A en croire les sources de l’aéronautique civile, le pilote de l’aéronef de la compagnie CAA détruit à Goma serait le fils de M. Nyanguile, le directeur général de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC).
Le dernier crash d’un avion de type MD 82 immatriculé 9Q-CAB de la Compagnie Africaine d’Aviation, CAA en sigle, survenu à l’aéroport de Goma le 19 novembre dernier vers 9h54’ TU suscite beaucoup d’interrogations auprès du public. Selon des sources de l’aéronautique civile, l’avion était surchargé au départ de Kinshasa.
Cela, estiment des analyses, démontre, à suffisance, la négligence et la complaisance de l’autorité de l’aviation civile (AAC) que dirige M. Nyanguile. A en croire les sources de l’aéronautique civile, le pilote de l’aéronef de la compagnie CAA détruit à Goma ne serait le fils de M. Nyanguile, le directeur général de l’AAC.
Malgré l’excédent de charge de l’engin, affirment nos sources, le DG de l’AAC s’est donné le luxe d’atterrir au milieu de la piste de l’aéroport international de Goma. Cette piste est détruite en partie par la lave volcanique provenant de l’éruption du Nyragongo en janvier 2002 et est, à ce jour, exploitée sur 2000 mètres à peine sur 3.000 mètres avant l’éruption volcanique.
Suivant les interviews à chaud à Goma après l’accident, l’appareil a touché la piste à plus ou moins 300 mètres de la piste 36 en gardant la position cabrée jusqu’à plus ou moins 500 mètres du point d’impact avant de poser le train avant et le pilote ne semblait pas contrôler la vitesse, l’avion a poursuivi sa course vers le seuil de la piste 18 qu’il dépassa pour se cabrer et s’immobiliser au dessus de la lave sans prendre feu tout en endommageant son fuselage à partir du nez de l’avion.
D’où le péché de ce pilote fils de son père. Outre, cette mauvaise manœuvre, il est fait état de la défectuosité dans le fonctionnement du système de freinage de cet engin acquis par CAA au mois de mars de l’année en cours.
Et pour se conformer à la réglementation en vigueur, CAA devait présenter auprès de la Direction de l’aéronautique civile du ministère des transports et voies de communication le document attestant que l’appareil avait subi un C-Check avant d’être mis en service.
Cela aurait permis à cette direction de s’assurer que l’engin a subi une révision technique complète répondant aux normes techniques de navigabilité aérienne. Mais, pour des raisons évidentes, la CAA serait passée outre ce contrôle avec la complicité de la DAC du Ministère des Transports et Voies de Communication.
Des sources dignes de foi renseignent que le ministre Matthieu Mpita chercherait à tout prix à incriminer la Régie des voies aériennes (RVA). Cette dernière n’a pas commis une grave erreur de pilotage elle n’a pas, non plus, la tâche de veiller au système de freinage de l’avion.
Il sied de noter que la RVA, dont les aides à la navigation aérienne (VOR/DME à la station et NDB) ainsi que les télécommunication (VHF et HF), a eu à livrer tous les éléments au sol, notamment : Vente, visibilité, temps, nébulosité, température, point de rosée, QFE, QNH et tendance.
Il apparaît clairement que M. Nyanguile chercherait à couvrir le péché de son fils, pilote de l’avion craché sur l’amas de laves et Monsieur Mpita chercherait à protéger la DAC pour sa compromission dans cette affaire. Toutefois, la Commission d’enquête compétence qui sera mise sur pied déterminera les vrais causes de cet accident. Affaire à suivre.
La Référence Plus
(TH/CL/PKF)