Neuf cent vingt (920) femmes, tous âges confondus, ont été victimes des actes de viol perpétrés essentiellement par des civils, au cours du premier semestre 2009 au Kasaï Occidental, a déclaré le chef d’antenne local du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Jean-Claude Kamanda Wa Kamanda, à l’occasion de la journée de plaidoyer à l’Assemblée provinciale sur les questions de la population.

Cette journée à laquelle ont pris part les élus de cette province, s’est inscrit, a-t-il rappelé, dans le cadre de la mise en application d’une recommandation de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) tenue dernièrement au Caire (Egypte) chargeant l’UNFPA d’appuyer la compréhension des questions de population au niveau parlementaire, dans le but de permettre à ces derniers de noter des lois qui s’imposent pour améliorer en conséquence l’état de la population. Choqué par l’impunité dont jouissent la plupart des auteurs de ces crimes, M. Kamanda s’est étonné de constater qu’en dépit des efforts fournis par le gouvernement de la République, la situation des droits de l’homme en matière de population et de développement, de santé de reproduction et ceux applicables aux femmes et aux jeunes filles, demeure à ce jour préoccupante.

Il a estimé qu’il est difficile, pour l’heure, de donner avec exactitude des précisions sur l’effectif de la population du pays, en raison notamment de la longue période de crise socio-politique et des conflits armés, le tout dernier recensement remontant à 1984. Le chef d’antenne de l’UNFPA au Kasaï Occidental a dit sa détermination de rester à côté du gouvernement provincial quant à la contribution de son organisme aux questions de population dans le cadre du programme de coopération pour la période de 2008-2012, dans le domaine de la santé de reproduction, de l’appui aux zones de santé de Kananga et de Tshikapa, à travers le renforcement des capacités, de l’approvisionnement régulier en médicaments et autres matériels et équipements.

Il en est de même de la couverture et la prise en charge des infections sexuellement transmissibles y compris le VIH/SIDA et la prise en charge holistique des formes des violences basées sur le genre. C’est dans ce contexte, note-t-on, que trois centres de santé de Nganza (Kananga), Kempe (Kazumba) et Mukenge (Dibaya) ont été réhabilités et équipés grâce à l’intervention du FSRDC (Fonds social de la République Démocratique du Congo). Bientôt ceux de Kilindjale (Mueka) et de Ermeko (Tshikapa) le seront également, rappelle-t-on.

ACP


(Ern/DN/PKF)