boshabAu terme de sa brillante participation aux travaux du 21ème  symposium international qui s’est tenu en début de semaine à Tunis, capitale de Tunisie sous l’égide du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, regagne Kinshasa ce samedi, via Paris.

L’histoire retiendra que plusieurs personnalités du monde politique, diplomatique, scientifique, universitaire, de la recherche scientifique et de la société civile se sont réunies dans cette capitale d’Afrique du Nord afin de réfléchir autour du thème : « Quel système économique mondial pour garantir la stabilité et le développement dans le monde ? ».

Au cours de ces travaux, les participants ont adopté une résolution dans laquelle ils ont considéré le discours d’ouverture du Président Zine El Abidine Ben Ali comme document de référence de ce symposium au vu de l’importance de son approche et la profondeur des idées développées.

Dans son discours, le Président Ben Ali a plaidé pour la mise en place d’un code de comportement et de bonne conduite pour établir une adéquation entre les richesses et le bien-être de la communauté mondiale.

C’était également le lieu pour Ben Ali afin d’appeler à la mise en place d’un nouvel ordre économique international en vue de faire participer des pays émergents et en voie de développement aux grandes décisions du monde dans les domaines économique et environnemental. Il a également lancé une réflexion pertinente sur le système économique mondial.

Pour Mme Yasmani Abdallah, ancienne ministre des Droits de la femme du Yémen, « il faut mettre de l’ordre et promouvoir des valeurs éthiques et morales à un système économique international qui, aujourd’hui, a montré ses limites et ses faiblesses ».

« Pour un système économique global plus humain et garant d’un développement solidaire et durable » !

Elégance et courtoisie obligent. Le président de l’Assemblée nationale de la RDC a, avant de prendre la parole dans le cadre de son exposé, eu les mots qu’il faut pour remercier chaleureusement les autorités tunisiennes, et plus particulièrement, M. Mohamed Ghariani, secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique de Tunisie, pour l’avoir invité à participer à ce symposium.

Idem pour les organisateurs de la rencontre au motif qu’ils ont démontré encore le rôle d’impulsion de la Tunisie dans la recherche des solutions aux problèmes économiques mondiaux de l’heure. Il a souligné l’importance de cette rencontre dans ce sens qu’elle aborde un sujet d’actualité qui a secoué le monde de manière inattendue. Ce qui appelle ce genre de réflexion afin de donner à l’Afrique, souvent marginalisée, les éléments qui lui permettront de faire entendre sa voix dans la réforme prochaine du système économique mondial, a dit l’orateur.

Et d’enchaîner que cette réforme réclamée de tous est consécutive au constat d’échec et des limites du système actuel fondé sur la mondialisation économique et financière.

Pour lui, même si beaucoup d’écrits similaires, colloques, conférences en parlent et en parleront encore, il ne serait pas superflu d’en rappeler les principes de constater d’abord ses limites particulièrement en Afrique ensuite, et de proposer enfin des pistes qui placent l’homme qui qu’il soit et où qu’il vive, au centre de la réforme qui pointe.

Ayant fait une analyse critique sans complaisance de cette crise laquelle est partie des Etats-Unis et n’épargne personne, E. Boshab : « la mondialisation s’impose et nous devons faire avec ». Toujours dans son analyse des causes de la crise et des solutions adéquates à y proposer, « ne devrions-nous pas prendre réellement notre destin en main pour créer une zone économique africaine forte et capable de protéger nos économies ».

J. J. Mbuyamba/Le Palmarès


(DN/Tkm/Yes)