Plusieurs personnalités ont pris part à cette grandiose cérémonie, parmi lesquelles, les membres du Parlement, du Gouvernement Muzito, les Ambassadeurs et Chefs des missions diplomatiques, les représentants des organisations internationales ainsi que tant d’autres sujets angolais se trouvant au Congo.
La résidence officielle de l’Ambassadeur de la République d’Angola, située dans la commune de la Gombe, à quelques pas de l’Institut supérieur de commerce (Isc), a servi de cadre à la réception offerte à l’occasion de la commémoration du 34ème anniversaire de l’indépendance de la République précitée.
Plusieurs personnalités y ont pris part, parmi lesquelles, les membres du Parlement, du Gouvernement Muzito, les Ambassadeurs et Chefs des missions diplomatiques, les représentants des organisations internationales ainsi que tant d’autres sujets angolais se trouvant au Congo.
Tous souriants et plantés juste à l’entrée de leur résidence, l’Ambassadeur Emilio Guerra et sa charmante épouse, se sont mis à salué chaque invité, ce à tour de rôle.
Ce geste a présagé, sans nul doute, l’accueil délirant, pour ne pas dire chaleureux, que ledit couple devrait réserver à leurs invités.
Deux hymnes nationaux, à savoir ceux de la Rdc et de l’Angola, ont ouvert la cérémonie proprement dite. Après était venu le tour de l’Ambassadeur de prononcer son allocution de circonstance. Ci-après le mot de circonstance de l’Ambassadeur Emilio Guerra, prononcé au cours de la réception offerte à l’occasion de cette commémoration.
Excellences Messieurs les Sénateurs et Députés,
Excellences Messieurs les Ministres,
Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales,
Mesdames et Messieurs,
Chers Compatriotes,
Avant toute chose, je présente mes sincères excuses aux autorités congolaises et aux collègues car, après la présentation de mes lettres de Créances, je n’avais pas encore eu le temps de leur rendre la traditionnelle visite de courtoisie d’usage, des impératifs de travail m’ayant contraint à des déplacements répétés.
Qu’à cela ne tienne, mon épouse et moi, nous sommes heureux de vous recevoir dans ce cadre pour commémorer avec nous et l’ensemble du Peuple Angolais cette date qui marque le 34ème Anniversaire de l’Indépendance d’Angola.
Votre présence à cette manifestation traduit l’expression des liens de fraternité, d’amitié, de solidarité et de coopération qui existent entre nos peuples et gouvernements respectifs. Merci d’être venus.
Le moment n’étant pas approprié pour de longs discours, je ne retiendrai votre attention que pour quelques minutes pour vous dresser un bref tableau sur la situation qui prévaut actuellement en Angola.
Mesdames et Messieurs,
Parler de l’Angola aujourd’hui, c’est répertorier les innombrables bénéfices que la paix retrouvée a apportés au pays. C’est le fruit des Accords de Paix signés en 2002, entre le Gouvernement et l’Unita.
La stabilité politique, étant une condition primordiale pour la reconstruction d’un pays, elle occupe la place centrale de l’activité politique des gouvernants et de la population qui veut voir opérées dans le pays des profondes transformations politiques capables de répondre à leurs aspirations légitimes. Pour cela, la Commission Constitutionnelle du Parlement vient de présenter à la population, pour un ample débat, trois propositions de Constitution, à savoir:
- Le Régime Semi Présidentielle
- Le Régime Présidentielle
- Le Régime Parlementaire
Sauf imprévus les résultats des consultations seront connus au début de I’année prochaine.
Mesdames et Messieurs,
Les débats en cours, au tour de la future Constitution ne peuvent pas arrêter la marche des principaux chantiers entamés et autres déjà programmes. Mais la crise financière et économique que connaît le monde, à une incidence sur nos principales matières premières d’exportation, à savoir, le pétrole et les diamants.
Pour le cas spécifique du diamant, mis à part la baisse des prix sur le marché mondial, d’une façon permanente, ce secteur subit l’action néfaste de creuseurs illégaux, nationaux et surtout étrangers, qui est à l’origine d’un manque à gagner pour le gouvernement évalué à près de $350 millions par an.
Les secteurs de l’agriculture, élevage, et pêche devant contribuer à la diversification de l’économie et au combat contre la famine, la misère et la pauvreté, tardent a décoller. Et pour cause: la guerre est passée par là, d’une façon directe ou indirecte. Pour réanimer les secteurs de l’agriculture et l’élevage par exemple, aujourd’hui, des efforts considérables sont en cours, pour déminer les surfaces cultivables et certains pâturages, d’un côté et de l’autre, reconstruire les infrastructures détruites (routes et ponts) pendant la guerre et la réorganisation du secteur.
L’Angola à l’ambition de réoccuper sa place d’antan celle d’exportateur des produits alimentaires et autres agro-industriels et abandonner celle de pays importateur de denrées alimentaires qu’elle occupe maintenant.
Soucieux du développement économique et social du pays, le Gouvernement vient d’adopter le Plan National 2010/2011, lequel vise entre autres la stabilité macroéconomique, l’emploi, la stabilité des prix, la meilleure distribution des revenus, ainsi que l’implémentation des infrastructures pour l’attraction des investissements et de l’initiative privée.
Le budget adopte en monnaie locale pour toutes ces initiatives équivaut a un peu plus de 40 milliards de Dollars américains, dont les 28,1% seront destinés aux secteurs de la santé et de l’éducation.
Mesdames et Messieurs,
Je suis sûr que pour plusieurs d’entre vous la politique ou l’économie de l’Angola intéresse peu. Ils veulent savoir où l’on en est dans les relations entre l’Angola et la République Démocratique du Congo. Voici la réponse :
• L’Angola n’a pas des prétentions territoriales par rapport aux pays voisins quels qu’ils soient. Les frontières de l’Angola sont clairement définies et connues de tous. N’en déplaisent aux détracteurs, le Cabinda est une Province de l’Angola
• L’Angola n’est mêlée ni de près, ni de loin dans un plan quelconque de déstabilisation de la République Démocratique du Congo, car elle est consciente qu’une telle situation en RDC ou dans d’autres pays voisins entraînerait aussi sa propre déstabilisation. Au contraire, l’Angola souhaite J’aboutissement des nombreux efforts déployés sur le plan économique et la concrétisation des cinq chantiers. Cela représente un signe fort de la stabilité des institutions démocratiques et nous encourageons les autorités congolaises à maintenir le cap, car tout cela est au bénéfice des populations.
• Il y a eu des expulsions des citoyens irréguliers de part et d’autre. Les expulsions d’étrangers du territoire angolais ont été dirigées contre tous ceux qui étaient en situation irrégulière sans distinction de pays d’origine, elles n’ont pas visé les congolais en particulier.
• Dans le cadre de cette situation, une délégation ministérielle angolaise est venue à Kinshasa le 13 octobre, où elle a eu des entretiens avec la partie congolaise et les résultats de ces entretiens ont été sanctionnés par un Communiqué qui a été rendu public à travers les médias tant à Kinshasa qu’à Luanda. Et, pour ceux qui n’ont pas eu accès au Communique, je reprends son point 10 qui dit ceci:
• Les deux délégations ont fixé à la deuxième quinzaine du mois de novembre 2009 la réunion de la Grande Commission Mixte Bilatérale qui se tiendra à Luanda. La confirmation des dates sera faite par voie diplomatique.
• Par ailleurs, au cours de la conférence de presse convoquée pour la présentation du Livre Blanc intitulé Congo, Terre Fertile las journalistes qui ont sauté sur l’occasion pour poser des questions sur le contenu du Communiqué et d’autres insinuations qui portaient sur l’absence du chef de l’Etat angolais aux Sommets de la SADC et de la CEEAC, tenus à Kinshasa, ont pu recevoir de la part de Son Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et Médias, les réponses appropriées à leurs questions. Je lui en suis reconnaissant.
Mesdames et Messieurs,
Malgré toutes ses préoccupations l’Angola se prépare pour accueillir dignement la CAN 2010. Les préparatifs vont bon train. Et puisque Je parle du sport, du haut de cette tribune j’adresse mes félicitations aux joueurs et dirigeants du Tout-Puissant Mazembe et à travers eux à tout le Peuple congolais pour leur brillante conquête de la Coupe de la Ligue des Champions de la CAF le 7 novembre. C’est le sport en Afrique qui gagne.
Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que j’avais à dire pour aujourd’hui. Je vous remercie
Célestin Lutete/MMC
(CL/GW/Yes)