L’Assemblée nationale saisie du conflit de compétence opposant l’Université de Kinshasa à ses extensions
Kinshasa, 23/11/2009 / Politique
Les étudiants inscrits dans les extensions de l’Université de Kinshasa à travers le pays se retrouvent souvent victimes du conflit de compétence entre la centrale de la capitale et ces extensions, problème sérieux dont l’Assemblée nationale vient d’être saisie pour s’impliquer dan sa solution
Le conflit de compétence qui oppose l’Université de Kinshasa (Unikin) à ses extensions à travers les provinces porte un sérieux préjudice à certains étudiants victimes d’une administration mal organisée.
Dès lors, la Faculté de médecine de l’Unikin organise un concours d’admission en 1er doctorat et rabat en première année tout étudiant venu d’une extension quel que soit le niveau où il se trouve. La mesure a soulevé de vives tensions. Pour y remettre de l’ordre, l’Assemblée nationale a dépêché sur les lieux sa commission socio-culturelle.
L’examen des recommandations du rapport de ladite commission sur la situation qui prévaut à l’Université de Kinshasa, notamment dans la Faculté de médecine, figurait à l’ordre du jour de la plénière du vendredi 20 novembre 2009, présidée par le président de la Chambre basse du Parlement, Evariste Boshab.
Déclaré recevable par la plénière, le rapport a formulé d’intéressantes propositions à l’Université de Kinshasa, au gouvernement et au Bureau de l’Assemblée nationale.
A l’Université de Kinshasa
- Valider le paiement des frais d’études effectuée de bonne foi par des personnes concernées ; - autoriser les étudiants dont la qualité sera formellement acceptée à poursuivre le cursus de l’année académique 2007-2008 qui arrive bientôt à terme et leur permettre l’accès aux épreuves d’évaluation de 1ère et 2ème session. - L’Unikin doit aviser préalablement ses extensions qu’elle organise un concours d’admission en 1er doctorat de médecine. - obtenir au préalable l’autorisation explicite du ministère de l’ESU pour l’organisation du concours d’admission des étudiants en 1er doctorat de médecine.
La commission a également demandé à l’Unikin de soumettre éventuellement aux cours de mise à niveau ceux des étudiants venant des extensions et accusant des lacunes. Par contre, il faudra reconnaître à ceux et celles qui ont effectivement suivi des enseignements en 1er doctorat de médecine au cours de l’année académique 2007-2008 la qualité d’étudiant de peur de les sacrifier injustement.
Aux extensions universitaires
- veiller au strict respect des textes portant leur création, organisation et fonctionnement, notamment le vade mecum du gestionnaire des institution de l’ESU. - Réserver à tout moment le contact avec l’institution-mère en lui faisant rapport régulièrement du fonctionnement de l’extension ; - Ne pas s’écarter de l’ordre académique universellement connu, encore moins de celui reconnu par la législation congolaise en la matière
A l’Assemblée nationale
- s’approprier, via la Commission socio-culturelle les conclusions de divers états généraux tenus sur l’ESU sur toute l’étendue du pays ; - approfondir l’étude, le cas échéant, et obtenir que le gouvernement apporte enfin le remède attendu pour le redressement de la situation.
La plupart des députés ont demandé au Bureau d’inviter le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire et le recteur de l’Unikin à la plénière de l’Assemblée nationale pour d’amples explications.
Au gouvernement de la République
- limiter la création des universités ou extensions universitaires afin d’éviter une prolifération préjudiciable à la qualité des enseignements ;
- ne créer des extensions universitaires qu’avec l’accord des universités auxquelles elles seront rattachées ;
- donner aux universités-mères les moyens de remplir leur rôle d’encadrement et de contrôle des extensions ;
- donner aux extensions les moyens qu’il faut afin qu’elles se dotent des bâtiments, bibliothèques et laboratoires leur permettant ainsi d’acquérir graduellement leur autonomie ;
- soutenir efficacement le troisième cycle organisé dans les universités de façon à doter ces extensions et d’autres institutions universitaires d’un personnel académique propre, gage d’une véritable autonomie fonctionnelle ;
- Prévoir et appliquer des sanctions à l’endroit de ceux et celles qui se compromettent et usent à la qualité de l’ESU ;
- Organiser davantage l’administration de l’université particulièrement en ce qui concerne les inscriptions des étudiants.
Rich Ngapi/Le Potentiel
(DN/Tkm/GW/Yes)
Last edited: 23/11/2009 13:35:09