Licha Shombo, artiste-musicien évoluant au sein du groupe du groupe Cultura Pays Vie que dirige le président Félix Wazekwa a accepté de répondre à nos questions concernant son parcours musical, le prochain album du groupe ainsi que de son apport dans « Cultur’A Pays Vie ».

Ayant intégré ce groupe au moment où son ancien orchestre Wenge Tonya-Tonya ne répondait plus à ses désirs, Licha Shombo expose tout son savoir-faire aux côtés de Félix Wazekwa.


Son patron lui accorde la faveur de signer pour la deuxième fois un titre dans le prochain album du groupe. Sûr de lui-même, Licha « Gordon Brown » compte se démarquer de son premier titre.

La République : Pouvez-vous vous pré­senter brièvement à nos lecteurs ?

Licha Shombo : Licha Shombo est un ar­tiste-musicien, chanteur, auteur-compositeur évoluant au sein du groupe Cultura pays vie du président Félix Wazekwa.

La République : Un mot sur votre parcours musical ?

Licha Shombo : Comme la plupart des ar­tistes, j’ai fait mes débuts dans des églises avant d’in­tégrer le groupe cher à Adol­phe Dominguez Wenge, Tonya-Tonya. Maintenant je suis dans « Cultur’A Pays Vie » aux côtés du « Monstre d’amour ».

La République : Pourquoi avoir quitté Wenge Tonya-Tonya si tôt ?
Licha Shombo : Je ne pense pas avoir quitté Wenge Tonya-Tonya trop tôt. Je ne fais pas ma vie par rapport aux autres mais plutôt par rapport à moi-­même. Là, je dirai que c’était l’heure pour moi de quitter ce groupe, c’est ce qui fait aussi ma progression dans ce monde musical. Si j’avais quitté ce groupe trop tôt comme vous le dites, je n’al­lais pas être ce que je suis pour le moment.  Je pense que j’ai quitté ce groupe au moment opportun. Mon départ n’a pas bougé ce groupe; pour preuve, ils ont réalisé un nouvel opus qui sortira d’ici là. Ils évoluent bien et moi aussi j’évolue bien avec mes amis de « Cultura Pays Vie ». Je ne pense pas qu’ils ont besoin de moi mais plutôt de leurs fanatiques pour les oeuvres qu’ils conti­nuent de réaliser.

La République : Qu’avez-vous apporté de nouveau dans « « Cultur’A Pays Vie » ?
Licha Shombo : A cette question, je demanderai au public de dire ce que j’ai apporté de nouveau dans « « Cultur’A Pays Vie ». J’estime n’avoir rien apporté de nouveau dans cet ensem­ble musical. Au contraire, j’ai beaucoup appris aux côtés de mon boss Félix Wazekwa. Et en plus, à travailler avec des personnes comme Pitchou Concorde, Pascal Polygone, Ketchup, Indice Mukey, on ne fait qu’apprendre des trucs. Donc j’ai beaucoup appris dans « « Cultur’A Pays Vie ».

La République : « Verbe zapper » est le titre de votre chanson dans l’album « Que de­mande le peuple ». Elle n’a pas connu un grand succès…
Licha Shombo : Il faut le dire que quand nous avons réalisé cet opus, je n’avais pas assez de moyens pour assurer sa pro­motion d’une façon continue. J’ai assuré sa promotion par rapport aux moyens que j’avais ; maintenant je ne pense pas que ça sera de même pour le prochain titre que j’inscrirai dans « Mémoire ya Nzambe ».

La République : Où en êtes-vous avec la réalisation de l’opus « Mé­moire ya Nzambe »?

Licha Shombo : Nous sommes en pleine préparation de notre nouvel album, vous ne serez pas déçu. Mon président m’a une fois de plus fait confiance en me donnant l’opportunité d’inscrire un titre dans cet opus et le titre sera donné au moment opportun. Que nos fanatiques soient patients, ils ne seront pas déçus parce que nous n’avons jamais été pressés mais nous faisons les choses bonnes en leur temps.

La République : On vous appelle Gordon Brown, du nom du premier ministre britannique. Avant vous, un autre por­tait le nom de Tony Blair, et celui-là avait déçu vo­tre président. N’en serai­t-il pas de même avec vous ?

Licha Shombo : L’ancien premier ministre n’a déçu personne, mais par contre il est mort et enterré. C’est comme la personne qui se suicide, il déçoit qui ? Pour les autres la vie continue, et c’est l’apparition de Gordon Brown. Moi, je ne suivrai pas ce mauvais exemple. Laissez-­moi évoluer aux côtés de S’Grave.

La République : Votre dernier mot ?

Licha Shombo : Merci au journal La Répu­blique d’avoir pensé à moi. Que nos fans continuent à nous soutenir comme le font. Je leur demande aussi de bien consommer le spec­tacle de l’Olympia qui est déjà sur le marché. « Mémoire ya Nzambe », notre prochain al­bum ne sera disponible que l’année prochaine. Que nos fans soient vraiment patients.

Beni Joël Dinganga/La République


(TH/BT/PKF)