L’examen par le Sénat du projet de loi sur l’enseignement national, tel que présenté par les ministères de tutelle du secteur est reporté à la semaine prochaine pour permettre d’harmoniser des vues portant sur des aspects qui concernent les Affaires sociales
Le Sénat, réuni en séance plénière vendredi, a décidé de reporter à la semaine prochaine la séance consacrée à l’examen et adoption du projet de loi portant organisation et fonctionnement de l’enseignement national. Ce report a été demandé par le ministre de l’EPSP, afin de pouvoir harmonier les vues avec ses collègues de l’ESU et des Affaires sociales.
Le Sénat s’est réuni en séance plénière de courte durée le vendredi 6 novembre 2009 au Palais du peuple. L’ordre du jour prévoyait l’examen et l’adoption du projet de loi portant organisation et fonctionnement de l’enseignement national.
Ce projet de loi était transmis au Sénat depuis le 30 octobre dernier par le Premier ministre, Adolphe Muzito.
Coup de théâtre : invité à la tribune pour donner l’économie de cette loi, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Maker Mwangu Famba, demandera à la plénière le report de l’examen de ce texte. Raison avancée : pour pouvoir harmoniser les vues entre son ministère, celui de l’Enseignement supérieur ainsi que les Affaires sociales. Tous étaient présents au Sénat pour commenter l’exposé des motifs du document. A la demande du président du Sénat, la plénière a accepté le report.
Pour les uns, il n’y a pas de gouvernement responsable dans le pays, parce que ce projet de loi devrait être discuté au conseil des ministres avant d’être transmis au Parlement.
Pour les autres, il y a dysfonctionnement caractérisé du gouvernement, dans la mesure où les ministères ne parviennent jamais à s’entendre pour un travail coordonné dans l’intérêt de la nation. Selon certains élus, il fallait présenter au Parlement non pas un seul projet de loi mais trois documents différents se rapportant à l’alphabétisation, à l’éducation, et l’enseignement et la recherche.
La controverse sur ce projet de loi est visible parmi les sénateurs qui, en majorité, n’ont pas toléré le fait d’effectuer le déplacement du Palais du peuple, rien que pour pouvoir reporter l’examen d’un texte du gouvernement, alors que cela pouvait se faire même par un simple communiqué de presse.
Par ailleurs, le député Kakenge a présenté une motion d’information concernant le rapport de la commission chargée d’enquêter sur la gestion des fonds envoyés par le gouvernement central à la province de l’Equateur. Le vice-président de cette commission, le sénateur Labama a informé le Sénat que le rapport dont la moisson est abondante, est en train d’être rédigé et qu’il sera déposé au Bureau du Sénat dès la semaine prochaine.
Ce samedi 7 novembre, il est prévu une autre plénière en vue d’adopter le projet de loi relatif à la Cour constitutionnelle.
Stéphane Etinga/Le Potentiel
(DN/Tkm/Yes)