Comme d’aucuns le savent très bien, les Forces armées de la République démocratique du Congo n’ont pas seulement pour mission de défendre les frontières nationales mais également de dénoncer la fraude, sous toutes ses formes.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont saisi lundi à deux heures du matin un camion d'environ 20 tonnes de concentré de cuivre, à Kipushi, à 30 kilomètres de Lubumbashi. Selon des sources locales, des trafiquants voulaient traverser frauduleusement la frontière de Kipushi au Katanga pour entrer en Zambie.
Mais, le chauffeur du véhicule ainsi que ses occupants se sont dérobés après que le camion se soit embourbé avec toute sa cargaison, ses occupants.
Le calme est revenu à Baraka après des affrontements
Le calme est revenu lundi matin à Baraka, au Sud-Kivu, après des affrontements dimanche entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et des éléments ex-Maï-Maï de Yakutumba, dans les localités Kabondozi et Kabumbe.
Selon les sources onusiennes à Kinshasa, les éléments du groupe armé ex-Maï-Maï Yakutumba ont lancé dimanche une attaque-surprise sur la position des FARDC qui disent avoir repoussé les assaillants jusqu’aux collines supplombant Kabondozi.
Selon le commandant de l’opération Kimia II, les affrontements ont lieu dans les localités Kabondozi et Kabombe sur le littoral d’Uvira, au lac Tanganyika, au moment où le commandant des opérations Kimia II, le général Dunia, faisait escale à Swuma en route pour Bukavu.
Trente officiers des FARDC en formation en Droit international humanitaire
Trente officiers des Forces armées de la RDC (FARDC) prennent part depuis lundi au Centre supérieur militaire (CSM), à une session de formation en Droit international humanitaire (DIH), organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Le général-major Marcel Lukama, commandant du Groupement des écoles supérieures militaires (GESM), qui a représenté le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants à l’ouverture de la session, a indiqué que le DIH protège les victimes des conflits armés et dispose de quelques 600 (six cents) dispositions contenues dans les conventions de Genève et leurs protocoles additionnels.
Pour le général Lukama, les règles qui découlent de ces dispositions doivent être connues de tous les militaires dont la mission ordinaire se résume à faire la guerre.
Il a invité les militaires à intérioriser l’idée que la guerre ne se déroule plus n’importe comment, mais obéit actuellement à des règles dont le but principal est notamment de reconnaître aux blessés le droit à être soignés, d’affirmer la neutralité des soigneurs, d’assurer la protection et le droit à l’assistance des populations civiles.
Les règles du DIH constituent le catéchisme du combattant, a-t-il souligné, ajoutant que leur violation se traduit en crimes de guerre et en crimes contre l’humanité exposant leurs auteurs aux poursuites judiciaires.
Respecter et faire respecter le DIH
Pour M. Franz Rauchenstein, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge, cette session est le reflet de la directive permanente du ministre de la Défense nationale du 8 février 2003 visant à intégrer le DIH dans la formation militaire des FARDC à tous les niveaux.
Il s’agit, a-t-il dit, de la contribution du CICR à l’effort des autorités congolaises afin de doter les FARDC d’un cadre d’instructeurs en DIH formés et motivés.
M. Rauchentein a fait remarquer que pour des officiers, la connaissance de ce droit, loin d’être un frein aux opérations, doit permettre d’agir pour assurer que les règles soient non seulement connues, mais également transmises et surtout appliquées pour que les populations civiles bénéficient d’une meilleure protection en temps de conflit.
RO/ACP/MMC
(CL/GW/Yes)