sinistresLa République démocratique du Congo, le Rwanda et le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfu­giés viennent de créer une commission tripartite pour préparer le retour en ordre de tous les réfugiés con­golais qui se trouvait sur le terri­toire rwandais. Cette même ini­tiative est aussi en cours avec le Burundi et la Tanzanie. Le ministre congolais en charge de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga l’a indiqué, lundi 23 novembre, au cours d’un point de presse qu’il a animé en son cabinet de travail à Gombe.

Aux autres expatriés con­golais qui s’empressent pour rentrer au pays, le ministre Lambert Mende a demandé de bien vou­loir attendre que ladite commis­sion tripartite prépare ci coordonne ce retour.

A en croire le ministre Lambert Mende, la mise en place de cette commission fait suite aux rumeurs faisant état du retour « non ordonne » d’un groupe de « réfugiés congo­lais » dont l’identité n’a pas en­core été confirmée par le gou­vernement.
 
Nous ne pouvons pas encore rassurer qu’il  agit des réfugiés congolais lors­qu’il n’ont pas été identifies comme tels »,  a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Nous n’avons pas encore confirmation que ces  hommes, femmes ainsi que ces enfants sont armés ».

Le ministre congolais de la Communication et des Médias a également fait savoir que le gou­vernement est en train d’identifier ces personnes. En dehors des réfugiés congolais, il se trouve d’autres Congolais sur le sol rwandais. Pour ces derniers, le gouvernement congolais compte prendre des dispositions néces­saires. La seule chose à faire pour un gouvernement responsa­ble, a souligné Lambert Mende, c’est d’identifier ces personnes qui sont venues : si elles sont d’origine congolaise, on les orien­tera vers où il y aura de la sécu­rité pour eux, on les orientera vers leurs lieux d’origine, d’autant plus qu’ils ont le droit de rejoindre leurs parents, leurs frè­res, leurs maisons. Au cas où ils seront confirmés porteurs d’ar­mes, on va, alors les réprimer, même s’ils sont Congolais. Car, a-t-il fait remarqué, personne, qu’il soit Congolais ou étranger, ne peut être trouvé en arme sur le territoire de la RDC sans en­freindre une disposition légale sur le port d’armes.

En plus, le porte-parole du gouvernement a balayé d’un re­vers de la main les rumeurs se­lon lesquelles ces personnes se­raient au nombre de 12.000. Il a, à cet effet, indiqué que seules les sources officielles dont la Direc­tion générale de migrations
(DGM); le gouvernorat de la province du Nord-Kivu sont autorisés à fournir des précisions là-­dessus.

Par ailleurs, le ministre Mende a appelé les Congolais a ne pas compter sur le gouverne­ment afin d’alimenter les cam­pagnes de xénophobie. Allusion faite à certains hommes politi­ques, même dans la représenta­tion nationale, commencent déjà à manifester ce genre de com­portement. Intervenant sur la si­tuation sécuritaire à Dungu dans la province Orientale, Lambert Mende a indiqué que la situation se stabilise petit à petit malgré l’absence d’organisations non-gouvernementales d’assistances humanitaires qui ont abandonné leur mission entre les mains de la police.

A propos des enquêtes que le gouvernement a ouverts pour sanctionner les criminels de feu le journaliste Didace Namujimbo, Lambert Mende a demandé à la famille de la vic­time de donner le temps à la jus­tice pour dire le droit.

Le Potentiel


(DN/Tkm/GW/Yes)