Les jeunes délinquants, en vue d’atteindre leurs buts, se servaient souvent de gros morceaux de pierres pour l’ouverture des portes lors de leurs opérations de vols et viols pendant les heures tardives de la nuit.
Le phénomène Kuluna qui accapare l’actualité ces jours, remonte, selon un officier supérieur de la Police nationale congolaise qui a requis l’anonymat, a un peu plus loin dans les années 1962, 63, 64 à Bukavu où ce même phénomène qui tracasse en tout sens la ville de Kinshasa a pris le fabuleux nom de Kuluna.
Ce modèle cadre supérieur de la Police-nationale congolaise qui gère des mains expertes l’une des communes de la capitale, dit avoir, pendant ses diverses mutations à travers le pays, amassé une importante somme d’expériences qui se résume dans l’apport d’un équilibre social au sein de la société congolaise.
Il s’appuie sur lui-même quand il abordera l’épineux problème de sa solde du fait qu’en tant que tel, officier supérieur d’une institution vitale du pays, il touche à la fin de chaque mois moins de cinquante mille Francs congolais. Et pourtant à cause de son statut de père de famille, il a plu au Très Haut de lui donner un bon nombre d’enfants à encadrer sous toutes ses formes à cause de cet insignifiant traitement et dans l’attente, selon certaines langues, de l’imminente application des résolutions de « Mbudi », ce septuagénaire regrette vivement de ne pouvoir s’acquitter confortablement de ses fonctions parentales.
Pour revenir sur l’histoire de Fatuma (nom attribué à une jeune fille) à Bukavu, les jeunes délinquants, en vue d’atteindre leurs buts, se servaient souvent de gros morceaux de pierres pour s’en servir dans l’ouverture des portes lors de leurs opérations de vols et viols pendant les heures tardives de la nuit. Lors de ces incuries, quiconque se hasardait à leur barrer la route en payait en son compte.
Toute tentative de récupération se résumait dans la fatalité et, dans cette contraignante peur, plus personne ne ressentait l’envie de dormir comme il le pouvait. Prenant ce problème à bras le corps, le bourgmestre de cette entité administrative avait, contre sa propre sécurité, mené une campagne explicative en direction de tout disciple de cette sale besogne.
Les jeunes se sont vus octroyer divers métiers afin de les occuper d’une manière ou autre. Cette louable initiative a coïncidé heureusement avec la construction de l’hôtel des postes du chef-lieu de la province du Sud-Kivu.
A tout dire, notre occasionnel interlocuteur demande à nos gouvernants, à l’approche des prochaines échéances électorales, de tout faire afin que le social de leurs électeurs puisse s’améliorer afin qu’ils vivent comme un poisson dans l’eau. Quarante-neuf ans après l’indépendance, le peuple congolais en général et les parents en particulier, doivent être à mesure de se prendre réellement en charge; ils n’ont qu’à en appeler à une bonne option politique pour y arriver sans anicroche si l’on tient expressément compte de la richesse incommensurable dont regorge notre pas.
Ce n’est pas de la rêverie du fait qu’avant notre accession à la souveraineté nationale et internationale, le peuple congolais mangeait, buvait à sa soif. Il se faisait suffisamment soigner à l’approche d’une quelconque maladie. Les exemples de la préoccupation gouvernementale à l’égard de ses administrés sont légion. Au moins une à trois fois par semaine, en lutte contre les moustiques, des avions petits porteurs, hélicoptères et camions pulvérisateurs des produits anti-moustiques se rendaient d’un coin à l’autre de Léopoldville. Les caniveaux et les lieux d’aisance n’étaient pas épargnés par des agents d’hygiène à pied.
Les fonctionnaires jouissaient des avantages qu’offrait leur statut d’agents de l’Etat. Ils pouvaient conséquemment, se rendre en vacance avec toutes leurs familles à l’anniversaire de la date de son engagement. D’autres faits encourageants venaient, à chaque occasion, se greffer aux premiers.
Maintenant que l’heure a bien sonné pour la démocratie après trente-deux années d’un régime sans partage, le peuple congolais, toutes tendances socioprofessionnelles confondues, réclame, à cor et à cri, ses droits les plus élémentaires.
Marcel Masani Selo/Le Palmarès
(GM/Tkm/Yes)