« Nous femmes africaines, rêvons d’une Afrique en mesure de tirer réellement profit de ses nombreuses ressources agricoles, minières et surtout humaines », a déclaré la première dame de la Rdc.
Mme Marie Olive Lembe Kabila, épouse du Chef de l’Etat congolais, a appelé les femmes noires à se consacrer au développement humain durable et à s’engager dans l’œuvre de la renaissance africaine grâce aux ressources immenses et inexploitées dont elles disposent, à l’ouverture mardi à Kinshasa du 3ème congrès international de la femme noire.
« Nous, femmes africaines, rêvons d’une Afrique en mesure de tirer réellement profit de ses nombreuses ressources agricoles, minières et surtout humaines. Une Afrique qui nourrit, soigne, loge, éduque dignement ses enfants, filles et garçons, aux valeurs fondamentales de l’humanité », a-t-elle dit.
Elle a également invité les femmes noires à s’investir davantage pour parfaire leurs compétences et aborder l’exigence de la parité avec plus d’efficacité. S’adressant aux congressistes de la diaspora à ces assises axées sur le thème « l’intégration des ressources de la femme noire, dans un processus de développement économique et de coopération internationale », Mme Kabila a déclaré que leur présence à travers le monde du fait de l’esclavagisme ou de l’émigration représente une opportunité pour une croissance économique et un développement intégral de l’Afrique.
A travers leur dialogue constructif avec les autres peuples, elles ont acquis des connaissances et tissé un large réseau de relations et d’échanges d’idées innovatrices qui doivent profiter à l’Afrique, a-t-elle indiqué. « Aujourd’hui, il est possible d’établir entre nous un réseau de partenariat responsable et une coopération mutuellement avantageuse, à condition que la femme reste sereine, se serre les coudes et qu’elle cesse de faire la violence contre la femme ».
Elle a ensuite indiqué aux femmes de toutes les catégories, instruites comme analphabètes, que personne n’est négligeable avant de demander à chacune d’apporter du sien dans son domaine. « Femmes, montrons la différence, mettons l’éthique en avant, lorsque nous avons un poste de responsabilité, c’est pour servir la communauté et non pas seulement nos relations, notre famille, notre clan et notre tribu ».
La 1ère dame de la RDC a mis en exergue l’important rôle que la RDC doit jouer pour le développement du continent africain tout en demandant de réfléchir aux stratégies pouvant consolider la paix, la stabilité et la démocratie dans le continent noir. Cependant, seul un environnement protecteur peut réduire l’incidence de multiples violences faites aux femmes à la suite de conflits armés, a-t-elle noté. Se référant à la situation particulière de la RDC, où persiste l’insécurité causée par les groupes armés étrangers, elle a appelé la communauté internationale à participer aux efforts de la RDC visant le désarmement et le rapatriement définitif de ces criminels dans leurs pays d’origine.
Elle s’est dite convaincue que les femmes peuvent changer le cours de l’histoire en jouant leur rôle aux côtés des hommes, en s’engageant avec amour, courage et détermination pour l’avènement d’une Afrique où il fait bon vivre.
Valeurs morales, seuls remèdes pour lutter contre le VIH/SIDA
Evoquant la commémoration, ce jour, de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, elle a estimé que cette pandémie qui entrave, avec le paludisme et la pauvreté, le développement de l’Afrique, ne sera combattue efficacement que par le retour aux valeurs morales. Elle a soutenu comme remèdes l’abstinence pour les jeunes et la fidélité dans le couple.
Auparavant, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Marie Ange Lukiana, avait salué l’implication personnelle de la première dame de la RDC, Marie Olive Lembe Kabila, dans la tenue de ces assises, tout en rendant un hommage aux deux premières dames de la République du Congo et de la Zambie présentes à Kinshasa.
Pendant que le monde entier célèbre la journée internationale de lutte contre le SIDA, a-t-elle poursuivi, les femmes noires ont choisi de se réunir à Kinshasa pour réfléchir sur la revalorisation de la femme noire, qui est porteuse de la vie. Marie Ange Lukiana n’a pas manqué de souligner les efforts que déploie le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, « artisan de la paix et des cinq chantiers », pour placer la RDC sur la voie du développement.
La présidente de « l’AFRICA Femmes performantes », Mme Patricia Farhaut, a souligné que sa jeune organisation est née à partir d’un simple constat, la minimisation des compétences de la femme dans la gestion et la prise des décisions pour des problèmes liés à son continent. De ce fait, la femme noire a le devoir de lutter constamment pour sa valorisation car personne d’autre ne le fera à sa place, a insisté Mme Farhaut.
Aujourd’hui, les femmes africaines et celles de la diaspora sont prêtes à apporter leur contribution à l’édification du continent africain, a-t-elle ajouté. Actuellement, l’Africa Femmes Performantes organise plusieurs modules des formations notamment en management d’entreprise et sur le rôle de la femme pour le développement de son continent. Ces formations sont assurées par des experts qualifiés en la matière, a indiqué Mme Farhaut. Les deux premiers congrès de la femme noire, a-t-elle rappelé, se sont tenus en 2007 et 2008 en France.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, qui a représenté le Chef de l’Etat, du Premier ministre Adolphe Muzito et du 2ème vice-président du Sénat, Mario Losembe, et de plusieurs personnalités du monde politique et diplomatique.
Acp
(TN/Ern./Yes)