement « peu onéreux » des éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) de la 1ère Bri­gade intégrée à Aru, en Ituri, dans la Province Orientale. « Ces derniers jours, nos militaires commettent des crimes et sèment la désolation parmi les population dans une espèce de chasse aux commerçant qu’ils abattent sans sommation », a-t-il révélé. Le député a sollicité et obtenue de la plénière la convocation du vice-Premier ministre en charge de la Défense et Sé­curité, à venir répondre, au cours d’une question orale avec débat, des exactions qui se commet­tent dans cette partie du territoire national par des éléments de l’ar­mée nationale.

Dans un autre registre, le député Musungayi a introduit sa motion sur la santé communau­taire dans la ville de Kananga, au Kasaï Occidental. Selon lui, l’hô­pital Bon Berger (Ex-Tshikashi) risque de fermer si rien n’est fait. Au motif, les institutions de l’Etat fonctionnant à Kananga son in­solvables et asphyxie cette seule institution sanitaire encore viable dans la contrée. C’est juste au moment où un autre député ex­posait sa motion sur la grève ob­servée depuis 38 jours au sein de la Metelsalt que le président de l’Assemblée, Evariste Boshab, suspendra la séance.

La société civile s’invite

Pendant que les élus s’ac­quittaient, dans l’hémicycle de leur exercice parlementaire, l’ambiance était tout autre à l’entrée principale du Palais du peuple. Des calicots, banderoles et autres écrits portés par des acteurs des organisations de la Société civile dénonçaient, eux les dérives d’une loi qui se veut « trop politi­cienne » pour ne pas être démo­cratique.

Ici et là, on pouvait lire, par exemple, la Société civile dénonce son exclusion de la « CENI » , «  La Société civile demande de la présidence de la « CENI » ou encore à tenir compte du genre dans la constitution du Bureau de la « CENI ». Dans leur requête, les acteurs de la Société civile présents se di­saient être appuyés dans leur dé­marche par certains organismes internationaux, dont le Pro­gramme des Nations Unies pour le développement (PNUD), à la Société civile est le tampon de toute démocratie, on ne peut pas l’exclure dans la structure chargée d’organiser les élections, signe manifeste de la démocratie, a déclaré un mani­festant, à la fois optimiste et scep­tique.

Le Potentiel


(TN/Milor/GW/Yes)