foretRené Ngongo, conseiller politique pour Greenpeace Afrique a reçu le Right Livelihood Award 2009-commune­ment appelé le « Prix No­bel alternatif » pour son travail en faveur de la protection des forêts et de la justice sociale en République démocrati­que du Congo (RDC).

Ngongo, 48 ans, a créé l’influente « Organisation Concertée des Ecologis­tes et Amis de la Nature » (OCEAN) en 1996 pour donner une voix et des in­frastructures à la société civile congolaise dans sa lutte contre la destruction des forêts. Diplômé de l’Université de Kisangani, il est un écologiste de renom et militant pour les droits de l’homme.

Ngon­go est un expert sur les impacts de la destruction environnementale dans le bassin forestier du Congo. Il a également beaucoup travaillé avec les commu­nautés forestières afin de promouvoir leurs droits relatifs à la protection des forêts et à la conservation de l’environnement.

Ne à Goma, dans l’est de la RDC, il vit à Kinshasa avec son épou­se et ses quatre enfants, qu’il considère comme une source d’inspiration pour son travail. « Nous avons besoin de protéger les forêts du bassin du Congo afin d’assurer la survie des générations fu­tures. Nous savons aussi qu’il nous faut sauver les forêts pour sauver le climat. La riche biodiversité de nos forêts pourrait très bien nous aider, et aider nos enfants à s’adapter à un climat qui change, ce qui est hélas de plus en plus nécessaire. Nous ne parviendrons à sauver les forêts du bassin du Congo qu’en travaillant ensemble au niveau local, national et international. J’espère que ce prix portera l’attention sur ce problème », a-t-il dit en apprenant la nouvelle.

La collaboration de René Ngongo ave Greenpeace a commencé en 2004 et il travaille pour l’organisation environnementale internationale depuis 2008. Il était un choix évident pour superviser l’ouverture ou superviser le bureau de Greenpeace à Kinshasa. Depuis lors, Ngongo a continué de défier gouvernement et organisations internationales pour assurer  la transparence dans les réformes forestières en cours. Il a récemment écrit  au ministre de l’Environnement de la Rdc lui demandant de prendre ses  responsabilités. « Il est encore temps de sauver les forêts primaires intactes de la Rdc et  de soutenir des modèles de gestion véritablement durables et de développement local qui bénéficient aux congolais. Mais il faut agir très vite », a-t-il dit. Le bassin du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie.

Se félicitant de ce prix, le directeur exécutif de Greenpeace International, Gerd Leipold, a décla­ré : « Bien que nous espé­rons que le président Oba­ma transforme le Nobel de la paix en action concrète pour la protection du climat à la conférence des Nations Unies sur le climat en décembre à Copenhague, ce sont des person­nes comme René Ngongo qui ont déjà commencé le plus gros du travail. Les gens comme René sont les véritables leaders sur le climat et il est bon de savoir qu’au moins un hé­ros du climat sera honoré en Scandinavie en décem­bre.

Le Prix Nobel Al­ternatif sera présenté à Stockholm, en Suède, le 2 Décembre 2009, trois jours avant le début des négociations cruciales des Nations Unies sur le climat à Copenhague. La défo­restation est responsable de 20% de nos émissions annuelles de gaz à effet de serre – soit plus que le secteur global du trans­port. Ngongo et le reste de Greenpeace demandent que la communauté inter­nationale se mette d’ac­cord à Copenhague sur un mécanisme de protection des forêts qui arrête la dé­forestation tropicale brute d’ici fin 2015 et favorise le développement local basé sur les alternatives à 1’exploitation industrielle du bois.

Le Phare


(DN/Milor/Yes)