Au-delà de tout ce qui s’est raconté, en marge de cette crise devant les Députés Nationaux réunis en plénière, l’un de ses proches avance plutôt la piste somme toute naturelle, d’un surmenage dû, soutient-il, à un excès d’efforts consentis, sans répit, pour chasser le scepticisme développé, depuis un certain temps, par les partenaires tels, le FMI et la Banque Mondiale.

La Nation congolaise en est, semble-t-il, la principale bénéficiaire. C’est l’essentiel ! Le premier bulletin de santé établi sur le cas Matenda, au Centre Médical de Kinshasa, ne laisse planer aucune inquiétude.


L’un de se proches qui l’a vu et revu hier, dans la soirée, est resté serein, quant au drame qui aurait pu se produire, si jamais les conjectures négatives dans lesquelles nombreux se sont hâtivement embarqués, avaient supplanté l’optimisme des médecins qui l’ont accueilli et soigné, sur place, à Kinshasa.

« Le Ministre des Finances va très bien. Il est en bonne santé », insiste-t-on, dans son entourage qui, en tout état de cause, dédramatise la situation. « Il va très rapidement reprendre du travail », ajoute un autre, sur base d’une assurance fondée sur l’expertise des médecins congolais. Comme quoi, le mal appartiendrait désormais au passé.

« L’homme va, comme à l’accoutumée, se reconstituer pour continuer à servir la nation », conclut-on, en affirmant qu’un malaise peut frapper tout homme, sur terre, fut-il Ministre, Président de la République, Mandataire Public, Député, Sénateur, Magistrat, Avocat, Médecin, Enseignant, Commerçant, Pilote, Bourgmestre, Gouverneur, Chef coutumier, fonctionnaire et agent de l’Etat, sentinelle, soldat, étudiant, chômeur ou domestique.

Le drame serait peut-être dans la façon dont la crise est survenue. L’homme était, en effet, devant les Députés Nationaux. Alors qu’il avait fini d’apporter des éléments de réponse aux questions orales des Honorables Clément Kanku Bukasa et Emery Okundji, Athanase Matenda Kyelu, était en train de s’expliquer sur des préoccupations soulevées, lorsque, soudain, il est tombé.

Ce qui a suscité normalement des inquiétudes mêlées aux émotions, au Palais du Peuple. Plus tard, après la crise éphémère, il s’est rétabli. Des raisons du surmenage Les deux questions orales lui sont parvenues, la veille. La Mission du FMI était encore à Kinshasa, pour une ultime évaluation de la situation, après les rectifications intervenues dans les contrats chinois.

L’un de ses collaborateurs explique que, dans les faits, Matenda aurait donné le meilleur de lui-même, pour rétablir la confiance entre la RD. Congo et les partenaires tels, le FMI et la Banque Mondiale. Travail harassant, longues nuits, réveils matinaux, charge horaire intensive… ne pouvaient que justifier, d’une manière ou d’une autre, ce qui est arrivé.

En l’espace de quelques mois, il a été à Instanbul, en Turquie, à Helsinki, en Afrique du Sud, avant de revenir à Kinshasa, pour un travail titanesque, durant quatorze jours, avec les experts du FMI qui, finalement, ont donné le satisfecit ouvrant, du coup, la voie à la conclusion, à l’issue du Club de Paris, le 18 novembre prochain, d’un Programme formel aux effets bénéfiques dont l’accès de la RD.

Congo, aux facilités reconnues aux pays pauvres très endettés. L’année prochaine, au terme d’âpres négociations, la RD. Congo pourrait atteindre, le point d’achèvement visant à arracher ce qu’on appelle l’allègement d’une bonne partie de la dette extérieure.

Des voyages et réunions interminables, sans compter ces questions orales, sont de nature à entretenir un festival d’insomnies, pour un Ministre des Finances confronté, comme tout le monde le sait, à toutes les urgences nationales : Budget, maximisation des recettes, gestion saine dans le cadre de la chaîne de dépenses.

CL/MMC/La Prospérité


(CL/PKF)