Le virus de la grippe A (H1N1), apparu au Mexique en mars 2009, touche maintenant la plupart des pays occidentaux et également ceux du tiers monde dont la RDC qui dénombre à ce jour au moins 13 cas confirmés à Kinshasa et dans la province du Katanga.
Il s’agit d’un virus qui n’avait jamais circulé auparavant chez l’homme et qui n’est lié à aucun virus ancien ou actuel de la grippe saisonnière. Sa diffusion est telle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union européenne ont renoncé à recenser les cas avérés par pays. Ceux-ci ayant chacun la responsabilité de d’effectuer ce dénombrement. Si sa forme actuelle n’est pas encore très virulente, selon l’agence des Nations unies, une mutation pourrait entraîner l’apparition d’une pathologie plus meurtrière.
Fin août 2009, l’OMS a conseillé aux pays de l’hémisphère Nord de se préparer à une seconde vague de propagation de la pandémie et aux pays des régions tropicales, où le virus est arrivé plus tard, de se préparer à une augmentation du nombre des cas.
Les symptômes
Pour l’instant, les symptômes de la grippe A (H1N1) sont les mêmes que ceux de la grippe saisonnière avec une association des signes respiratoires (toux, écoulement nasal, difficultés à respirer) et des signes généraux (fièvre constante supérieure à 38°C, fatigue, douleurs musculaires).
Certaines personnes peuvent cependant développer la maladie sans symptômes.
Les groupes vulnérables
Les femmes enceintes – en particulier au second et troisième trimestre de la grossesse – sont particulièrement vulnérables et toute fièvre associée à un symptôme respiratoire devrait être considérée comme une urgence médicale. Les jeunes (5 – 25 ans et même jusqu’à 45 ans), les malades chroniques et les personnels de santé et de secours, plus exposés, sont également plus vulnérables.
Selon les premières enquêtes épidémiologiques sur la pandémie, menées aux États-Unis et au Mexique, l’obésité serait également un facteur aggravant. Les personnes âgées, en revanche, seraient relativement protégées contre le virus, dont une souche proche a circulé dans les années 1948-1950.
Traitement et vaccins
La majorité des personnes qui contractent le virus sont atteintes de la forme bénigne de la maladie et guérissent sans traitement antiviral ni soins médicaux ; il suffit que le malade, reste chez lui, se repose, boive beaucoup de liquide et prenne un antalgique pour soulager les douleurs (chez l’enfant et le jeune adulte, il faut utiliser un antalgique sans aspirine en raison du risque de syndrome de Reye). L’OMS recommande toutefois l’antiviral Tamiflu.
Selon le groupe pharmaceutique suisse Roche qui le produit, le Tamiflu peut également être utilisé préventivement - notamment pour les groupes les plus exposés et ce dans l’attente des vaccins. Le laboratoire, qui disposait d’un stock de 100 millions de doses avant l’apparition de la nouvelle grippe fin mars, prévoit d’augmenter, en décembre, sa capacité à 33 millions de doses par mois, soit 400 millions de doses annuelles.
Des vaccins devraient bientôt arriver sur le marché en septembre 2009 – En Europe comme aux Etats-Unis, des laboratoires sont déjà bien avancés sur les tests thérapeutiques. Le gouvernement chinois vient d’approuver la mise en production d’un premier vaccin sorti du laboratoire chinois Sinovac. Ces nouveaux produits, pouvant provoquer des effets secondaires inattendus, devront faire l’objet d’une surveillance.
L’OMS pourrait obtenir des vaccins pour les pays les moins riches qui seraient destinés aux personnes à risque tel que le personnel de santé et les femmes enceintes.
La grippe A, cause du report du match OM–PSG en Ligue 1 française
Menacé, maintenu et finalement reporté à une date ultérieure, le choc au sommet de la 10ème journée de Ligue 1, Marseille–PSG, a été vaincu par la grippe A. La crainte de voir ce match reporté a pris forme concrètement et définitivement dimanche, peu avant 14h.
Après Ludovic Giuly et Mamadou Sakho, un troisième cas de grippe A a été officialisé dimanche matin dans les rangs parisiens, en l'occurrence Jérémy Clément. Plusieurs autres sujets étaient suspectés d'être porteurs du virus H1N1. En conséquence, la tenue du match, dimanche soir au Vélodrome, devenait trop risquée.
La Ligue a expliqué sa décision dans un communiqué diffusée sur son site officiel. « Après avoir pris connaissance de l'évolution de la situation sanitaire de l'effectif du Paris Saint-Germain le dimanche matin 25 octobre 2009, la Commission d'experts médicaux présidée par le Professeur Rochcongar a recommandé formellement à l'unanimité de reporter le match OM-PSG et de placer les joueurs et l'encadrement du Paris Saint-Germain en isolement pendant les 72 heures à venir », a déclaré l'instance dirigeante du football professionnel.
« Je tiens à présenter les excuses de la Ligue de Football Professionnelle au public, aux clubs, aux supporters et à notre diffuseurs. Il est évident que la protection de la santé des joueurs doit l’emporter sur toute autre considération », a confié de son côté Frédéric Thiriez, le président de la LFP.
Rdc Humanitaire/Eurosport
(Yes)