Dans la commune de Matete les personnes qui veu­lent investir dans des bars de plein airs sont garanties d’obte­nir l’autorisation nécessaire des autorités communales. A la seule condition de justifier d’un espace susceptible d’abriter un tel investissement. Car, dit-on dans cette entité, l’autorisation ne fait pas défaut; mais l’es­pace.

Voilà pourquoi des éco­les établies dans cette com­mune sont de plus en plus pri­ses pour cible. Il s’agit, dans cet ordre d’idées, d’exploiter tout espace comprise entre la clô­ture d’une école et la voie pu­blique. Le soir, après la sortie des classes de la deuxième va­cation, des exploitants du lieu aménagent chaises plastiques, tables et baffles.

Les habitués se déplaçant en couples ou en groupes d’amis, ne se font pas prier pour installer en un endroit de leur convenance et y passer leur temps autour de la bière. Tout, en effet, se passe à la manière d’un enfant hypocrite qui; loin des regards d’un tuteur, expose ses écarts comportementaux. Lorsque le responsable s’appro­che de lui, l’enfant hypocrite s’arrange à dissimuler des tra­ces de sa turpitude.

De même, les bars qui exploitent le devant ou la cour de certaines écoles, s’arrangent à éviter tout affrontement avec des responsables scolaires. Ceux de l’administration communale par contre qui jouent leur jeu, sont devenus leurs compli­ces.

Des églises dépourvues de salles autonomes louent dans des écoles

La cour d’une école peut servir de salle de prière, si les responsables scolaires accep­tent de répondre à la demande formulée à cet effet par des res­ponsables d’une église. Cette pratique est devenue courante dans le contexte kinois. Car le foisonnement des églises ne s’est pas accompagné des moyens conséquents pour que chacune se donne le luxe de disposer des infrastructures autonomes.

Des églises du mouve­ment du réveil et le ministère The Way (La Voile) au Congo excellent dans ce sens. Dans le même ordre d’idées, des res­ponsables scolaires ont trouvé d’autres moyens de se faire de l’argent, en louant la cour de l’école à des organisateurs de fêtes. La plupart des écoles of­ficielles et celles d’obédience catholique, protestante se sont illustrées comme  familières à la pratique.

Les salles de fêtes sont à la mode et constituent pour l’heure, un secteur d’investisse­ment alléchant. En janvier der­nier, le chef de Division urbaine de la culture, M. Godé Kamanda se confiant à la presse, a révélé que le nombre de ces salles dans le contexte kinois avait franchi la barre de trois cent. A ce jour, ces chiffres sont susceptibles d’être actualiser chiffres, l’on retiendrait, à cet effet, une moyenne de dix sal­les par commune. Dès lors que des écoles sont encore sollici­tées pour abriter des manifes­tations, donc servir de salles de fêtes, il y a lieu d’imaginer l’im­portance actuelle que prend le taux de demandes de ces ser­vices.

Payne/L’Avenir


(TH/GM/PKF)