Le chanteur congolais Alain Moloto et son producteur Antoine Katoto ont échappé à la mort après un accident de circulation spectaculaire : le véhicule à bord duquel ils roulaient en direction de Bruxelles avait fait quatre tonneaux avant de glisser sur une dizaine de mètres les quatre roues en l’air.

Il était six heures du matin et nous venions de nous quitter deux heures plus tôt après une soirée passée ensemble dans une famille à Savigny-le-Temple (banlieue parisienne).

Lorsqu’Antoine Katoto m’appelle à 11 heures 20 sur mon portable, le débit de sa voix est lent et la voix basse : « Nous ne sommes pas encore arrivés à Bruxelles, nous avons été victimes d’un grave accident à 6 heures du matin. Notre voiture a fait quatre tonneaux avant de glisser sur une dizaine de mètres et de s’arrêter sur la bande d’urgence ».

Une glissade sans doute salutaire car si la voiture était restée sur la chaussée, d’autres véhicules se seraient venues s’empaler sur elle. Ce qui aurait pu être fatal aux deux rescapés. Le producteur sait qu’ils ne sont pas passés loin du chapitre de la mort : « Nous sommes indemnes, pas la moindre blessure et pourtant la voiture est méconnaissable. Nous roulions sur la bande de gauche et il pleuvait. Soudain, un vent très fort a soufflé de droite à gauche, la voiture s’est légèrement déportée et la roue gauche avant a percuté le terre-plein entraînant la série de tonneaux ».

« Dieu avait prévenu Alain et sa femme »

Selon Katoto, un quart d’heure avant l’accident, Alain Moloto avait détaché sa ceinture de sécurité qui le gênait : « Mais par deux fois, une voix lui a demandé de remettre sa ceinture de sécurité ». Bien lui en prit de s’exécuter.

Et lorsque son producteur appelle son épouse Christine à Kinshasa, cette dernière n’a pas l’air surprise et confie à Katoto : «  Il y a une semaine, Dieu m’a demandé de beaucoup prier pour mon mari qui est en voyage. Depuis une semaine, je priais d’une manière intense renonçant même au confort de notre lit. Dieu a exaucé mes prières ! ».

Antoine Katoto y voit également un signe divin : « Dieu est merveilleux, nous sommes sortis sans même une égratignure sauf une petite douleur à la clavicule pour Alain ». Douleur qu’il explique avec humour après avoir retrouvé ses esprits : « Tu as vu comment ton pote a pris de l’envergure physiquement et je ne peux même pas te dire quand est-ce qu’il a eu une activité sportive pour la dernière fois ! Imagine une telle carrure suspendue pendant plusieurs minutes la tête en bas maintenue par la ceinture qui passe au niveau de la clavicule. C’est donc normal qu’il ressente des douleurs même si tous les examens médicaux n’ont révélé aucune anomalie ».

« Alain, sa vie est un témoignage très fort »

Dans cet accident sans pépin, les rationalistes mettront en avant la performance des normes de sécurité mises en œuvre dans la construction des véhicules ainsi que l’obligation de mettre la ceinture. Ils pourront aussi sourire de ces voix qui « ont parlé à Alain Moloto et à sa femme », mais personne ne pourra dénier à ce couple et à ceux qui croient en Dieu d’y voir l’intervention de la puissance divine.

 On se souviendra que le chanteur avait, il y a quelques années, survécu à un empoisonnement. C’est ainsi que lorsque je l’ai présenté aux personnes présentes à la soirée passée ensemble juste avant l’accident, j’avais osé cette explication de textes : « La vie d’Alain pourrait être regardée comme une illustration des promesses bibliques notamment celle de Jésus en instance de retour chez son père qui prédit que le poison n’aurait aucun effet sur ses disciples ou encore ce verset du Psaume 23 qui dit ‘Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi’ ». Plus tard au téléphone, Alain Moloto, ému, revenait sur cette présentation : « Tu étais très inspiré en disant, deux heures avant cet accident, que ma vie est un témoignage de la puissance de Dieu ».

Alain Moloto a repris l’avion à Bruxelles ce matin pour Kinshasa. Lors de son séjour, le chanteur très sollicité a entrepris une tournée en Belgique, France, Italie, Allemagne et Suisse.

 Sa présence en Europe a aussi constitué un net démenti aux rumeurs qui disaient qu’il était privé de visa Schengen pendant dix ans pour s’être livré au trafic des visas, le fameux phénomène ngulu.|

Botowamungu Kalome/AEM/MMC


(BT/PKF)