nyamugaboUn jalon important vient d’être posé par le ministre Claude Nyamugabo des Petites et Moyennes Entreprises (PME) dans le cadre de l’application d’une des principales recommandations de la Charte de ce secteur en RDC, à savoir le recensement et l’identification par les plus fiables procédés des opérateurs et leurs établissement de cet entreprenariat admis au titre de PME. Le ministre appelle cela « gouvernance électronique des PME congolaises ». Le procédé consiste en l’acquisition des opérateurs concernés des cartes à puce servant à leur identification dans un fichier relié à un réseau branché sur le marché mondial des PME.

L’événement a été marquée par une cérémonie organisée au siège de l’Office de promotion des petites et moyennes entreprises du Congo (OPEC) qui a réalisé le projet de cette « gouvernance électronique » en partenariat avec une firme spécialisée dans le domaine, en l’occurrence Intelligentsia International, avec implication de quelques institutions bancaires sélectionnées et mieux outillées pour faciliter les transactions sur tout le territoire national et le réseau financier mondial. Outre l’adresse des maîtres des céans, les responsables de l’OPEC, deux interventions ont cerné la quintessence de l’événement, à savoir le discours de circonstance du ministre Nyamugabo et la communication du délégué de la firme indienne. Voici d’abord la déclaration du responsable n° 1 du secteur des PME congolaises.

Discours du ministre Nyamugabo

« Distingués invités,

Le 9 avril de cette année, en présence du Vice Premier Ministre en charge de la Reconstruction alors représentant le Premier Ministre, je vous annonçais le projet de gouvernance électronique des Petites et moyennes entreprises congolaises. Voici exactement deux mois que nous avons convié l’ensemble des acteurs de la petite et moyenne entreprise à la cérémonie de signature de la Charte des PME, cadre juridique novateur destiné à régir les relations entre le Gouvernement et les acteurs du secteur des PME.

Je vous avais d’ores et déjà annoncé que nous mettrons tout en oeuvre pour promouvoir ce secteur, qui est le notre, et qui est le socle du développement des Etats, de tout le temps à travers le monde. Conscient de la mission qui est la notre et inspiré par le Chef de l’Etat par son Excellence Monsieur le Président de la République Joseph KABILA KABANGE soucieux de l’émergence d’une classe moyenne en Rd Congo, le Gouvernement ne ménage aucun effort pour assurer la promotion de ce secteur.

Aujourd’hui est un grand jour car nous allons passer à la concrétisation du projet de la gouvernance électronique des petites et moyennes entreprises. La gouvernance électronique des PME congolaises qui devient réalité aujourd’hui ouvre, j’en suis convaincu, des perspectives nouvelles et réelles de développement du secteur privé en général et celui des PME en particulier en Rdc. Il convient de vous rappeler que le projet de la gouvernance électronique des PME, qui a pour objectif principal la constitution d’une banque des données sur l’ensemble des PME constituera un outil sans précédent dans l’histoire de notre pays, qui permettra au Gouvernement de la République de définir sa politique du secteur.

Le projet procédera à l’identification des micros, des petites et des moyennes entreprises sur l’ensemble du pays au travers d’une carte à puce appelé « Carte de la PME ». Mesdames et Messieurs les Promoteurs et chefs d’entreprises, en vous faisant identifier, vous permettez au Gouvernement de mieux vous connaître et aussi de connaître vos besoins et les difficultés spécifiques de chaque sous-secteur.

En souscrivant à votre carte de PME, cette dernière vous permet de bénéficier d’un ensemble d’avantages, notamment votre reconnaissance en qualité de PME,
= l’accès aux bureaux de représentation des PME congolaises qui seront dans certains pays en Asie en Europe et en Amérique,
= l’éligibilité aux fonds de micro finances qui seront disponibilisés par les Banques partenaires, la participation aux foires et expositions à l’intérieur et à l’extérieur du pays,
= la facilitation de la communication, l’échange des données entre les PME,
= les contacts enter-entreprises directs en vue de favoriser la signature de contrat des joint-­ventures favorables aux échanges d’expériences et du transfert des technologies et des capitaux,
= l’accès aux facilités administratives des créations des PME.

La Gouvernance électronique des PME en Rdc devient une réalité aujourd’hui. A partir de ce jour, cet outil de gestion numérique des PME, mis en place par l’OPEC et son partenaire Intelligentsia va accroître la confiance et la crédibilité des banquiers. Mesdames et Messieurs les promoteurs et Chefs des PME, nous avons convenu que nous allons, avec les acteurs du secteur, faire grandir vos activités et  formaliser ceux d’entre vous qui œuvrent encore en dehors du circuit officiel. L’un des problèmes les plus épineux que vous rencontrez est celui de l’accès à la micro finance. Ce problème n’est pas seulement récurrent dans notre pays, c’est un problème qui se pose partout dans le monde à de degré divers.

Aussi, le partenaire de l’OPEC la firme Intelligentsia, qui apporte aujourd’hui un appui technique pour la mise en place d’un système informatisé de gestion des PME, met aussi à la disposition des petits promoteurs des PME et de l’artisanat, à travers les banques partenaires, une ligne des crédits pour la micro finance mais cela obéira aux règles de l’art en la matière. Avec le démarrage de ce projet, nous sommes convaincu, que nous allons lever quelques obstacles et offrir un avenir meilleur à nos petites et moyennes entreprises

Mesdames et Messieurs, ce projet est une contribution à l’un des cinq chantiers du Chef de l’Etat, celui de la création des richesses et de l’emploi. C’est ici, l’occasion de rendre un vibrant hommage à Son Excellence Monsieur le Président de la République Joseph KABILA KABANGE ainsi qu’au Premier Ministre Adolphe MUZITO pour leur soutien au développment du secteur privé en général et celui de la PME en particulier. Que vive la PME congolaise, Que vive la Rd.Congo, Je vous remercie.


Fait à Kinshasa, le 2 novembre 2009.
Maître Claude Nyamugabo ».

 

Elogieuse implication des partenaires de l’Inde

Pour sa part, le délégué de Intelligentsia International, s’est évertué à expliquer l’apport de la société qu’il représente au projet mis en œuvre en RDC dans le cadre du contrat convenu dans ce partenariat. Ci-après le texte de sa déclaration.

« Je voudrai remercier l’Etat congolais, les autorités congolaises et plus particulièrement le Chef de l’Etat Congolais pour son dynamisme qui nous a poussé à investir en République Démocratique du Congo. Je dois particulièrement tous mes remerciements aux autorités de l’Etat que j’ai croisé en Asie pendant un colloque Indo Africaine à New Delhi. Intelligentsia était séduite par les discours des autorités congolaises en Inde ....et par l’évolution des cinq chantiers de la République initiés par le Chef de l’Etat.

 Intelligentsia en partenariat avec l’OPEC, nous avons démarré la gouvernance électronique des PME après un travail d’un an sur le terrain. Les PME sont le cœur de l’activité économique de votre cher pays,.... le Congo.... Elles ne peuvent jouer ce rôle efficacement que dans la mesure où elles sont constituées et ont un statut. A travers la gouvernance électronique les PME    sont reconnues et regagnent leur statut, leur existence et leur droit... Ce statut est matérialiser par une carte a puce dénommé Carte de la PME qui est un document officiel   et qui est lié à une base de donnée centrale contenant toutes les données concernant l’évolution de la PME.

En France, à Singapour, aux Etats Unis, un planton, un chauffeur de taxi, une pharmacie, un cambiste, un paysan ou même un étudiant peut avoir de la micro-finance sans hypothèque. Cela a été rendu possible grâce à des base de données centrales contenant tous les renseignements sur l’individu ou sur la société. Une carte à puce bancaire accompagnée d’un numéro unique pour chaque société, individu à faciliter la tache de suivi de dossier. Eh bien voilà, maintenant on peut vous suivre à travers la base de données

Messieurs, la reconnaissance, l’existence et l’identification des PMEs est vital. On doit les connaître et les reconnaître avant toutes choses. Aujourd’hui la gouvernance électronique des PMEs congolaises vient résoudre cette difficulté. Le projet de la gouvernance électronique permet aux PME d’avoir une assistance des bureaux de promotions PME Congolais, qui seront ouvertes en Europe, En Inde, en Chine. Ses bureaux organiseront chaque année une foire dénommée «PME Congo » permettant aux PME congolais d’avoir des accès 82B, B2C, Joint Venture dabs tous ces continents et les encourageant dans le monde de l’Export.

Le monde est grand, et il avance sans arrêt. Et il y a autour de nous de plus en plus de technologie innovantes, nous devons les connaître, les avoir,   créer des produits congolaises…avancer vers l’export. Intelligentsia investit à travers le model BOOT, un model d’investissement dans le quel Intelligentsia investit à 100%, le concept est de construire, opérer et transférer le projet à l’état après une période donnée.

Le projet de la gouvernance met en place de la micro finance. Ainsi, le détenteur de la carte PME, obtient non seulement son statut PME mais aussi d’autres avantages tels que  l’accès au code des investissements dans les conditions favorables aux PME,  aux marchés publiques, à la sous traitance diverse, à la formation, aux informations diverses particulièrement à la micro finance disponibiliser dans le cadre de ce projet par Intelligentsia.

La reconnaissance et l’identification des PME fournira un outil de travaille....vital pour le gouvernement congolais. C’est-à-dire …une base de données Central sur les PME ! La Carte PME contient aussi une application bancaire et une porte électronique. Les premières porte monnaie électronique qui sont sur la carte PME seront activer par Afriland FirstBank. Une Porte Monnaie électronique qui permet à garder l’argent en sécurité et sera accessible uniquement aux porteurs à travers un pin sécurisé.

charte des pmeL’octroi de la Micro finance sera faite par les banques partenaires du projet. C’est ici l’occasion pour moi de remercier Afriland First Bank CD, Access Bank, Solidaire Bank ( Solidaire Exchange), qui ont bien voulu nous accompagner dans ce projet.

Le détenteur de la carte déjà enregistrer dans la base de données sera suivi, étudier et observer par l’Opec pendant une période données avant de bénéficier de la micro finance.., pour la simple et bonne raison.... que le titre de garanti ne sont pas exiger mais la seule garanti sera l’effectivité sur le terrain ou l’opérationnalité réel de l’entreprise ou de l’entrepreneur.

L’objectif du projet est  d’encourager, créer, favoriser l’étude et révolutionner l’entreprenariat, d’accompagner l’entreprenariat et de faire réussir l’entreprenariat. Je remercie toute l’équipe dirigeante de l’Opec, son personnel et particulièrement Mr Charles Chishambo, Mr Jean Pierre Mapual et Mr Ezhekel Bidoiya et toute l’équipe d’Intelligentsia Congo, MR Ranjit Ebinezer et Mr Andrew Fotso Tanyi pour avoir permit le démarrage effectif de ce projet. Nous  vous remercions une fois de plus pour votre disponibilité. Je vous remercie ».

« Ma mission est de promouvoir la classe moyenne congolaise », confie le ministre Nyamugabo !

Je porte à la connaissance des Congolaises et des Congolais le triste constat suivant, à savoir que : moi, ministre des PME chargé de l’émergence d’une classe moyenne dans le pays, je ne connaissais pas même de manière approximative combien de PME nous avons sur le territoire congolais. Donc les PME évoluent de manière vaille que vaille sans un lien juridique clair avec le gouvernement. C’est pour donner suite à ce constat que j’ai mis sur pied un projet de gouvernance électronique des petites et moyennes entreprises. Cela apparaît peut-être rébarbatif – c’est nouveau – mais cela signifie tout simplement le recensement des PME par l’octroi des cartes à puce. Il s’agit d’un projet compris dans le grand projet de la Charte des PME dans laquelle il est dit que nous devons identifier ces PME.

J’ai donc lancé aujourd’hui ce que j’avais annoncé et promis en avril. Ce projet est désormais effectif en démarrant ce matin. Ce programme d’octroi des cartes à puce aux PME est un projet exécuté par l’OPEC, l’Office de promotion des petites et moyennes entreprises qui est l’instrument d’établissement public sous tutelle de mon ministère. Concrètement l’OPEC a fait appel à une firme internationale spécialisée en cette matière de gouvernance électronique. Cette firme s’appelle Intelligentsia International. C’est une firme de Singapour qui a de l’expérience et qui l’a éprouvé dans ce pays-là qui compte parmi les petits dragons asiatiques. Elle a aussi fait ses preuves au Cameroun et au Gabon pour l’Afrique.

Donc le projet vient de démarrer chez nous en RDC. Tout le matériel est disponibilisé. Le projet a des partenaires au niveau des banques. Pour montrer le niveau de son sérieux, la carte à puce dont question ne s’achète pas en remettant l’argent entre les mains d’un individu, mais c’est auprès d’une banque. Trois premières institutions bancaires sélectionnées à cet effet, en l’occurrence Acces Bank, Afriland Bank et Solidaire Exchange. Ladite carte sera octroyée moyennant des frais administratifs qui sont accessibles aux PME, et l’avantage d’avoir cette carte, c’est d’abord d’être reconnu sous le régime de la Charte des PME, ensuite la reconnaissance de la qualité de PME par le gouvernement congolais, ce qui est un grand avantage.

En plus de cela, la carte vous permet, vous PME, d’être sur un grand site Internet des PME congolaises qu’on va mettre sur pied, et donc vous permet d’être visible de par le monde parce qu’on saura que vous évoluez dans tel domaine, qu’il s’agit de telle société. Le troisième avantage, c’est que le détenteur de la carte a un bureau de représentation dans certains pays que nous avons sélectionnés, pays où nos opérateurs économiques ont l’habitude d’aller s’approvisionner, tels l’Inde, la Chine, la France et les Etats-Unis dans un premier temps.

Donc désormais les PME congolaises auront des bureaux de représentation dans ces pays-là. De telle sorte qu’on peut ne pas se déplacer et appeler le responsable du bureau de représentation des PME congolaises à New Delhi, par exemple. Ce représentant vous donne des informations, il répond à des questions et il prend des contacts pour vous par rapport à des contrats que vous avez signés avec vos partenaires indiens par exemple, ce qui est un avantage. Enfin, la carte vous permet de participer à des foires soit à l’étranger, soit ici au pays, de même qu’à des expositions…

C’est la grande porte, la grande ouverture internationale que offrez ainsi aux PME qui ont souvent de sérieux problème de promotion de leurs affaires !

Voilà ! C’est effectivement une ouverture internationale que j’ouvre aux petites et moyennes entreprises congolaises, parce que les Congolais sont très entreprenants. Il ne faut pas que tout ce que nous entreprenons ici reste seulement au Congo. Nous sommes aujourd’hui à l’heure de la mondialisation, et nous notre rôle, c’est de pouvoir ouvrir nos compatriotes qui évoluent dans les affaires aux autres commerçants, aux autres opérateurs économiques d’autres pays et d’autres continents pour leur permettre de briller, d’échanger la technologie et donc de participer pleinement à la transformation de nos potentialités en richesses réelles pour le plus grand bien de notre peuple. 

Y a-t-il eu une grande assistance d’opérateurs des PME a cette cérémonie dont l’importance apparaît si évidente ?

Oui bien sûr. Dans nos rapports avec les PME, nous collaborons d’abord directement avec leurs associations patronales et professionnelles qui y étaient représentées. Mais on a noté aussi la présence de beaucoup d’autres opérateurs économiques et de mandataires publics qui ont tenu à voir le démarrage de ce grand projet appelé à s’étendre sur toute la République. Parce que la particularité des banques partenaires que nous avons choisies, c’est que ce sont des banques qui n’existent pas seulement à Kinshasa. Solidaire Change, par exemple, a 44 agences à travers toute la République. Et donc les opérateurs économiques de Gbadolite, de Butembo, de Kindu, de Matadiu, de Kasumbalesa … peuvent aller auprès de la Banque Solidaire Change pour y trouver les formulaires que possèdent déjà les partenaires pour obtenir bel et bien dans quelques jours la carte à puce. J’ai été le premier à recevoir cette carte à puce. J’ai oublié un avantage : pour les petits entrepreneurs, cette carte va leur permettre à court terme d’avoir accès à la micro finance auprès de ces banques-là. Cela est pour les petits entrepreneurs. Quant aux grands entrepreneurs, ils  s’adresseront aux banques mais les petits entrepreneurs auront accès à la micro finance qui sera disponibilisée auprès de ces banques dans le cadre du contrat entre OPEC et Intelligentsia.

C’est une grande nouveauté que vous réalisez là en ouvrant de si grands horizons à des entrepreneurs jusqu’ici restreints dans l’environnement étroit dans lequel ils sont limités d’évoluer !

C’est notre rôle. C’est la mission qui nous a été confiée. Nous pensons que pour l’émergence d’une classe moyenne dans notre pays, il faut des entrepreneurs ouverts au monde, et c’est cela qui permet l’échange des technologies, de même qu’il permet de donner de l’emploi à nos compatriotes ici sur terrain. Ce projet s’avère donc une contribution au chantier Emploi.

Il semble que vous avez eu à vous déplacer à l’étranger dans le cadre de la réalisation de ce projet ?

Oui, depuis que j’ai pris mes fonctions, je cherche des modèles où les PME ont réussi, où elles ont contribué à l’émergence d’une classe moyenne. C’est ainsi que j’ai pointé dans le continent asiatique la République de l’Inde. Lors de mes multiples voyages en Inde dans ce cadre, j’ai parlé de la République démocratique du Congo, de ses potentialités et des difficultés que rencontrait le secteur des moyennes et petites entreprises. A une de ces occasions, un opérateur économique hindou s’est intéressé à mon exposé et est venu me voir pour me proposer une solution. Moi dans ce contact je me posais la question de savoir ce que je peux faire pour recenser les petites et moyennes entreprises dans notre pays, afin de disposer d’un fichier clair des PME. J’ai donc soumis l’idée et les entrepreneurs ont mordu. Voilà aujourd’hui, grâce aux voyages que nous effectuons à l’étranger, il y a des opérateurs économiques qui viennent d’investir dans le domaine précis du recensement des petites et moyennes entreprises, comme ils ont eu à le faire dans d’autres pays. 

Mais avant que vous procédiez au lancement de ce programme de recensement des PME, il vous est arrivé de vous déplacer à l’intérieur du pays, notamment au Nord-Kivu, dans le cadre de la sensibilisation autour de la Charte des PME dont vous dotez le pays. Qu’en est-il ?

Oui je viens de Lubumbashi au Katanga où j’ai poursuivi la vulgarisation de la Charte des PME. Ce document est très important pour l’émergence d’une classe moyenne dans notre pays, et c’est pour cela que moi-même j’ai conduit la délégation qui est chargé de la vulgarisation de ce document. Après Kinshasa j’ai été au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, c’était le tour du Katanga où j’ai séjourné et où j’ai deux publics cibles, à savoir le gouverneur et les membres de son équipe en charge du secteur économique, d’un côté, et de l’autre les opérateurs économiques eux-mêmes. J’ai donc vulgarisé la Charte auprès de ces deux publics, mais ce qu’il faut signaler, c’est que la Charte des PME est bel et bien en application en province du Katanga. Je tiens pour cela à féliciter le gouverneur de province et l’Assemblée provinciale, parce que le gouverneur de province, en application de la Charte des PME, a signé un édit provincial portant sous-traitance obligatoire à l’intention des PME congolaises. La sous-traitance obligatoire est un principe consacré dans la Charte des PME, parce que nos PME doivent bénéficier des travaux qui sont exécutés par les grandes entreprises exploitant les richesses de ce pays. Pour le Katanga, il y a beaucoup d’entreprises minières qui sont nées à l’occasion du boom minier et qui exploitent le cuivre.

Nous sommes donc partis du constat que ces grandes entreprises faisaient de la sous-traitance, mais auprès de petites entreprises étrangères. Les grandes entreprises débarquaient donc avec de petites entreprises faisant de la sous-traitance. Et nous, nous disons que cela ne contribue pas à la promotion de nos PME. Dans le cas où nos PME peuvent disposer de la technologie et de la technicité requises pour certains travaux, ces grandes entreprises doivent obligatoirement les donner à nos PME. Le gouverneur du Katanga l’a vite compris, il a proposé un édit à l’Assemblée provinciale qui l’a adopté, il l’a signé et concrètement cela signifie que les grandes entreprises qui œuvrent au Katanga, lorsqu’ils ont des travaux à faire exécuter, font des annonces obligatoirement aux PME congolaises.

Il n’est donc plus question de voir de petits travaux exécutés par des PME étrangères. Cela est une grande avancée au niveau du Katanga et devrait inspirer d’autres gouverneurs de province. Du reste je continue la tournée : cette semaine je vais me déplacer pour le Bandundu tandis que la semaine prochaine j’ai programmé de me rendre au Bas-Congo où je sensibiliserai les autorités provinciales et les opérateurs économiques par rapport au contenu de la Charte qui est leur Charte, parce qu’en fait il s’agit d’une Charte que nous avons conçue mais que nous avons mis sur pied avec leur concours. Ils doivent s’en approprier, c’est ce qui justifie la tournée que j’effectue dans toutes les provinces. Et comme d’habitude, vous savez que j’ai instauré au niveau du ministère ce que j’appelle la gouvernance de proximité, c’est-à-dire que le ministre des PME qui reste dans son bureau, Il a du temps pour le bureau mais il a du temps également pour le terrain afin de rencontrer les opérateurs économiques dans leurs bureaux, sur les chantiers pour échanger avec eux pour voir leurs difficultés afin de chercher les solutions.

Pendant mon séjour à Lubumbashi par exemple j’ai visité des PME qui sont en train de moderniser leur outil pour donner du travail à nos compatriotes, des PME dans le domaine de la charcuterie, de la pâtisserie, la boulangerie, de la construction. Parce que nous voulons nous voulons la sous-traitance obligatoire en faveur des PME congolaises, cela d’une part, mais d’autre part nous voulons des PME compétitives. Il faut que les travaux fournis par nos PME soient à la hauteur des attentes des grandes entreprises, donc des travaux de qualité, c’est pour cela que nous faisons le tour de certaines entreprises pour sensibiliser leurs promoteurs sur le travail bien fait et de qualité pour être compétitif pare rapport aux PME étrangères. Au Katanga ça bouge déjà et cela fait la fierté pour le pays.

Daniel Nzuzi/MMC


(DN/Yes)