La mort l’a emportée après de vives douleurs et une légère hémorragie au niveau des organes génitaux.
Au quartier III dans la commune de Masina, une jeune fille de 20 ans a succombé la semaine dernière, d’un surdosage de chloramphénicol. L’intention était d’avorter, selon la source. La mort l’a emportée après de vives douleurs et une légère hémorragie au niveau des organes génitaux. Pour l’heure, la famille s’est chargé des obsèques, sans recevoir d’assistance de l’auteur de la grosse qui, lui, est en cavale.
La victime était prénommée Sahara. Elle apprenait l’Esthétique dans un centre de formation professionnelle établi au quartier VII, à N’Djili. La source indique que par manque de professionnalisme, un jeune médecin se trouverait aux arrêts dans le cadre de cette affaire. En effet, le cas conduit au centre de santé présentait une certaine gravité. Car la dose avalée de chloramphénicol avait rongé la pauvre de l’intérieur.
Mais comme la famille s’agitait, le médecin que la source présente comme un stagiaire, a cru bon gérer seul l’affaire qui sentait du fric, plutôt que de le transférer dans un centre plus expérimenté et outillé. Les trois premiers jours sont passés sans dégât majeur, mais la malade gémissait. De son côté, le médecin se contentait d’exiger davantage à la famille.
Le quatrième jour, contre toute attente, la saignée se poursuivant en gouttelettes, a entraîné la mort. Auparavant, le jeune médecin après un tour de salles de routine, s’est enfermé dans son bureau. Tout à coup, il a vu surgir un groupe de jeunes gens, l’empêchant de sortir. La source rapporte que c’étaient des proches de la patiente, venus à la suite de la mère. Pour l’heure, le traitant en voulant par envie gérer un cas désespéré, est tombé dans les filets des forces de l’ordre. Il lui revient, dès lors, d’user des arguments convaincants pour se tirer d’affaires.
Les dernières nouvelles indiquent que la dépouille de Sahara a été acheminée dimanche au cimetière de Kinkole. Après elle, de nombreuses jeunes filles attirées par la virilité et des discours séducteurs des sexistes, font chaque jour à Kinshasa, et parfois en silence, les frais de leur naïveté.
Payne/L’Avenir
(TH/GM/PKF)