Mécontentement pour non respect du Smig : les agents de Plastica observent un arrêt de travail
Kinshasa, 04/12/2009 / Economie
A la base, l’indexation de leurs salaires au taux du jour du franc congolais par rapport au dollar américain, considéré comme la monnaie de refuge en République démocratique du Congo.
Les agents de la société Plastica (basée dans la commune de Barumbu) observent depuis le lundi 30 novembre 2009 un arrêt de travail. Selon les manifestants, l’employeur continue à les payer au taux de 560 francs congolais pour 1 dollar américain. Pis, il se passe du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) en vigueur en République démocratique du Congo.
Situation qui perdure depuis plusieurs mois et qui est à l’origine du mécontentement des travailleurs de cette société spécialisée dans la fabrication des articles en matière plastique.
L’arrêt de travail était en fait une manifestation du ras-le-bol de la part des travailleurs à l’endroit de leur employeur.
A signaler que les travailleurs de Plastica avaient entrepris des démarches auprès du ministère de la Justice et celui de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale. Objectif visé : interpeller l’employeur afin qu’il puisse appliquer le SMIG en vigueur, soit l’équivalent de 3 dollars américains par jour, au bénéfice de chaque travailleur.
D’après une source proche de Plastica, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) avait pris acte des revendications des travailleurs de cette société et interpellé l’employeur sur la situation aux fins d’y trouver une solution définitive. Peine perdue, constate-t-on, car la situation salaire des travailleurs demeure inchangée.
En effet, malgré la dépréciation du franc congolais par rapport à la devise étrangère, l’employeur de Plastica continue à payer ses agents au taux de 56 Fc. Cette situation qui perdure depuis longtemps a créé un climat de mécontentement dans le chef des travailleurs. Ce qui les a poussés dimanche dernier à quitter leurs postes.
«Notre employeur commercialise les articles produits en appliquant le taux du jour du dollar américain», dénoncent les manifestants qui estiment que logiquement, cela devrait l’amener à appliquer ce taux en ce qui concerne leurs salaires.
«Le patron ne tient pas compte de nos revendications. Ce n’est pas normal qu’un employeur agisse à sa guise, alors que nous sommes dans un Etat de droit. Nous avons un gouvernement qui doit s’investir pour le bien-être de la population» a déclaré un agent en colère qui a requis l’anonymat.
Il faut rappeler que cette situation surgit quelques semaines après un mouvement similaire provoqué par les travailleurs des magasins appartenant aux Indo-pakistanais et Libanais basés dans les parages du marché Central de Kinshasa.
Le Potentiel
(CL/PKF)
Last edited: 04/12/2009 14:48:16