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Moi, je ne travaille pas par rapport aux gens je travaille par rapport à mon esprit, suivant la manière dont l’Ange gardien dirige ma vie. J’écoute plutôt mes collègues mais, je ne travaille pas en fonction de ce qu’ils font.

Depuis quelques semaines, le chanteur Jipson Butukondolo « Cardinal » séjournée à Kinshasa pour la réalisation d’une partie de son tout premier album solo, « Diagnostic », dont Il a commence les travaux à Paris.

L’ancien de Quartier Latin International a profité de son séjour kinois pour mettre sur pied un groupe musical d’accompagnement. Nous l’avons surpris dans son nouveau lieu de répétitions, le dancing-club Exit, ex ­M16, situé à un jet de salive du rond-point Kimpwanza, dans la commune de Kasa-­Vubu. L’occasion de tailler bavette...

Visa : Jispson, où en êtes-vous avec la partie Kinoise de l’enregistrement de votre album « Diagnostic » ?
Jispson Butukondolo : J’ai fait trois séances au studio Ndiaye, j’ai fini. J’ai aussi fait des prises pour quatre clips. Je ferai d’autres prises de vues pour deux clips encore. Le 11 juillet, je rentre à Paris. L’album sort le 15 septembre en Europe et le 20, en Afrique et au pays.

Visa : Vous aviez dit à votre arrivée à Kinshasa qu’il est trop coûteux d’entretenir un groupe musical. Mais, vous avez aujourd’hui un orchestre. Qu’est-ce qui vous a finalement décidé ?
J.B. : C’est un groupe d’accompagnement. Avant de descendre à Kinshasa, j’avais eu à jouer en Centrafrique. Cela m’avait valu toute une semaine pour des séances de répétitions avec le groupe local qui  devait m’accompagner. Cela n’aurait pas été le cas si j’avais un groupe à moi.

Visa : Le chanteur Héritier Watanabe et l’animateur Brigade de Wenge MMM devaient vous accompagner au studio Ndiaye. Cela s’est ­il réalisé ?
J.B. : Non. Werrason que j’avais personnellement rencontré avait pourtant donné son accord. A la derrière minute, ils ne se sont pas présentés au studio. Ils ont allégué le fait que je devais d’abord parler avec Werrason, leur patron. J’ai compris. Mais, je n’en fais absolument pas un problème. J’ai travaillé avec d’autres personnes, ça s’est bien passé.

Visa : Vous aviez eu plus de 100 candidats musiciens pour votre groupe. Celui-ci a-t-il déjà une ossature et une configuration plus ou moins définitive ?
J.B. : J’ai à ce jour une dizaine de chanteurs, quelques musiciens, quelques danseuses et danseurs…
Le groupe est déjà assis. Il peut jouer à tout instant si une production se présente. Pour cela, on peut contacter mon bureau au n° d’appel 0997550066. Même si je suis en Europe, je viendrai jouer. Tout va bien.

Visa :
Depuis votre arrivée à Kinshasa, comment jugez-vous le marché du disque au pays ?
J.B. : Il y a de la place pour quiconque fait du bon travail Je me suis bien préparé. Voilà pourquoi je suis descendu à Kinshasa pour rassurer mes fans qui m’ont beaucoup manqué quelques années durant. J’ai voulu montrer aux mélomanes que je suis en train de travailler. J’ai déjà fait un featuring avec l’Antillaise Linnsha ainsi qu’avec l’Ivoirien Meiway. J’invite mes fans à la patience ; ils ne seront pas déçus.

Visa : Fally Ipupa vient de son sortir le deuxième album de sa carrière, solo, Ferre Gola s’apprête à faire de même.. Leur succès sur le marché ne vous met-il pas sous pression ?
J.B. : Pas du tout. Moi, je ne travaille pas par rapport aux  gens je travaille par rapport à mon esprit, suivant la manière dont l’Ange gardien dirige ma vie. J’écoute plutôt mes collègues mais, je ne travaille pas en fonction de ce qu’ils font. Qu’on se le tienne pour dit : « Diagnostic » arrive et on verra bien.

Visa : Quels autres musiciens congolais établis en Europe vous accompagneront dans l’album « Diagnostic » ?
J.B. : II y a Deo. Brando et Rolly Mayemba.

Visa : Peut-on connaître le producteur de votre album ?
J.B. : Je tais encore son nom parce que je l’ai obtenu difficilement. Si vous voulez, il s’appelle. Monsieur Monsieur ? Vous le découvrirez au courant de ce mois avec la sortie des affiches.

Visa : Nous. Vous avons vu interpréter la chanson « Kaful Mayay » de Tabu., Ley Rochereau . Quelle est votre opinion sur ce baobab de la chanson congolaise ?
J.B. : Tabu Ley, c’est mon idole numéro un, en Rdc et en Afrique. Je connais une dizaine de chansons de son répertoire.

Quand « Kaful Mayay » est sorti, je n’étais même pas encore dans le ventre de ma mère ; j’étais encore au paradis. En suivant l’oeuvre musicale du Seigneur Tabu Ley Rochereau, j’ai réalisé que c’est un phénomène. Voilà Pourquoi je me fais le grand plaisir d’interpréter ses chansons 1ors de mes productions.  Notez en. passant que j’ai déjà joué à Kinshasa avec mon groupe d’accompagnement.

C’était, le 26 juin dans un concert acoustique à l’Hôtel Venus. Mon aîné Nyoka Longo était là ainsi que la journaliste Lob Mibobo. C’était pour l’anniversaire de ma naissance.

Visa : Votre mot de la fin ?
J.B. : J’invite de nouveau mes fans, en particulier, et les mélomanes, en général, à la patience. Ils ne seront pas déçus par l’album « Diagnostic ».

KaleNtondo/Visa
(Milor)



Last edited: 21/10/2009 14:35:13

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