trainL’état de l’insécurité criante et permanente dans les trains urbains desservant les lignes Gare-centrale – Aéroport International de N’Djili, d’une part, et d’autre part, Gare-centrale – Kasangulu, continue à plonger les usagers de ces deux axes ferroviaires de l’Office national des transports (ONATRA) dans la stupeur. Devenu un marché public de vente et de prise de chanvre et des liqueurs fortes à travers le commerce entretenu par les délinquants et certains éléments en uniforme militaire, les trains de l’ONATRA,  jadis un meilleur moyen de transport en commun, souvent utilisé par les Kinois, est devenu un cadre favorisant des anti-valeurs qui détruisent la société congolaise.

Ces inciviques, du genre « bandits urbains dénommés (Kuluna) y sèment la terreur et imposent leur loi à tous et aux policiers de l’ONATRA qui se trouvent dans l’incapacité à assurer la sécurité des passagers des trains urbains et de leurs biens. Ils déclarent publiquement qu’il y a plus de chance à réussir la vie par le vol et des actes d’extorsions dans l’agression des paisibles citoyens sous l’effet de la drogue.

Selon un officier de police judiciaire de l’ONATRA qui a requis l’anonymat, l’état d’insécurité dans les trains urbains a toujours été relaté dans tous les rapports soumis à sa hiérarchie qui en a fait autant à l’inspection provinciale de la Police Nationale Congolaise (PNC ville de Kinshasa).

« S’agissant de la ligne Gare centrale-Aéroport International de N’Djili, il y a risque par ce temps qui court d’affrontements entre la population du quartier Kingabwa (Limete), victime à chaque passage du train de vol des portables, des bijoux pour dames ». Les autorités de l’ONATRA avaient majoré le prix du transport à 300 FC, expliquant aux usagers que les 100 FC ajoutés sur le billet de chaque passager étaient destinés à l’allocation des services de la PNC pour assurer la sécurité durant le parcours du train urbain, et lutter contre la montée des fraudeurs au-dessus des rames et aux abords du train. A ce jour, plus d’un observateur déplore la situation qui prévaut dans ces engins.

Le projet CTB – CFU pour le transport urbain évalué à 7 millions d’euros

Le budget du projet CTB (Coopération technique belge) – CFU (Chemin de fer urbain), pour le transport urbain de Kinshasa est évalué à sept millions d’euros, a-t-on appris lundi à l’occasion de la signature du règlement d’ordre intérieur de la Structure mixte de concertation locale (SMCL),  dont la cérémonie a été présidée par le ministre des Transports et voies de communications, Matthieu Mpita. Ce projet a pour objectif la remise en état du chemin de fer urbain de Kinshasa en vue d’améliorer les conditions des trafics dans la capitale et doter la population kinoise des infrastructures de chemins de fer modernes, confortables et permanents.

Le projet, indique-t-on, consiste premièrement en l’acquisition de 4 locomotives et de 40 wagons. Il appartient à cette structure (SMCL), a précisé le ministre, la charge de suivi de ce projet avant d’ajouter que le gouvernement est appelé à mettre en place un nouveau type de gestion de transport en commun dans la ville de Kinshasa qui compte 8 millions d’habitants. Le système de chemin de fer urbain actuel, a-t-il poursuivi, constitue à l’heure actuelle l’embryon de la voie d’évacuation de la population, autour duquel seront structurés les systèmes de transports en commun.

Le projet belge est un appui institutionnel au chemin de fer urbain en vue d’amélioration la mobilité dans la ville de Kinshasa. Par ailleurs, le ministre des Transports appuiera ce projet par le biais de son entreprise des transports à savoir l’ONATRA (Office national des transports) en y apportant 20 locomotives supplémentaires avant d’ajouter que le gouvernement attend de ce dernier des orientations novatrices susceptibles de changer le vécu quotidien de la population de Kinshasa en matière de transport.

Le ministre Mpita a également remercié le gouvernement belge pour ce don en faveur de la RDC, avant de l’inviter à continuer à aider la République Démocratique du Congo pour mener à terme ce projet. Pour le représentant de la CTB, la signature de la SMC consacre le fonctionnement effectif et harmonieux du projet et permettra à la CTB de passer à la vitesse de croisière à l’horizon 2011.

ACP


(CV/TH/GW/Yes)