La Fédération nationale congolaise de judo (Fenacoju) a fait la restitution des 6èmes Jeux de la Francophonie au cours d’une conférence de presse tenue le dimanche 11 octobre à son siège sur l’avenue Dima, dans la commune de Kinshasa.

Le comité exécutif de la Fenacoju a été représenté par son 1er vice-président, M. Lukembeso et le secrétaire général Matondo Ndombolesi. On a également noté la présence de l’entraîneur Blaise Bekwa.

D’entrée de jeu, le secrétaire général Matondo Ndombolesi qui a accompagné l’équipe nationale de judo à Beyrouth s’est félicité de la participation des judokas de la RDC à ces 6èmes Jeux de la Francophonie.

Le judo est la seule discipline ayant réussi à ramener des médailles au pays. Sur les 9 athlètes alignés, trois ont arraché des médailles de bronze, chacun dans sa catégorie.

L’entraîneur Blaise Bekwa a, quant à lui, parlé le niveau très élevé de la compétition cette année. « On avait l’impression de prendre part aux championnats du monde des pays francophones. Tous les champions étaient présents », a-t-il précisé.

La première médaille de bronze a été remportée par Lokuku Darryl dès le deuxième jour de la compétition. Les deux autres médailles ont été arrachées par Mushi Ndibu « Chaleur » et Cédric Mandembo chez les plus de 100 Kg. Chez les dames, Monica Buanga Misenga qui a été la seule a été alignée; a terminé à la 5ème place.

Mauvaises conditions de préparation

Réagissant face à une opinion qui dit que les judokas congolais n’ont pas l’habitude de viser l’or, le capitaine de l’équipe Mushi Ndibu « Chaleur » a déclaré que ses coéquipiers se battaient pour l’amour du drapeau malgré les conditions difficiles de préparation.

« Nous travaillons avec les moyens du bord pendant la préparation, les athlètes ne bénéficient pas d’une mise au vert ni des stages avant des compétitions d’une aussi grande importance », s’est-t-il plaint.

Mushi Ndibu a aussi parlé de la motivation des athlètes. « Les athlètes congolais qui ont pris part à ces 6èmes Jeux de la Francophonie ont reçu la prime la plus modique de la compétition, soit 600 Usd. A côté de nous, nos concurrents avaient 3, 4 ou 5 fois plus.

A cela, il faut ajouter que rien n’a été prévu pour stimuler les athlètes à réaliser de belles performances. Médaille ou pas, vous devez vous contenter des 600Usd. Pas de prime pour la médaille », a-t-il fait savoir.

C’est pour la deuxième fois consécutive que les judokas congolais remportent des médailles aux Jeux de la Francophonie. En 2005, ils s’en étaient sortis avec une médaille en argent. Les 3 médailles remportées à Beyrouth confirment les progrès que ne cessent de réaliser la discipline depuis quelques années.

Le Potentiel


(CL/Tkm/Yes)