lokondoL’élection du gouverneur de l’Equateur passe pour l’événement politique du mois de novembre. Cela est d’autant plus vrai qu’elle apporte un plus sur la confi­guration politique des institutions tant régionales que nationales.

A trois ans de la présente législature, l’AMP contrôle quasiment toutes les institutions du pays. Un exploit politique qui suscite déjà certains commentai­res pour les échéances électorales à venir tant au plan local que législatives. Au regard de l’importance de cet événement, Le Potentiel a contacté à chaud, le sénateur Henri Thomas Lokondo, l’une des grandes figures politiques nationales, mais élu de la province de l’Equateur.

Ses premières impressions soulignent bien sa forte personnalité politique : « C’est le triomphe de la démocratie. Je suis content qu’on ait quitté neuf mois après l’état de fait clans lequel la province était plongée pour un Etat de droit.

Hier, j’ai parlé à la population de l’Equateur dans ce sens en direct  à la radio Mambenga de mbandaka. Je suis content Parce que, comme vous le savez, j’était parmi les rares personnes qui exigeaient à haute et intelligible voix qu’on tranche rapidement « l’Affaire Makila » afin qu’on puisse organiser cette élection. Je le disais quelque fois dans un langage massif qui ne faisait pas plaisir, mais je m’assumais comme sénateur de la province de l’Equateur ».

Est-ce à dire que les nouveaux dirigeants de la province de  l’Equateur peuvent désormais compter sur l’appui, les conseils de l’honorable Heni-Thomas Lokondo ? A cette interrogation, il a été clair et sans équivoque : « Puisque l’imbroglio est fini avec  le vote de l’Assemblée provinciale. Dimanche, j ai appelé la population au calme en dépit de la fracture qui existe entre ses aspirations profondes et les dirigeants provinciaux. La démocratie a ses règles qu’il faut accepter et respecter. Le travail commence maintenant et le contrôle citoyen doit être permanent comme je l’ai dit dimanche  à la population.

Dans le respect des normes, sans l’esprit de nuire, sans complaisance et sans peur des intimidations et de trafiquants d’influence parce que notre province doit fonctionner comme toutes les provinces et ses fonds doivent être affectés à son développement et non servir un quelconque clientélisme politique ».

Un véritable appel à l’unisson, à l’esprit du travail bien fait pour le développement de la province de l’Equateur. Mais avant de nous séparer de notre interlocuteur, il a saisi cette op­portunité pour effleurer les ru­meurs autour de l’intervention de l’AMP dans le déroulement de cette élection qui a consacré la vic­toire de Baende : « Je n’en tiens strictement à ce communique de l’AMP. Mais, c’est vrai, il est clair que des individualités s’étaient prononcées et ont battu même campagne en sa faveur. C’est de leurs droits. Moi-même, je m’étais clairement prononcé pour la troi­sième voie. Cela n’engageait  pas l’AMP. Pour le reste, je n’ai pas été naïf ni distrait, mais simplement indifférent du fait de mon indépendance d’esprit ».

Le Potentiel


(TN/Milor/GW/Yes)