Le ministre de l’Intérieur a défendu devant la représentation nationale les contours du projet de loi sous examen de la réforme de la Police nationale congolaise visant de faire de ce corps un réel et efficace instrument de protection civile de la population en RDC
Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Célestin Mbuyu Kabango a répondu jeudi, aux préoccupations des députés nationaux clôturant ainsi le débat général sur le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la police nationale congolaise soumis à l’Assemblée nationale.
Au cours de la séance plénière de l’Assemblée nationale, dirigée par Evariste Boshab, président de cette institution, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a regroupé les diverses préoccupations autour de la clarification des concepts, l’unicité des polices, les structures de la patrie, la gestion, les équipements et la logistique, le recrutement et la formation, l’audit, le rapport entre la patrie et les différentes autorités.
Célestin Mbuyu Kabango a indiqué notamment que le terme civil signifie que la future police sera à l’écoute de la population, au service de la nation. Elle sera apolitique, un service public dont la seule mission consiste à sécuriser les institutions politiques, à protéger aussi bien les biens de l’Etat que de l’ensemble des populations.
L’orateur a relevé également le sens de la démilitarisation de la police telle que contenue dans le texte qui a été déclaré recevable et envoyé à la commission mixte défense et sécurité, et politique, administrative et judiciaire. Cette démilitarisation concerne aussi la structure et les équipements.
Le chef de l’Administration du territoire congolais a, en outre, parlé de la professionnalisation de la police, de la bonne gouvernance, du principe de l’unicité des polices, avec un accent particulier sur l’intégration de la police judiciaire, des parquets au sein de la future structure.
Pour le ministre de l’Intérieur, cette intégration ne porte nullement atteinte à la constitution, au principe de séparation des pouvoirs, avant de faire état de la police des frontières qui fonctionne déjà, de la police technique et scientifique, des aumôneries, de la police de l’environnement.
D’autres préoccupations telles que la mutation disciplinaire, les patrouilles mixtes et services privés de garde, le syndicat au sein de la police, à l’inspection générale de l’audit ont constitué l’essentiel des réponses réservées par le ministre aux préoccupations des députés.
Fin de l’opération de recrutement des jeunes congolais dans la PNC
L’opération de recrutement de jeunes congolais dans la Police Nationale Congolaise (PNC) pour la ville de Kinshasa prend fin en principe le vendredi 20 novembre, a-t-on appris jeudi de source fiable. Selon cette source, les candidats qui se recrutent dans les 24 communes de la capitale devraient avoir entre 18 à 25 ans, être détenteur d’un diplôme d’au moins des humanités et être de bonne moralité.
Ce recrutement, qui se fait dans le cadre de la réforme de la Police Nationale, vise à doter ce corps des hommes et femmes capables de sécuriser les personnes et leurs biens et maintenir l’ordre public. Les candidats retenus seront soumis à une formation dont la durée n’a pas été déterminée, en vue de faire d’eux des éléments valables pour une police congolaise de qualité, a-t-on souligné.
ACP
(DN/TH/GW/Yes)
Last edited: 20/11/2009 18:14:09