patrick muyayaC’est dans une salle archicomble, prise d’assaut par les étudiants de l’Université Catholique au Congo que le Conseiller Principal du Premier ministre en charge de la Cellule de Communication et Presse a livré week-end dernier sa première conférence sur le thème : « Droit à l’information en RDC mythe ou réalité ? ».

Ce grand rendez-vous du savoir qui a mis Patrick Muyaya à l’honneur, a été or­ganisé par le conseil des étudiants de cette institution dans le cadre de ses activités para académiques. L’objec­tif était de sensibiliser la communauté estudiantine sur trois thèmes d’une actualité cardinale surtout pour les récipiendaires de la faculté de Com­munication sociale, futurs profession­nels de l’information.

« Quelle gouvernance pour une jeunesse con­golaise sans référence ? », « Comment protéger et promouvoir les droits de l’enfant en RDC ? », telles sont les questions auxquelles ont tenté de ré­pondre les deux autres co-animateurs de la conférence à savoir M. D. Kangulu, cadre dans une entreprise de la place et le magistrat L. Nguabika.

En invitant le Conseiller Principal d’Adolphe Muzito, les futures profes­sionnels voulaient connaître la stratégie ou mieux la manière dont le Pre­mier ministre communique avec ses gouvernés.

Partant du contour sémantique de l’expression de « droit à l’information », le bras droit d’Adolphe Muzito a dé­montré aux étudiants de l’UCC com­ment ce droit reste une réalité en Ré­publique démocratique du Congo et comment en tant que socle de la juri­dique existant et dont l’orateur a pré­senté la teneur à l’auditoire avant de souligner que le Premier ministre Adol­phe Muzito est très conscient de cette exigence de rendre compte de sa ges­tion au peuple.

Mais au-delà des structures classiques mises en place au niveau de la Primature pour communiquer et donner l’information, le Premier ministre a opéré un choix stratégique, affirme Patrick Muyaya, celui d’organiser une communication de proximité.

Avec cette stratégie, explique le Conseiller principal, Adol­phe Muzito se veut plus proche des administrés car il descend sur terrain, palper du doigt les réalités, discuter avec ses gouvernés sur leurs problèmes et proposer ensemble avec ces derniers les solutions de sortie.

Dans le même cadre, l’orateur n’a pas man­qué de rappeler qu’il existe au niveau de la Primature un cadre de concer­tation mis en place par le Premier ministre en vue de favoriser le dialo­gue social. Ce qui fait qu’à chaque fois que des manifestants débarquent à la Primature, le chef du gouvernement n’hésite pas de prendre langue avec leur syndicat ou délégation afin de discuter ensemble sur les revendica­tions et émettre les pistes de solu­tion.

A en croire Patrick Muyaya, cette stratégie communicationnelle a abouti à la création du Magazine dit « Ac­tion » qui assure la diffusion des acti­vités du Premier ministre et don gou­vernement et assure par ricochet la promotion du droit à l’information.

Qui garantit le droit à l’information, assurer sans doute la bonne gouvernance que le jeune Kangulu a définie comme une obligation pour tout dirigeant ou responsable de ren­dre compte au peuple de sa gestion et de prendre conscience que tout ne lui est pas autorisé.

Cette gouvernance exige un mouvement de décentralisation des points de prise de décisions et les actions doivent se conformer aux décisions. Faisant l’état des lieux de la gouvernance, l’ancien étudiant en Economie à l’UCC, a tiré à boulets rouges sur les églises, les médias, les écoles , les universités et l’Etat qui ont la grande responsabilité dans ce qu’est deve­nue aujourd’hui la jeunesse congo­laise. Il en appelle à la prise de cons­cience de chacun afin de sauver le bateau qui prend l’eau.

Pour sa part le magistrat Nguabika a invoqué l’article 123 de la constitu­tion qui garantit la protection des personnes vulnérables dont les en­fants et les femmes. Il a saisi cette occasion pour rappeler l’évolution de la loi en matière de protection et de promotion des droits de l’enfant dans le monde en général et en RDC en particulier.

Le magistrat a interpellé les universitaires catholiques sur le fait que marier, épouser, violer, faire des attouchements sur les parties intimes d’une personne de moins de 18 ans est un viol défini dans le statut de Rome de la CPI comme un crime contre l’humanité et passible d’une sanction de 20 ans de prison.

Adolphe Muzito Invité

Comme c’est le cas dans parelles circonstances, la fin des exposés a été suivie d’un débat enrichissant qui a permis aux étudiants de nourrir leur curiosité.

Le doyen de la Faculté de Philo­sophie, l’Abbé Georges Ndumba qui a représenté les autorités académi­ques de l’Université catholique du Congo a clôturé la conférence en di­sant tout simplement merci et félici­tation aux orateurs, au conseil des étudiants et aux étudiants présents à ce rendez-vous.

L’occasion faisant le larron, il a profité de la présence du Conseiller principal pour inviter le Pre­mier ministre Adolphe Muzito de visi­ter leur Alma Mater dont la devise est « Lumen super flumen » (la lumière au-dessus du fleuve).

Célestin L./ Tiré de La Référence Plus


(CL/TH/GW/Yes)