La journée a été célébrée avec la remise officielle par Marie Ange Lukiana de la salle de réunions qu’elle a construite en faveur des agents et cadres de son administration, le fruit de la femme pour son auto prise en charge.
Voici une année que les femmes Congolaises se sont mobilisées autour de la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Marie-Ange Lukiana, pour dénoncer, à travers une marche monstre sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa, les violences sexuelles dont elles sont systématiquement victimes à l’Est du pays. Voici aussi une année jour pour jour que la campagne « Je dénonce » de la junte féminine de la RDC a été mise en place pour secouer les pouvoirs publics en vue de sanctionner les auteurs de toutes sortes de violences perpétrées à travers le pays.
Pour célébrer cet anniversaire, les Congolaises se sont retrouvées vendredi 6 novembre dernier au ministère du Genre. Cette journée a été célébrée avec la remise officielle par Marie Ange Lukiana de la salle de réunions qu’elle a construite en faveur des agents et cadres de son administration.
La Monuc impliquée
Cet anniversaire a été aussi l’occasion pour faire le bilan de la requête des femmes Congolaises à travers leur campagne « Je dénonce ». Venues nombreuses et de tous les coins de la ville de Kinshasa, les Congolaises étaient toute heureuses de se souvenir de leur campagne. La Mission des Nations Unies au Congo (Monuc) à travers son « Unité Genre », s’est mobilisée pour accompagner les femmes à cette fête. Pour ce faire, elle a réussi à imprimer des pagnes résumant les efforts des femmes de la République démocratique du Congo pour leur combat contre les violences dont elles sont souvent victimes.
Une salle construite pour l’auto prise en charge de la femme
Dans son message, la ministre du Genre, Marie Ange Lukiana, a fait le bilan de la campagne « Je dénonce ». Présentant la grande salle construite sur des fonds propres de la femme congolaise, elle a indiqué que les cinq chantiers initiés par le Président de la République ont beaucoup inspiré la junte féminine congolaise. « Par cette inspiration, a souligné la ministre du Genre, nous avons réussi à construire cette salle qui pourra permettre aux associations et organisations féminines, au ministère du Genre, et à tous nécessiteux d’organiser leurs réunions et conférences. Les personnes extérieures paieront pour y accéder. Les mouvements associatifs féminins ne paieront qu’un forfait en vue de la maintenance de la salle. C’est l’œuvre, mieux le fruit de la femme pour son auto prise en charge. Avec cette salle, le ministère du Genre et les organisations des femmes ne vont plus courir dans la ville pour chercher des salles devant leur servir pour tenir des réunions. Aujourd’hui, nous avons tenu notre promesse pour répondre aux attentes du chef de l’Etat qui accorde une attention particulière aux problèmes de la femme ». A la Monuc et aux autres partenaires au développement, Marie Ange Lukiana a sollicité un appui pour aider les femmes à achever les travaux de cette salle.
Un bilan positif pour les femmes
Faisant le bilan de la requête formulée par les Congolaises à travers leur campagne historique dénommée « Je dénonce », la ministre du Genre a dressé la liste des réalisations accomplies à la tête de ce ministère depuis qu’elle a bénéficié de la confiance du chef de l’Etat. « Un an après notre marche dénommée « Je dénonce » la voix de la femme congolaise se fait entendre dans tous les coins du monde. Nos requêtes ont été entendues par le Président de la République et par le Gouvernement. Au nombre des acquis en faveur de la femme, il faut retenir que le Gouvernement a créé le Fond national de la promotion de la femme et de l’enfant. Il a encore créé un guichet social public pour recevoir les femmes victimes de violences sexuelles. Il a aussi créé l’Agence de lutte contre les violences faites aux femmes. Nous avons redynamisé les maisons des femmes à travers le pays. C’est le cas de la maison de Goma, de Mbandaka et aujourd’hui celle de Kinshasa », a indiqué la ministre du Genre.
Marie-Ange Lukiana ne s’est pas arrêtée là. Elle a encore fait savoir que le slogan « Je dénonce » est devenu africain dans la mesure où plus de 15 pays de l’Afrique se sont approprié ce message initié par les femmes Congolaises.
Dorian KISIMBA/Forum des As
(Tkm/GM/PKF)