Avant le lancement de ce programme, la prison centrale de Mbuji-Mayi enregistrait mensuellement au moins 18 personnes mortes de malnutrition.
Lancé au mois d’avril 2009, le programme nutritionnel en faveur des prisonniers mis en place par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) donne des résultats satisfaisants.
Directeur de la prison centrale de Mbuji-Mayi, Mpoy Ndjibu se dit satisfait. « De la manière dont il soutient la prison centrale de Mbuji-Mayi, le CICR s’est révélé un grand partenaire. Et en donnant des vivres aux prisonniers, cet organisme humanitaire m’encourage et m’aide à bien travailler.
Comme les prisonniers sont bien nourris, j’ai tout le temps de travailler, et surtout de bien les surveiller. C’est donc un très bon rapport de partenariat que la prison centrale de Mbuji-Mayi entretient avec le CICR depuis que j’assume les fonctions de directeur il y a de cela 7 mois.
Avant le lancement de ce programme, a poursuivi Mpoy Ndjibu, la prison centrale de Mbuji-Mayi enregistrait mensuellement au moins 18 personnes mortes de malnutrition. Aujourd’hui, on peut passer des mois entiers sans décès.
A une question sur la manière dont pourra être assuré le suivi de ce programme au cas où le CICR fermait son bureau de Mbuji-Mayi, il a affirmé que l’Etat congolais en est conscient et se prépare.
Toutefois, un appel est lancé aux autres partenaires qui peuvent venir en appui au programme nutritionnel. Car, son impact est très visible sur les prisonniers.
De la délocalisation de la prison centrale de Mbuji-Mayi
A Mbuji-Mayi, on parle de plus en plus de la délocalisation de la prison centrale. Le directeur Mpoy Ndjibu précise qu’il existe effectivement un projet déposé à la Monuc. Un terrain situé au niveau de Lukalenga a été d’ailleurs retenu par l’Etat congolais.
Malheureusement, aucune réaction n’est enregistrée jusqu’à ce jour. Ce projet prévoit la construction d’une prison de plus de 1500 personnes. L’actuelle maison de détention qui a une faible capacité de 150 personnes a, en date du 3 novembre 2009, atteint le nombre de plus de 500 personnes.
Il y a donc nécessité de faire pression auprès de la Monuc pour qu’on active la réalisation du programme qui existe déjà.
Le Potentiel
(CL/PKF)