Ces députés accusent le président de l’Assemblée notamment de détournement des deniers publics et de paiement anticipatif des indemnités de sortie des membres du bureau de l’Assemblée provinciale.
L’Assemblée provinciale de l'Equateur est restée fermée, lundi. Il n y a donc pas eu plénière suite à l’absence du président du Bureau en séjour à Kinshasa depuis le week-end dernier. Selon le rapporteur adjoint, David Diaz Yamo, le président Edmond Mondobo, est allé répondre à la convocation du Procureur général de la République suite à la plainte déposée par un groupe de onze députés provinciaux.
Ces députés l’accusent notamment de détournement des deniers publics et de paiement anticipatif des indemnités de sortie des membres du bureau de l’Assemblée provinciale. Cette situation perturbe l’organisation de la session extraordinaire de novembre prévue pour 30 jours.
Province de l’Équateur : Bilan provisoire de violents combats interethniques
Depuis la fin du mois d’octobre, au moins 30.000 personnes ont fui cette région, où deux ethnies s’opposent pour le contrôle d’un étang poissonneux, pour se réfugier au Congo-Brazzaville. Plus de 30.000 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) ont trouvé refuge dans le nord du Congo-Brazzaville, fuyant des violences interethniques, selon un nouveau bilan communiqué vendredi par les organisations humanitaires.
« Aujourd’hui, nous sommes à 30.600 réfugiés », a déclaré un membre de l’AFP Rufin Mafouta, chef du bureau de l’ONG Médecins d’Afrique (MDA) qui conduit sur le terrain les opérations d’assistance aux réfugiés du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
« Il y a eu un afflux encore massif ces derniers jours parce que les combats ont redoublé d’intensité », a précisé M. Mafouta. Ces combats, dans la province de l’Équateur en RDC, opposent deux ethnies qui s’affrontent depuis la fin du mois d’octobre pour la gestion d’un étang naturel très poissonneux.
La semaine dernière, le HCR avait enregistré un peu plus de 24.000 personnes arrivées dans la région de la Likouala (nord) après avoir traversé le fleuve Oubangui qui sert de frontière entre la RDC et le Congo Brazzaville. « On a constaté qu’il y a beaucoup d’enfants non accompagnés qui ont certainement perdu leurs parents, ainsi que des femmes enceintes et des personnes âgées », a indiqué M. Mafouta.
A Kinshasa, l’Office pour la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a affirmé mercredi que les affrontements entre les ethnies Monzaya et Enyele ont fait au moins 100 morts, précisant que certaines personnes sont mortes par noyade en traversant l’Oubangui.
Après une mission d’évaluation le 10 novembre, le gouvernement congolais et des agences humanitaires ont commencé à distribuer 15.000 tonnes de vivres, bâches, moustiquaires, bidons et couvertures aux réfugiés qui sont installés dans des conditions très précaires sur des sites en majorité accessibles seulement par voie fluviale. « Cette aide est insuffisante, il faut d’autres interventions », a dit à l’AFP un agent humanitaire qui a requis l’anonymat.
R.O/L’Avenir/MMC
(CL/GW/Yes)