expulsionsC’est une tension indéniable que celle surgie entre Kinshasa et Luanda autour des expulsions des Congolais d’Angola à cause de la brutalité des brusques renvois massifs des populations vivant quelque temps seulement auparavant en parfaite convivialité avec leurs voisins. Des milliers de ressortissants de la Rdc résidant en Angola ont, en effet, été reconduits depuis quelques semaines aux frontières entre ces deux pays voisins. Une des victimes des tristes événements parle de sa situation depuis la cité côtière congolaise de Muanda dans le Bas-Congo où il s’est retrouvé dans le dénuement total comme les sinistrés déplacés de guerre à l’Est de la RDC. Les confidences du malheureux dans l’entretien ci-après avec Digitalcongo.net en disent long.

Voulez-vous d’abord vous présenter ?

Je m’appelle Sébastien Yamba

Que faites-vous dans la vie et d’où venez-vous ?

Je suis Congolais, parmi les refoulés de Cabinda en Angola suite au vent qui vient de passer ou, si vous voulez bien, qui est entrain de passer

Depuis combien de temps que vous séjournez dans ce pays ?

Cela fait 4 ans que je suis parti en Angola. Ma famille et moi, nous avons des documents comme résidents, des documents avec des cachets secs des services de l’Administration angolaise.

Mais pourquoi vous a-t-on refoulé, vous qui, apparemment aviez les documents en ordre ?

On vous fait asseoir par terre avec des illettrés. A cause de mon niveau, j’ai préféré ne pas subir ces exactions. Aussi ai-je décidé de rentrer dans mon pays en compagnie de ma famille.

Vous parlez du vent qui devra passer. Ce qui signifie que vous allez retourner après tout ce qui se passe ?

Je ne retournerai que si les relations bilatérales revenaient à la normale ( Ndlr : les relations bilatérales entre l’Angola ne sont pas rompues), et que les Angolais commencent à nous respecter. Pourquoi les Angolais refusent-ils de nous respecter alors que nous on les respecte chez nous ? C’est cela que nous ne comprenons pas. En tout cas cela nous dépasse ! Nous sommes au Cabinda en séjour régulier. Est-ce que tous les Congolais vivant en Angola sont en séjour illégal ? Imaginez qu’Albert, le président des Angolais du Cabinda est lui aussi concerné. Il a vendu des documents. Il a signé des accords avec les autorités de la place qui ont en charge l’immigration. Pourquoi alors tromper en affirmant que tous les Congolais qui sont en Angola y séjournent illégalement ? C’est triste. Nous avons dépensé pour certains le montant de 400 à 500 dollars pour obtenir régulièrement les documents de séjour trouvés sur nous.  Pourquoi alors utilise-t-on ce prétexte ?

Finalement quel est, selon vous, le mobil de ce mouvement spontané ?
 
Ni vous qui me posez cette question, ni moi, personne ne connaît les causes. En tout cas jusque-là le mobile n’est pas connu. Peut-être que vous journaliste, vous pouvez nous expliquer, afin que nous puissions comprendre ce qui se passe.

Dans quelles conditions vous a-t-on expulsé ? Qu’est ce que vous avez rencontré comme problème lors de votre expulsion ?

On nous a expulsés dans des conditions insupportables. Est-ce qu’on peut refouler un individu, en séjour irrégulier soit-il, en le reconduisant à la frontière dans un camion benne qui transporte du sable ou dans des tracteurs ? Est- ce qu’on peut arrêter, muni d’armes, un individu à 3 heures du matin sans document, alors qu’il dort tranquillement dans son lit aux côtés de son épouse avec ses sous vêtements, en le forçant d’abandonner tout, maison, voitures...

L’individu qui sort, s’il est muni de ses documents, il les présente aux policiers qui les déchirent tout simplement. C’est très grave. Pourquoi nous, Congolais, ne nous comportons-nous pas de la sorte ave nos frères Angolais qui sont aussi très nombreux ici en Rdc ? Les relations bilatérales entre nos deux pays existent-elles encore ou n’existent-elles plus ? Il est signalé des cas de viols, des tueries. Beaucoup de gens meurent. Dernièrement 34 personnes transportées dans un camion Benne ont péri à une frontière dans le Mayombe. Il y a eu des Congolaises en plein travail d’accouchement qui ont été expulsées des maternités, des garde-malades. C’était quelque peu bizarre et révoltant. C’est pourquoi nous avons décidé de retourner chez nous.

Avez-vous une quelconque autre situation à ajouter ?

Je demande au gouvernement de prendre au sérieux cette affaire. Qu’on nous refoule dans la dignité. Que les Congolais soient respectés dans les autres pays, parce qu’à l’étranger les Congolais sont considérés comme des animaux. En ce qui concerne la Rdc, c’est la toute première fois qu’elle a pu être poussée à procéder au refoulement des étrangers tel que cela s’est passé récemment. C’est la toute première fois que j’en entends parler, et que j’assiste à des scènes de refoulement. Il faut que les autorités qui sont au pouvoir puissent agir comme elles le peuvent.

2. Quid des tirs d’armes à Muanda autour des refoulés congolais de Cabinda, l’Administrateur du territoire côtier s’explique

L’Administrateur intérimaire du territoire de Muanda, ci-devant M.Guillaume Ngongo, relève que jusqu’à la date du 9 Octobre, 27. 308 Congolais refoulés d’Angola avaient franchi le territoire de la Rdc via Muanda, la plupart dans des conditions infrahumaines. L’autorité territoriale a lancé un S.O.S. Assumant avec Mme Kiatonda, les fonctions d’Administrateurs de territoire adjoints de Moanda dans la ville de Boma dans la province du Bas Congo. Ce responsable local a, depuis quelques mois, été désigné pour assumer l’intérim de l’Administrateur titulaire suspendu.

C’est donc le territoire qu’il dirige qui a eu la lourde charge de recevoir les refoulés congolais de l’Angola affluant par milliers. Dans cette autre interview ci-après, Guillaume Ngongo dresse le tableau de la situation et s’explique sur les événements survenus il y a quelques jours avec les éléments des Forces armées angolaises (Faa) présents à Muanda. Les dits éléments ont tiré en l’air pour disperser pour se frayer un passage au milieu des refoulés excités et prêts à la vengeance.

Monsieur l’Administrateur du territoire, bonjour !

Bonjour Monsieur  le journaliste

Depuis quelques semaines il s’observe une grande affluence de la population à Muanda. C’est la confusion totale. Que se passe-t-il au juste. ,Pouvez-vous éclairer un peu la religion des visiteurs de notre site ?


Merci beaucoup pour votre question qui est tout à fait pertinente. Effectivement depuis un certain temps ici, on a une situation qui est connue par tout le monde. Nos compatriotes qui avaient choisi le territoire d’Angola comme leur terre de résidence se sont retrouvés chassés de là. C’est depuis le 24 septembre que cette opération a débuté à partir de Cabinda. Mais aussitôt après une semaine, la ville de Soyo et les autres collectivités ont aussi emboîté le pas. Effectivement, il y a eu quelques petits problèmes avec nos compatriotes qui ont choisi cette terre-là pour y vivre. Un petit problème de régularisation de certains documents qui leur donnent droit d’y habiter. Voilà en bref ce que je peux d’abord donner comme première réponse.

Il semble que parmi les refoulés il y a certains qui ont leur carte de résident tout à fait en ordre !

C’est vrai. Parmi les frères, les compatriotes qui avaient choisi l’Angola, il y en a qui étaient en ordre avec le gouvernement angolais. Ils étaient détenteurs, par exemple de la carte de résident. Mais on n’a pas compris comment ces gens-là ont été refoulés de l’autre côté. Nous, nous savons que lorsque nous y sommes allés (au Cabinda), les informations que nous avons reçues de la part des autorités indiquaient que la plupart de gens refoulés sont de gens qui se comportent d’une façon indigne et qui ne sont pas en règle avec le gouvernement angolais. Nous savons très bien qu’ici chez nous,  - vous avez été à la Dgm (Direction générale de Migration). Je crois qu’on vous a dit qu’ici chez nous on délivre un laisser-passer de 3 jours aux Congolais qui veulent se rendre en Angola. Dès que vous traversez de l’autre côte, ce laisser-passer qui vous donne un droit de séjour de trois jours. Dès que vous traversez de l’autre côté, d’après les conventions, après avoir consommé les 3 jours, si vous constatez qu’à l’issue de cette échéance, vous n’avez pas encore accompli la mission de votre séjour, vous pouvez encore solliciter 3 autres jours de rallonge, moyennant paiement des frais exigés. Il semble que depuis un certain temps cette mesure a été levée. Ce qui fait que lorsque vous consommez ces 3 jours et que vous n’êtes pas en ordre, vous devez retourner directement en Rdc. Evidemment il y avait de nos compatriotes qui avaient leurs cartes de résidence depuis 2, 3 ans, mais qui ont été embarqués parmi les refoulés. C’est bizarre, et c’est cela qui nous a intrigués.

Combien, de refoulés peut-on compter à présent sur le territoire de Muanda ?

Oui, ça c’est vraiment important ! Du 24 septembre jusqu’à la date d’aujourd’hui (nous étions le mardi 13 octobre), j’ai des éléments mais il faudrait que je puisse les dépouiller pour vous. Mais retenez que jusqu’au 9 Octobre, nous avons totalisé 27. 308 Congolais. Ils sont sortis de l’Angola soit par Yacht en provenance de Soyo, soit par le pose frontière de Yema en provenance de Cabinda.  C’est ça la totalité jusqu’à cette date. (Ndrl : ce chiffre n’était provisoire). C’est cela le chiffre. Effectivement nous sommes le 13 aujourd’hui mais continuons à avoir des cas de nos compatriotes qui rentrent de l’autre côté.

Comment faites-vous alors pour encadrer tout ce monde ?

C’est cela la préoccupation majeure ou la difficulté. Nous, ici à Muanda, nous n’avons pas de sites d’encadrement. Mais dès que ces compatriotes arrivent, il y a de services qui sont dans nos frontières comme la Dgm, la Police fluviale, la Quarantaine internationale, l’Agence nationale de renseignements (Anr). La Dgm procède à l’identification de tous ces gens. On les identifie Mais dans un premier temps, nous nous sommes battus en mettant quand même 2 véhicules qui étaient descendus sur place (aux frontières) pour les transporter de là jusqu’à  la cité. Comme on était essoufflé et débordé, on ne pouvait pas continuer à le faire.

Cependant ce qui nous a plu, c’est le fait qu’il y a eu des volontaires et des refoulés. Les volontaires, lorsqu’ils arrivent, on les identifie, ils rentrent chez eux. Ils viennent avec l’essentiel, ils paient eux –mêmes leurs taxis à Yema et au Yacht.  Mais il y en a eu d’autres qui sont démunis et qui sont dispersés dans certaines familles. Il y en a eu en plus qui n’ont pas de connaissances ici et qui se sont mis à se débrouiller. Moi ici au territoire, dès que quelqu’un qui se présente et qui déclare qu’il n’a pas de moyens pour rentrer à Kinshasa par exemple, je le recommande auprès de l’Association des transporteurs de gros véhicules (Atv). Quand ils les voient avec une note avec ma  signature, ils les transportent.

Avec leur nombre aussi élevé puisqu’ils (les refoulés) ne cessent d’affluer sur le territoire que vous dirigez, ne pensez- vous pas qu’à cette allure, Muanda est en passe de connaître une catastrophe humanitaire ?

Bon ! Cela est vrai. C’est pourquoi nous lançons un cri d’alarme. Heureusement, nous espérons qu’avec l’appui que les autorités provinciales (du Bas- Congo) et urbaines (de la ville de Boma) sont entrain de nous fournir, on pourra faire face à cette situation comme vous le dites

Il y a un autre aspect, celui du coût de la vie en galopade ici tel qu’on en parle plus en plus. Selon les radios locales, les prix sont entrain de prendre sensiblement de l’ascension depuis les événements de ces derniers jours ave l’afflux des refoulés d’Angola. Quelles sont le mesures que vous préconisez pour mettre fin cette situation provoquée délibérément par certains commerçants ?

Oui. Il est vrai que Muanda est un territoire où la vie a toujours coûté cher. Avant que la route ne soit réhabilitée, on avait de sérieux problèmes puisque tout arrivait de Kinshasa. D’autres produits nous provenaient de l’Angola. Donc il y avait des échanges entre la cité de Muanda et les villes et autres localités voisines de l’Angola. Nous, on les alimentait avec nos produits comme les oignons, les tomates, et les poivrons. Eux aussi nous alimentaient avec les produits manufacturés ou alimentaires comme les boîtes de conserve. Depuis que ce mouvement des expulsions a commencé, on s’est rendu compte qu’il y a hausse des prix, puisque de part et d’autre, il n’y a plus d’échanges alors qu’est observée l’augmentation du nombre d’habitants sur notre territoire. Les économistes parleraient de la loi de l’offre et de la demande. Il y a de part et d’autre une diminution des biens qui nous arrivent et une augmentation des consommateurs. D’où cette situation de la hausse des prix.

Les Angolais nous refoulent (ou refoulent les Congolais) de leur territoire. Mais d’après les informations, il y a aussi des Angolais ici. Ne sont-ils pas inquiétés par vos administrés ?

Vous savez, il y a une convention qui a été signée entre la Rdc, l’Angola et la République du Congo. Il y a des articles qui stipulent que lorsqu’il y a des cas d’irrégularités dans l’un des pays concernés, il faudra informer 48 ou 72 heures d’avance le pays concerné par les ressortissants devant être refoulés, de façon à permettre à ce pays à mieux s’organiser pour l’accueil. Mais nous nous sommes rendu compte que cela n’a pas été le cas pour l’Angola qui n’a pas respecté cette disposition de la convention. Quant à nous de notre part, lorsque la hiérarchie avait pris la décision de procéder au refoulement en réciprocité, nous avons opté pour les 72 heures, en demandant aux Angolais qui ne sont pas en ordre et qui devaient quitter librement notre pays de pouvoir le faire. Après cet ultimatum, il y a eu effectivement des Angolais qui sont partis d’eux- mêmes.

Combien d’Angolais sont partis dans ce mouvement.

Il faudra que je puisse vérifier les données. Mais il y en a qui sont partis. Il y en a qui se sont entêtés. Ceux-ci ont été récupérés par les services de la Dgm et de la Police. La première vague qui a été refoulée est partie. Mais le comble, c’est que dans tout cela, nous avons des tribus mixtes ici. Il y a des gens qui ont des origines hétérogènes, c’est-à-dire qui ont des parents de part et d’autre. Le Territoire de Muanda est composé de 3 secteurs, de 3 tribus. Le secteur de la Mer appartenant aux Bawoyo, le secteur des Assolongo aux Assolongo, le territoire de Boma Bungu qui est aux Bakongo de Boma Bungu.

Nous nous sommes rendu compte que de part et d’autre, il y a des Assolongo angolais et des Assolongo congolais. Il y a aussi des Woyo congolais. Ce qui a failli dégénérer lors de cette opération. Mais nous avons quand même pu maîtriser cela. Je suis personnellement passé à la radio et j’ai expliqué à toute la population en disant que selon les instructions que nous avons reçues, ce sont les Angolais qui sont ici dans une situation irrégulière qui doivent quitter notre territoire. Il y a quand même eu des esprits surchauffés qui étaient mécontents, des gens venus de l’autre côté notamment(les refoulés). Pour eux, il faillait faire la chasse à tous les Assolongo. Pour eux, tous les Assolongo qui sont à Muanda sont des Angolais. J’ai expliqué clairement à maintes reprises à la radio et les gens ont compris que les Assolongo est une tribu dont les ressortissants font partie de notre territoire et qu’on ne pouvait pas les chasser. C’est ce qui a calmé cette tension. Bien sûr il y a des cas isolés qui ne comprennent pas, mais nous sommes entrain d’expliquer pour que les gens comprennent que c’est cela.

Il semble que l’opération de l’autre côté est accompagnée des bavures. On parle de scandaleuses exactions. On parle des cas de viols dse femmes, des tueries même …

Vous savez, il existe des relations diplomatiques entre nos deux pays. Il y a des histoires qui ne peuvent pas relever de ma compétence en tant qu’Administrateur du territoire. Nous avons des normes qui nous régissent et qu’il nous faut respecter. Nous avons effectivement remarqué qu’il y avait des compatriotes qui venaient de l’autre côté et ce, de façon déplorable.  Quand on vous ramasse et qu’on vous renvoie dans les conditions dans lesquelles vous vous trouvez…

Les volontaires au retour au pays, je l’ai dit, eux en ce qui les concerne s’arrangent en prenant le nécessaire comme je l’ai dit. Il  y a eu des cas des femmes rentrées ici qui avaient été violées. On a fustigé tout ce comportement. Parce que même si vous cherchez à chasser quelqu’un chez vous, il faut que cela puisse se faire d’une façon digne. Nous avons déploré ce comportement. Le rapport a  été fait à la hiérarchie. Je crois que les gouvernements des deux pays trouveront des solutions à ce problème dans le cadre des  pourparlers en cours

Parlons un peu, M. l’Administrateur du territoire, de ce qui s’est passé au Marché Malongo !

Oui. Effectivement il y a eu des incidents regrettables le mardi 6 avril .Effectivement dans les cadre du contrat qui lie l’armée congolaise à son homologue angolais, il y a des éléments des Forces armées angolaises établis à la base de Kitona (à 5 Kms de Muanda) qui dispensent la formation à certains de nos militaires. A Kitona il n’y a rien. Il n’y a pas de marché. Tout est concentré à la cité de Muanda. Ce qui fait que ces gens, le jour où ils devaient descendre pour récupérer leurs approvisionnements dans les entrepôts de Congo Futur, il s’est produit des incidents regrettables.

Comme c’était le premier jour qu’il fallait amorcer le processus de refoulement des Angolais non en règle, ils ont trouvé une masse devant le territoire où se trouvaient la plupart des gens venus de l’Angola. C’est ainsi que, mécontents, lorsque ces refoulés congolais ont aperçu les véhicules des Faa, ils se sont mis à huer sur ces militaires en disant que, eux aussi, ils devaient subir le même sort que le leur en Angola. La population criait sur eux, en lançant des invectives contre eux avec des vociférations tels « Retournez chez vous ! ».

Comme il s’agissait des militaires, et que fort heureusement moi-même j’étais sur place, j’ai appelé le général (Le Comandant de la base de Kitona : le général Mustapha) pour lui dire que nous, nous allions amorcer le processus (d’expulsions de réciprocité) tel que décidé à notre conseil de sécurité. Mais comment pouvait-il se faire que les Angolais viennent encore ici ? Le général est descendu personnellement. On a eu des entretiens avec lui. Je lui ai parlé de la présence des militaires angolais venus chercher leurs provisions et que nous nous trouvons devant une résistance. Nous ne savons que faire.

On leur a alors demandé de  prendre une route détournée afin de quitter le lieu. Ils ont répondu qu’ils ne la connaissaient pas. Comme ils sont des militaires, pour s’échapper, ils ont tiré des balles en l’air en cherchant à se frayer le passage pour rentrer chez eux au camp militaire de Baki. Nous avons aussi fustigé ce comportement. Le général est parti en donnant un certain nombre de conseils en leur demandant de ne pas agir ainsi, au risque qu’ils provoquent un certain nombre de situations qui risquent de ne pas être maîtrisées ici chez nous. Voilà comment ça s’est passé ce jour là.

Pour terminer, quel autre éclairage pouvez-vous apporter, M. l’Administrateur ?

Pour terminer je vous remercie, M. le journaliste de Digital Congo. Muanda étant un territoire tout à fait particulier, nous vivons des situations particulières. Nous sommes à la frontière avec nos frères angolais. Tous ces gens qui viennent de l’autre côté, c’est nous qui les recevons. Nous avons deux grandes frontières pour ceux qui sortent de Cabinda, et par des Yachts pour ceux-là qui viennent de Soyo. Ils viennent tous se concentrer ici avant de prendre les moyens de transport pour se rendre dans leurs milieux d’origine. C’est vraiment un problème sérieux qui attend des solutions.

Propos recueillis par l’envoyé spécial Boni Tsala/MMC


(BT/DN/Yes)