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La séance plénière de mardi à l’Assemblée nationale a été dominée par l’examen du projet de loi sur la réforme de la Police nationale congolaise que présentait le ministre de l’Intérieur et dont l’enjeu de l’assainissement de cet important corps a soulevé un houleux débat

deputesComme annoncé, les Députés Nationaux, sous la direction du Professeur Evariste Boshab, Président de l’Assemblée Nationale, se sont retrouvés hier dans la salle des Congrès du Palais du Peuple afin de poursuivre leurs travaux. L’ordre du jour de cette plénière tel que présenté par le speaker de la Chambre basse, prévoyait au total trois points. D’abord l’ouverture du débat général sur le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Police Nationale Congolaise, étant donné que ce dernier (débat) n’avait pu avoir lieu lors de la plénière du jeudi 12 novembre dernier.

Ensuite, les réponses de la Commission socio­culturelle sur la contestation du test d’admission en 1er doctorat à la Faculté de médecine de l’Unikin et enfin le rapport intérimaire de la même commission socio-culturelle sur les licenciements massifs et abusifs des travailleurs au sein de 24 entreprises publiques, d’économie mixte et privées.

A propos du projet de loi sur lequel a eu lieu le débat, en présence du ministre de l’intérieur, Célestin Mbuyu Kabango, le texte a été passé au peigne fin par plusieurs intervenants qui se sont succédés à la tribune. Mais, non sans avoir jeté des fleurs au gouvernement de la République pour son initiative et son souci de doter la Rdc d’une police nationale démocratique, républicaine, civile et apolitique, à l’instar de ce qui se passe sous d’autres cieux. Mais n’empêche que la loi organique sous examen n’ait subi des critiques sans complaisance de la part tant de la majorité que de l’opposition. Question d’apporter tous les correctifs voulus au niveau de la commission Défense et Sécurité. D’une manière générale, les failles relevées concernent le recrutement abusif des policiers et le plus souvent sans la moindre formation. Ce, au point qu’un policier inculte se fait appeler brigadier ou commissaire.

La loi sous examen attache beaucoup d’importance à l’âge de recrutement et à la nationalité du policier à recruter. Cependant, la formation, l’affectation, le statut, l’aumônerie de la police, le syndicat pour ce métier qui est un service public, etc. sont rejetés. Si la police d’hygiène, la police d’environnement ainsi que la police de frontière ont figuré parmi les préoccupations des députés, ils ont également plaidé pour une ligne de démarcation entre la Police nationale et la Police judiciaire de parquet dont les attributions sont clairement définies.

La loi en contradiction avec la Constitution !

L’Honorable Martin Mukonkole, une des voix autorisées de l’Opposition parlementaire, est montée au créneau pour une lecture musclée de ce projet de loi au regard de son intérêt public. Pour lui, la réforme de la police s’impose comme une nécessité depuis même la prise de pouvoir par M’Zée Laurent­ Désiré Kabila. Comme pour faire un état de lieu de la police nationale congolaise dans l’esprit de la loi sous-examen, il se pose un véritable problème lié à l’unicité de la police confirmée par l’article 104 de la Constitution, qui ne prévoit que trois polices à intégrer. Et de poursuivre que la loi sur la réforme de la police est en contradiction avec l’article 182 de la Constitution. En ce sens que les articles 18, 19, 20, 21, 22 de ladite loi détournent la police de ses missions constitutionnelles telles que prévu à l’article ci-haut évoqué de la loi fondamentale. Il a plaidé pour leur suppression pure et simple.

C’était également le lieu pour ce député de l’ODR (Ordre des Démocrates Républicains) de plaider pour l’installation des deux polices dont l’une à vocation militaire, appelée Police Nationale et l’autre à vocation civile, appelée gendarmerie. Pour ce, il a invité à s’inspirer des exemptes de l’Allemagne, de l’Espagne et de certains pays d’Afrique où ces deux polices fonctionnent normalement.

Assainissement

De prime abord, des voix se sont élevées aux fins de plaider pour l’assainissement de ce secteur tout entier. Question débarrasser la police nationale de toutes les brebis galeuses qui n’ont que trop terni son image. L’Honorable Takizala et bien d’autres s’y sont appesantis lors de leurs interventions.

Autour de la « Crainte du policier », ils ont fait une lecture objective du comportement du policier la nuit face au civil. Ce dernier se retrouve plutôt face à un bourreau qui le dépouille de tous ses biens. Le ministre Célestin Mbuyu devra, lors de sa réponse, éclairer la religion de la Représentation Nationale sur ce qu’il compte faire pour mettre fin à cet état de chose. Déjà, un intervenant a même proposé qu’il soit procédé à la bonne rémunération du policier.

Les réponses du ministre concerneront également l’explication du terme police civile, la nécessité ou non d’un syndicat au sein de la police, d’une aumônerie, d’un service d’audit, la persistance du système 1+4, le statut de la police de carrière, les groupements, le commissariat général par rapport à la décentralisation, l’utilisation de ce service conformément à la Constitution, etc. Par ailleurs, après une longue liste d’intervenants, le ministre en charge de l’Intérieur a sollicité un délai de 48 heures afin de préparer ses réponses aux préoccupations des Députés. Quant aux deux autres points évoqués en liminaire de cet article, ils ont été renvoyés à plus tard.

Boshab pour une visite du Chef de l’Etat auprès des sinistrés de Mbuji Mayi

Les choses sont allées vite après la motion incidentielle du député national Kalala Mpotoyi intervenue le jeudi 12 novem­bre lors de la plénière de l’As­semblée nationale à la suite du désastre que connaît la popu­lation de Mbuji-Mayi victime d’une pluie ravageuse la nuit du 8 au 9 novembre. Le prési­dent de la chambre basse du parlement ne s’est pas conten­té de la seule motion inciden­tielle. Il a rencontré le jour sui­vant les onze élus du chef-lieu de la province du Kasaï Orien­tal. Evariste Boshab a eu d’autres détails de la situation de la part du gouverneur de province, Alphonse Ngoyi Ka­sanji qu’il avait contacté, à en croire nos nombreuses sour­ces.

Fort de toutes ces préci­sions mises à sa disposition, le président de l’Assemblée na­tionale en a été très touché. Il avait après la plénière informé le chef de l’Etat de la catastrophe engendrée à la suite de la pluie diluvienne du 8 au 9 no­vembre avant entraîné la mort de sept personnes parmi les­quelles un enfant et 4 dispa­rus qui doivent être englouties par le sol sablonneux de la ca­pitale mondiale du diamant industrielle qu’emportées par les eaux de la rivière Mbuji-Mayi.

Les dégâts matériels sont aussi énormes, près de 500 maisons on été détruites et la nationale n°1 dans sa partie comprise entre Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu fortement endommagée. En plus de nombreux sans abris, la première ville du Kasaï Oriental fait face à une rareté des denrées alimentaires et autres produits de première nécessité pour le fait que cet axe routier ne peut plus servir au transport des biens en provenance de divers milieux agricoles de la province, ni au tra­fic des produits pétroliers et d’autres marchandises utiles en transitant par la gare ferroviai­re de Mwene-Ditu, la deuxième ville du Kasaï Oriental.

Les informations obtenues hier tard dans la soirée indi­quent que le chef de l’Etat, Joseph Kabila pourrait se rendre l’un de ces quatre matins à Mbuji-Mayi pour consoler la population qui attend depuis longtemps sa descente dans cette partie du pays et espère le voir y élire domicile et tenir un conseil des ministres com­me il fait dans d’autres provin­ces du pays. Presque toutes les entités politico-administra­tives du, pays ont déjà accueilli après 2006 le président de la République qui a été à plusieurs reprises annoncé à Mbu­ji-Mayi. Un député national de l’Amp que nous avons approché souhaite ardemment la descente du Chef de l’Etat à Mbuji-Mayi.

Cet élu du peuple tient à le voir annoncer à partir de la capitale mondiale du diamant des mesures rapides aux travaux publics et infrastructures sur la réhabilitation de la route Mbu­ji-Mayi Mwene-Ditu fortement endommagée au-delà et en deçà de la rivière du même nom de la capitale mondiale du diamant industriel.

De toutes les façons, à en croire de nombreux témoigna­ges les moyens sont déjà disponibilisés pour aller consoler la population de Mbuji-Mayi. Par après la motion inciden­tielle du député national Kala­la Mpotoyi qui avait sollicité la mission de consolation et une commission du gouvernement mise généralement sur pied dans le cas des autres provin­ces.

Le président de l’Assem­blée nationale avait eu l’idée de conduire une délégation à Mbu­ji-Mayi à la place du motionnai­re. Un avion avec des vivres et autres produits devrait déjà par­tir dans la capitale mondiale du diamant. Une enveloppe conséquen­te pour assister les blessés et soulager ceux qui avaient en­gagé des dépenses dans le deuil de leurs membres de familles n’est pas oubliée. Mais le chef de l’Etat qui a toujours une dette morale vis-à-vis de cette population compte saisir la balle au bond pour se ren­dre à Mbuji-Mayi.

Les dix élus de cette ville, en l’absence d’un député na­tional malade, ne manqueront pas de se retrouver dans la suite. Le gouverneur de la provin­ce du Kasaï Oriental a de son, côté depuis hier ouvert un compte spécial victime du sinis­tre du Kasaï Oriental à la Ban­que congolaise. Il porte les numéros 1) Usd : 4260-002196-01-51 ; 2) Fc : 4260-002196-01-44

Le Palmarès/La Tempête des Tropiques


(DN/TH/GW/Yes)



Last edited: 19/11/2009 16:39:53

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