Insécurité au Bas-Congo : les habitants de six groupements de Tshela désertent leurs champs par crainte des militaires angolais
Kinshasa, 07/11/2009 / Politique
La société civile du territoire de Tshela, zone située à plus de 200 kilomètres à l’ouest de Matadi, lance un S.O.S. aux autorités nationales afin qu’elles apportent une aide humanitaire aux populations de six groupements concernés.
Les habitants des groupements de Mbemba, Kikamba, Katamvu, Kikolokolo, Falanga et Nganda Sundi ne vont plus aux champs à cause de la présence des militaires angolais sur leur sol, a-t-on appris des sources onusiennes, citant un responsable de la société civile de Tshela. Les hommes des troupes de Edouardo patrouillent dans les forêts de cette zone du matin au soir.
A en croire nos sources, à ce jour, il n’y a plus de production agricole. Alors que ce coin du territoire de Tshela était considéré il y a peu comme le grenier du district du Bas fleuve et de la province du Bas-Congo.
Bon nombre des villageois ont tout simplement désertés leurs habitations et ne vont plus aux champs par crainte de la présence des soldats angolais dans la forêt. Les militaires angolais redoutés affirment qu’ils sont venus traquer les éléments de Forces de libération de l’enclave de Cabinda (Flec), un mouvement rebelle angolais réfugiés dans cette zone.
Trouver la nourriture dans ces groupements devient un casse-tête. Les villageois de ces groupements effectuent de nombreux kilomètres jusqu’aux villages les plus éloignés. Cette situation inquiète la société civile dans la mesure où les denrées alimentaires trouvées dans les villages lointains ne suffisent pas pour les populations de ces groupements estimées à plus de 3.000 habitants, d’après le responsable de la société civile de Tshela qui livre l’information.
Une aide humanitaire s’avère plus qu’urgente pour ces populations, ajoute la même source. Outre cette assistance, ce responsable de la société civile demande à l’Etat de sécuriser cette zone pour permettre aux populations d’exercer leurs activités champêtres dans la forêt.
Il sied de rappeler en passant que la société civile de Tshela avait alerté l’opinion le 17 octobre dernier sur la présence des soldats angolais dans ce territoire. La nouvelle avait même été confirmée par l’administrateur du territoire. Toutefois, ce dernier avait annoncé quelques jours plus tard leur retrait, minimisant ainsi cette incursion.
Il faut noter par ailleurs que la nouvelle de cette incursion avait été catégoriquement rejetée par le porte-parole du gouvernement congolais et ministre de la communication, Lambert Mende. A lite dans notre prochaine édition l’article intitulé « Simon Mbatshi serait-il trempé dans les magouilles ? ».
Célestin Lutete/MMC
(CL/Yes)
Last edited: 07/11/2009 13:34:22