Boss Yakini Kiesse est un artiste congolais qui réside en France. Il est à la tête d’un orchestre, ou mieux, comme il aime à le dire, de l’association Kap-Music « Sagesse Exigée »  (K.M.S.E). Mais ce groupe de jeunes gens qu’il encadrait moralement et artistiquement fonctionnait à Kinshasa où il n’existe que de nom. Car ses membres se sont dispersés. Il fut un temps où les médias parlaient  longuement de Boss Yakini. Mais après, il a gardé un long silence qui l’a plongé dans  l’anonymat… trois ans ou même plus. Face à cette situation, on s’interroge dans les milieux des mélomanes.


De même que plusieurs journalistes cherchent à en savoir plus. Parmi eux ceux de 2 organes ayant presque les mêmes préoccupations à son sujet. C’est la raison pour laquelle ce chanteur, auteur – compositeur et producteur a préféré leur répondre sous forme de conférence en leur parlant simultanément pour éviter le gaspillage non seulement du temps mais aussi d’énergies et éviter de se perdre dans les idées.

Il s’agit de Boni Tsala de Multi média Congo ( MMC) «Digitalcongo.net » et D. Tsona de Berger-Médias.Infos (BMI). Détenteur d’un Diplôme et d’une médaille de la citoyenneté de la ville de Pontault-Combault (en France) en 2007 à l’instar de Youssou N’Dour qui lui aussi a bénéficié en Novembre de l’année en cours, du Diplôme de la citoyenneté en France des mains de Mme Martine Aubry, la Maire de Lille dans le même pays, Boss Yakini qui est loin de tout esprit défaitiste, déclare qu’il n’a pas déposé les armes. Au contraire ce silence aura été pour lui une école qui lui a en tout cas permis d’apprendre en « écoutant les autres ».

MMC/BMI : Bonjour
Boss Yakini Kiesse (BYK) : Bonjour à vous et à tous les lecteurs du monde entier de Digital Congo et de Berger Média

MMC /BMI : Vous avez  gardé un long silence, votre groupe on  n’en parle plus qu’y a t-il au juste
BYK : J’ai voulu m’occuper de la famille juste quand ma percée artistique prenait son élan au pays. Je devait opter pour la famille, de l’encadrement de mes enfants pour ne pas tomber dans le piège de certains artistes qui aujourd’hui regrettent de ne pas avoir vécu avec leurs familles et surtout de ne pas s’occuper de leurs enfants. Mais malgré cela, j’ai eu beaucoup d’inspirations et avoir beaucoup travaillé en écoutant les autres artistes. Donc je suis là et je me prépare, c’est vraiment du bon travail que je vais présenter au public et que qualifie de bombe artistique dont  les mélomanes, particulièrement mes fans seront très satisfait.

MMC /BMI : Vos musiciens se sont actuellement dispersés, le  directeur de votre groupe invisible à Kinshasa, avez-vous décidé de placer le micro et de plus encadrer ces jeunes gens ?
BYK : D’abord je commencerai à  vous corriger. Le directeur est toujours présent et travaille artistiquement. Pour les musiciens dispersés dont vous parlez, sachez que l’orchestre est représenté par moi d’abord et il y a toujours des musiciens qui veulent travailler avec moi. Ceux-là dont vous faites allusion sont toujours en contact permanent avec moi et ce, selon le statut du groupe.

MMC /BMI : Souvent Boss avait l’habitude de venir à Kinshasa pour réconforter son groupe. Maintenant il totalise plus de 4 ans en Europe sans un seul tour dans la capitale congolaise. Que se passe-t-il au juste ?
BYK : J’avais beaucoup de choses à régler. D’abord les problèmes familiaux, en premier lieu et surtout éducatifs de mes enfants leur orientation, encadrement comme je vous ai évoqué dans ma réponse à votre première question.

MMC /BMI :
Vous avez annoncé un album plusieurs années mais il tarde à venir
BYK : Pour moi, plus de 4 années que vous évoquez, n’est pas un problème. Les stars ne sont pas obligés de sortir les albums tous les deux ou 4 ans mais je vous précise que je travaille dessus et au regard du temps qui passe, j’améliore de plus en plus. Cette rareté suscitera à mes mélomanes le besoin, l’envie de m’écouter et cela leur fera un grand plaisir.

MMC /BM : D’aucuns vous considèrent comme un  moraliste. Quel commentaire faites–vous de conflits récurrents dans la musique congolaise
BYK : Etant donné que je ne suis pas concerné par ces conflits, je pense pas qu’ils n’ont pas leur raison d’être et en plus l’article 5 du Code de mœurs au niveau de la censure a toujours existé mais il n’est pas applicable. Que chacun puisse avoir conscience et sagesse. Voilà

MMC /BM : Vous avez un conseil à donner à vos collègues ?
BYK : Je demande à tout un chacun de prendre comme bon exemple des musiciens européens, qui se rassemblent pour se soutenir entre eux. Comme preuve, en aucun cas on n’a entendu un artiste européen ou autre au monde passer à l’antenne pour parler du mal ou rabaisser son collègue à l’antenne.

MMC/BM : Notre musique est très appréciée à travers le monde. Mais on a l’impression que le musicien congolais demeure pauvre et lorsqu’il tombe malade ou meurt, ses amis mobilisent pour solliciter les interventions par- ci par- là. Qu’est- ce que Boss pense de tout cela
BYK : L’acte est louable, mais les modalités sont mauvaises.

MMC/BM : Depuis plus de deux ans, on parle des fonds alloués aux artistes. Mais jusque –là Les artistes n’ont jamais vu cette manne de 2.000.000 leur promis. Peut –on dire que les artistes ont été abusés
BYK : Non, les artistes n’ont pas été abusés, mais je pense que le gouvernement doit redéfinir le projet et le montant alloué. Il appartient aussi au gouvernement de suivre l’élaboration des projets artistiques.

Boni Tsala/D.Tsona/BMI/MMC


(Tkm/BT/PKF)