Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 20/03/2010 19:26 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
De plus en plus d’observateurs sont enclins à croire qu’une machination serait ourdie au niveau de la tutelle administrative pour couler définitivement l’Adg suspendu de la SONAS, Herman Mbonyo, et tenter de le faire arrêter.

Alors que le Procureur général de la République attendait qu’elle lui transmette officiellement le rapport qui continue à moisir dans ses tiroirs, relèvent les mêmes observateurs, Mme Mabunda se serait limitée à transmettre quelques observations sans en indiquer les réponses ou justifications et, surtout, la conclusion du rapport tant attendu par le patron du ministère public qui ne cesse de le lui demander.

Où est donc passé le rapport de la mission d’audit du Portefeuille à la SONAS ? Cette question, l’opinion ne cesse de se la poser depuis que les auditeurs avaient transmis, en date du 22 août 2009, leur rapport dénommé «Feuille d’observations relative à la gestion de la SONAS» à qui de droit, c’est-à-dire à la ministre Mabunda du Portefeuille.

A la place du rapport, juste quelques observations pour couler Mbonyo

Curieusement, alors que les conclusions du rapport d’audit, soutiennent des observateurs, semblent être conservées dans ses tiroirs, l’opinion s’étonne de la publication de quelques observations de la «feuille d’observations» des auditeurs sur lesquelles Mme Jeannine Mabunda se serait appuyée pour faire accréditer la thèse d’une «mauvaise gestion de la SONAS pour la période sous revue allant de janvier 2008 à juillet 2009».

La ministre du Portefeuille aurait même adressé une correspondance dans ce sens au Premier ministre Adolphe Muzito en étalant ses propres intentions. Pourtant, dans le rapport, les différentes observations ont été suivies des réponses ou justifications précises sur les plans administratif, financier et technique. Et le rapport se termine par une conclusion sans appel: «Aucune faute personnelle ni collective».

Mais, de l’avis de la ministre, s’inquiètent les observateurs, la SONAS n’a connu que la mégestion depuis l’avènement de l’Adg Herman Mbonyo.

«Au lieu de rendre le rapport comme l’exige le Procureur général de la République, la ministre du Portefeuille maquille les faits en publiant une note d’observations», font remarquer les observateurs. Et ces derniers d’ajouter: «Les faits contredisent Mabunda. C’est plutôt au cours de cette période (janvier 2008 à juillet 2009) que l’assureur national a fait grimper les chiffres d’affaires (de 14.000 Usd à 68 millions Usd).

Ces prouesses ont valu à la SONAS une place de choix au niveau de la FANAF, premier en assurance automobile, troisième en chiffres d’affaires et sixième en branche transports, dans l’Afrique sub-saharienne». Allant même plus loin, on se réfère à une appréciation de Mabunda elle-même lors de son passage à la SONAS vers fin 2008: «C’est depuis une dizaine d’années que je travaille pour l’Etat congolais, je n’ai jamais vu la SONAS réaliser autant d’exploits».

Ainsi donc, en décidant de ne transmettre au Premier ministre, au ministre des Finances et aux instances judiciaires juste que quelques observations triées sur le volet, s’interrogent les observateurs, Jeannine Mabunda tenterait-elle ainsi de les induire en erreur pour avoir la tête de l’Adg Herman Mbonyo de la SONAS ?

Sinon, comment comprendre qu’elle n’ait toujours pas transmis le rapport d’audit au Procureur général de la République qui ne cesse de demander ce document pour arrêter Herman Mbonyo s’il le mérite ? Espérait-t-elle, avec cette démarche où la vérité est visiblement tronquée, pousser les autorités compétentes à prendre de mauvaises et regrettables décisions ?

Voilà qui pousse les observateurs à conclure qu’en transmettant un rapport tronqué, la tutelle administrative prouve qu’elle avait des raisons inavouées pour garder le rapport lui transmis depuis le 22 août 2009.

Pourtant, la SONAS avait repris ses lettres de noblesse en 2008 en cessant d’être une entreprise insolvable pour devenir une vraie société d’assurances jusqu’à payer 10 millions Usd aux sinistrés. «La visibilité et le renouvellement de l’outil de travail, l’amélioration des conditions des travailleurs et de nombreuses réalisations sont autant de faits qui attestent que la SONAS était gérée comme jamais auparavant.

D’ailleurs, l’audit Mabunda est le sixième d’une longue série. Les cinq premières missions d’audit durant cette même période, dont le fameux KPMG, n’ont jamais révélé un quelconque cas de détournement ou de mégestion. En plus, ces pécédentes missions d’audit ont publié des rapports d’audit en bonne et due forme», arguent les observateurs.

Quid de la feuille d’observations des auditeurs ?

Quelle est la différence entre la feuille d’observations et le rapport d’audit ? De l’avis des spécialistes, une feuille d’observations est un relevé général d’informations à vérifier, soumis à l’entité contrôlée ou auditée. Mais, après une confrontation, l’auditeur dresse un rapport définitif qui ne retient que les faits non justifiés et non élucidés.

Tout comme la feuille d’observations est également un vade mecum que l’auditeur réalise avant d’entreprendre un travail d’audit. Et une fois terminé, l’auditeur interpelle les personnes mises en cause pour apporter leur défense ou justification par rapport à ces observations couchées dans la fiche.

Dans le cas de la SONAS, précise-t-on, cette feuille d’observations aurait été discutée et aurait fait l’objet d’échanges entre les services de la SONAS et les auditeurs.

Toutes les questions posées, indique-t-on, auraient trouvé des réponses précises avec des pièces justificatives. C’est là que les observateurs se demandent alors dans quelle intention la ministre Mabunda du Portefeuille, qui était au courant de tous ces faits, aurait fait publier sa lettre à charge contre l’Adg Mbonyo.

(CL/PKF)

Forum des As



Last edited: 15/10/2009 15:02:09

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067

© 2000 - 2010 Multimedia Congo s.p.r.l.