rizicultureSuite à une demande lui exprimée il y a huit mois par le Directeur national de Caritas-Développement Congo, Dr. Bruno Miteyo, le chef de l’Etat a promis de donner deux tracteurs pour chacun des 47 diocèses que compte l’Eglise catholique en RDC, soit un total de 94 tracteurs, rapporte caritasdev.cd.
 
« Ce n’est pas pour les Sœurs, ni pour les curés, mais c’est pour les populations environnantes dans le rayon de couverture de ces tracteurs », a recommandé le ministre de l’Agriculture, Pêche et Elevage, Norbert Bashengezi, qui a annoncé cette nouvelle lors du lancement du Programme triennal de sécurité alimentaire, négocié par Caritas international Belgique, en cofinancement avec la direction générale belge au développement pour les Grands Lacs.
 
Pour lui, remettre des tracteurs dans chaque diocèse, c’est donner la possibilité à tout le monde, car les 47 diocèses sont situés sur l’ensemble du territoire national. C’est donc une grande responsabilité pour l’Eglise qui peut produire sur de grandes étendues.
 
Le ministre de l’Agriculture a émis le vœu de voir le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) mobiliser et sensibiliser les chrétiens catholiques pour un accroissement de la production agricole.
 
Il sied de rappeler que Caritas-Développement Congo participe depuis longtemps aux efforts pour l’appui à la sécurité alimentaire en RDC au travers des programmes et/ou des projets exécutés dans les 47 diocèses. Certains de ces programmes sont réalisés sur le terrain avec le concours des bailleurs de fonds du réseau Caritas Internationalis, des ONG du Nord et des agences du Système des Nations unies. Mais d’autres projets sont basés sur la simple mobilisation communautaire, avec souvent des moyens de bord et un encadrement technique.

A titre illustratif, le programme triennal de sécurité alimentaire qui vient d’être lancé pour améliorer les conditions de travail et de vie de 10.000 ménages paysans dans trois provinces du pays pour un montant de 2,8 millions d’euros ; le programme quinquennal 2004-2008 du renforcement de l’auto-promotion pour la sécurité alimentaire durable des ménages exécuté à Kananga, dans le Kasaï-Occidental, à Kinshasa, au Plateau des Bateke, à Basankusu à l’Equateur, avec l’appui toujours de la Direction générale de la coopération au développement (DGCD) et de Caritas International Belgique.
 
Cette contribution du réseau national de Caritas-Développement Congo avec ses multiples partenaires touche aussi bien l’accroissement de la production agro-pastorale, l’évacuation, la commercialisation et la transformation des produits de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage, que la relance des échanges économiques. La lutte contre les maladies qui attaquent le manioc et le bananier n’est pas oubliée. La prise en charge des enfants malnutris doublée de la relance agricole pour leurs parents n’est pas non plus du reste.

Pillage de la Rdc : l’église catholique mise en accusation

On pouvait s’attendre à tout, sauf a voir l’éclaboussure du rapport des experts de l’Onu sur le pillage organisé à l’Est de
la République démocratique du Congo (RDC) traverser les frontières sacro saintes du Saint-Siège. Eh bien, nous y sommes! Après Paris, Londres, Washington et Bruxelles, voici le Vatican.

Le rapport des experts onusiens, encore en souffrance au niveau du Conseil de Sécurité de l’Onu, met en cause l’Eglise catholique romaine! Une filière des prêtres italiens et espagnols se signale par une activité économique criminelle à l’Est du Congo. Cette filière étend ses ramifications jusqu’au Vatican qui tire de juteux dividendes financiers de la fraude en RDC!

Cette nouvelle est tombée comme une bombe et a secoué toute l’opinion internationale. Car si, dans l’organisation criminelle qui sévit à l’Est du Congo, l’Eglise catholique aussi est impliquée, qui peut-on croire désormais ? Il devient impossible, dans ces conditions, d’accorder le moindre crédit à la volonté d’en finir avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr) qu’affiche la Communauté internationale.

Sur la base d’une série de correspondances électroniques, les experts de l’Onu ont pu établir la complicité entre les prêtres catholiques et les rebelles hutus rwandais compromettant à tout point de vue. C’est du reste, la raison pour laquelle ce dernier rapport de l’Onu souffre de non publication. Au fait, il est jusque-là classé confidentiel. Au nom de cette clause, tous les incriminés s’activent à clamer leur innocence tant que le sulfureux document ne sera pas rendu public.

Le Vatican a usé du même astuce. « Nous ne jugeons pas utile de commenter les nouvelles diffusées par la presse tant que le rapport en question ne sera pas rendu public », a déclaré, sans convaincre, un porte-parole de la Maison Générale des Missionnaires Xavériens à Rome.

Le complot

On connaît la chanson. File émet toutes les notes de la compromission et du gène qui s’en suit. Plus que tous les rapports qui ont eu à le précéder, le récent rapport de l’Onu annonce le suicide programmé de toutes les places fortes de la planète. Il dérange à ce point qu’un vaste complot se tisse déjà autour de lui. Paris, Londres, Bruxelles et Washington exigent qu’il soit obligatoirement dilué avant sa publication officielle! Dans ce concert d’une étrange collusion, le Vatican, Pékin (La Chine) ainsi que tous les pays africains: incriminés font chorus…L’organisation internationale du crime organisé tient à protéger ses placards remplis de cadavres!

La pression est si forte, si énorme, que la publication du rapport dans son état actuel devient impossible. Le Conseil de Sécurité de l’Onu se voit ainsi obligé de faire marche arrière, au nom de la crédibilité et de l’honneur des grands de ce monde! Il faut donc taire la vérité et laisser, par la même occasion, la maffia continuer son festival en RDC !

Si aucune contre­ attaque n’est mise en branle, les puissants de ce monde vont effacer, sans efforts, les traces de tous leurs crimes en RDC. Nul, mieux que les Congolais eux-mêmes, ne peut organiser une action d’envergure en vue de stopper net le complot du silence qui s’organise.

Comme un seul homme, le peuple congolais doit se lever et exiger que toute la lumière soit faite sur le rapport de l’Onu. Ce sera l’unique façon aussi de consoler toutes les victimes des pires atrocités qui ont été commises à l’Est de la RDC, comme on l’avait vu le 2 juin 2004, lorsque la soldatesque de Mutebusi et Nkunda avait pris d’assaut Bukavu. Il faut que tout le Congo se lève pour demander des comptes à la Communauté internationale.

En effet, l’hypocrisie a trop duré! Nos partenaires traditionnels nous poignardent dans le dos. Nos voisins nous trahissent impunément et l’Eglise catholique nous endort.

Elle qui, pourtant au terme du dernier synode des évêques qui s’est tenu récemment à Rome, s’était penchée sans complaisance sur la crise congolaise qui sévit à l’Est. L’Eglise catholique avait condamné à l’occasion l’hypocrisie de la Communauté internationale.

Aujourd’hui, les masques tombent ! L’Eglise, à la chasse de la poutre se trouvant dans l’œil des politiques, en avait oublié d’enlever d’abord la sienne.

Le Potentiel/Le Palmarès


(TN/Ern./GW/Yes)