kolelasL’ancien maire de Brazzaville et éphémère Premier ministre, Bernard Kolelas, qui avait pris une part active notamment avec ses miliciens Ninjas aux guerres civiles des années 90 au Congo, est mort à l’âge de 76 ans de maladie à Paris, a appris l’AFP auprès de sa famille.

« Le vieux est mort hier soir à Paris des suites d’une maladie et la nouvelle nous est parvenue aussitôt », a déclaré à l’AFP un membre de sa famille, joint par téléphone. Candidat malheureux à l’élection de 1992 remportée par Pascal Lissouba, mais élu maire de Brazzaville la même année, il avait pris part active avec ses miliciens Ninjas à la guerre civile qui a déchiré le Congo entre 1993 et 1994.

 
Un temps médiateur lors du conflit qui a ensuite opposé en 1997 les forces  de Lissouba à celles de Denis Sassou Nguesso, il avait été nommé Premier ministre par Lisouba en septembre 1997. Il avait dû s’exiler quelque semaines plus tard, après la victoire des miliciens de Sassou Nguesso, puis ait été condamné par la justice congolaise pour « crimes de guerre ».

Il était rentré en 2005 au Congo et avait été amnistié. Cette disparition de Bernard Kolelas une des figures de proues du milieu politique congolais, devra ouvrir l’occasion aux leaders congolais de sur­monter leurs divergences nées des résultats contestés de derniè­res élections présidentielle et législatives pour honorer la mémoire de leur collègue.

Cependant, la nou­velle génération des leaders po­litiques congolais retiendra du parcours de Bernard Kolelas que la formation des milices constitue une entrave majeure pour les progrès de la démocra­tie c’est une menace à la stabilité de ce pays important de l’Afrique centrale qui déploie des ef­forts considérables afin de promouvoir le développement socio-économique.

Pierre Emangongo Kunga/Le Potentiel


(TN/TH/GW/Yes)