Mercredi 30 novembre, il est 17 heures passées de quelques minutes, devant une multitude de personnes que s’est tenue le discours proclamant les dix ans d’existence de la Halle de la Gombe. L’on a pu voir les silhouettes de la directrice du CCF Françoise Gardies et son staff,composé de Jean-Pierre Mbuyi, Charly Mabilama ,Vincent et les autres, sans oublier les présences du Gouverneur de la ville de Kinshasa et des autorités de la coopération française accréditées en RDC.

Après le discours alléchant, les invités ont été conviés à assister à une démonstration musicale époustouflante de la Parade des fanfares à la petite Halle. La parade des fanfares est une sélection de quatre meilleures fanfares de la ville de Kinshasa.

Ces meilleures fanfares sont la Confiance, Petit poisson, Masolo et Les Frères. Juste après ce spectacle, le chorégraphe Papy Ebotani du célèbre studio Kabako de Kisangani a exhibé sur scène, de l’autre côté de la petite Halle, des pas de danse contemporaine.

Précurseur de la danse Engundele, accompagné de ses compères, Ebotani a été à la hauteur du spectacle. Les autres chorégraphes exhibant des pas d’Engundele ont été à la hauteur durant le temps d’exécution qui leur a aussi été imparti. Engundele exprime une longue nuit de danse organisée dans un village Ngwaka (une des ethnies de la province de l’Equateur en RDC).

Les danseurs sont ivres de Agene, ce whisky traditionnel qui emporte les consommateurs. Rythmes d’ivresses et brutaux. La pluie menace mais ne s’abat pas. Ainsi, la soirée se clôture par la chorégraphie urbaine (break dance) en solo de Junior Bosila Banya.

Danseur de break, chorégraphe et interprète, né à Kinshasa. Junior Bosila Banya vit et travaille en terre française. Ce chorégraphe breakeur, d’origine congolaise, développe un style particulier qui lui vaut le surnom de «danseur des mains ».Le compatriote est plusieurs fois lauréats de concours de ce genre artistique en France et sur l’échiquier mondial.

Les moments forts continuels, prévus, le vendredi 30 et le samedi 31 avec les apparitions de l’indomptable Faustin Linyekula du studio Kabako de Kisangani à la petite Halle et de l’intraitable Jupiter Bokondji accompagné de son Okwess International.

 Il est à savoir que l’artiste Jupiter Bokondji est l’un des artistes qui se bat pour l’émergence d’une nouvelle scène musicale congolaise. Lors de son show, le vétéran Bokondji sera accompagné de l’accordéoniste virtuose français Pascal Contet.

L’événement, tant attendu, de dix ans d’existence du Centre culturel français s’achève par la danse urbaine Artcon et de la présentation sur scène du nouvel opus de la figure emblématique de la scène hip hop congolaise, nommé, Alex Ndende dit « Lexxus légal» à la grande Halle de la Gombe.

 L’on informe que le centre culturel français est une structure organisée qui comprend donc une assemblée générale et un conseil d’administration dont le fonctionnement journalier est confié à un animateur directeur professionnel, entouré d’une équipe de professionnels spécialisés en animation socioculturelle, en tâches techniques, administratives, d’accueil, de gestion…

Les missions du centre culturel sont d’offrir des possibilités de création, d’expression et de communication ; de fournir des informations, formations et documentations qui concourent à une démarche d’éducation permanente ; d’organiser des manifestations mettant en valeur les œuvres du patrimoine culturel local, régional, communautaire, international et francophone et celui d’organiser des services destinés aux personnes et aux associations favorisant la réalisation des objectifs du centre culturel.

Patou Nsimba/Le Potentiel


(BT/TH/Yes)