Re visitation des ordonnances de juillet 2009 portant révocation et mise à la retraite des agents des services publics : le ministre de la Fonction publique Botoro contesté comme président de la commission ad hoc et le syndicat CLC est pour l’élection de ce président par les membres de la commission eux-mêmes.
Le ministre de la Fonction publique est contesté comme président de la commission de révisitation des ordonnances présidentielles signées en juillet dernier et portant révocation, mise à la retraite.... Des agents des services publics de l’Etat.
Cette préoccupation a été exprimée, mercredi 28 octobre par le Syndicat libre du Congo (Csc) à travers son secrétaire général, au cours d’un entretien avec la presse, à son bureau de travail dans la commune de la Gombe.
M. Romain Muntumoy Tamudel a indiqué, au nom de ses collègues syndicalistes, que le ministre Botoro a induit le président de la République en erreur, en amenant le chef de l’Etat à signer les ordonnances erronées. « Comme si cela ne suffisait pas a-t-il dit, le ministre de la Fonction Publique s’arroge le droit de présider la commission de revisitation, au moment où les syndicalistes souhaitent voir les membres de cette structure élire librement un président de leur choix ».
A travers cet acte, M. Botoro semble, aux yeux du secrétaire général du Slc, vouloir défier le président de la République voire le Premier ministre, par son refus d’entamer la procédure de revisitation, quand bien même le chef de l’exécutif national le lui a recommandé publiquement sur instruction du chef de l’Etat.
La commission de revisitation comprend, entre autres membres, les délégués de la présidence de la République, de la primature, du vice-Premier ministre, ainsi que les ministres des Finances et de la Justice qui sont autant de personnalités que le Csc aurait voulu voir briguer la présidence de cette structure. « Les agents de l’Etat démis de leurs fonctions jouissent, pour la plupart, d’une ancienneté de près de 40 ans ou plus et il y a une procédure à suivre pour les faire partir.
« A cause des erreurs commises, a déclaré le syndicaliste, Botoro doit démissionner de son poste ministériel, afin de permettre au président de la République de prendre acte de sa démission, au lieu de donner à ce dernier l’occasion de le révoquer ». Romain Muntumoy a rappelé que l’ordonnance n°94-012 du 25 juillet 1994 portant nomination des agents de carrière des services publics de l’Etat à l’époque de feu Maréchal Mobutu a été arriérée, en raison des erreurs dont elle était entachée.
En même temps président de l’intersyndicale des services publics de l’Etat, Muntumoy Tamunde a expliqué que plusieurs dossiers des fonctionnaires ont été sélectionnés et traités, mais ces derniers n’attendent que l’ordonnance présidentielle pour titulariser leurs propriétaires. Le Slc estime nécessaire de titulariser d’abord ces agents, avant de les envoyer à la retraite selon la procédure en la matière.
Pour avoir demandé à ses collaborateurs membres de son cabinet ministériel d’aller rejoindre leurs nouveaux postes où ils sont nommés directeurs, le ministre a compromis ses propres fonctions, parce que l’ordonnance à laquelle Botoro se réfère nomme également ce ministre au poste de directeur. C’est pourquoi le secrétaire général du Slc a jugé logique que ce ministre, qui refuse de revisiter les ordonnances erronées, démissionne en vue de rejoindre, autant que ses collaborateurs, son nouveau poste de directeur et d’éviter l’incompatibilité.
Asiyeshindwa/La Tempête des Tropiques
(TH/DN/GW/PKF)