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Après deux mois de suspension de l’Adg Herman Mbonyo, de la Sonas, avec autant de missions d’audit diligentées dans l’entreprise, rien d’anormale, ni de compromettant n’est à signaler.

sonasDécidément, le portefeuille de l’Etat congolais est-il devenu un marigot des caïmans pour les mandataires publics ? C’est la question que se posent nombre d’observateurs au regard des ennuis que connaissent certains ges­tionnaires des entreprises publi­ques, ennuis qui découragent les bonnes consciences.

Ces caïmans voient tout en noir et sont réfractaires au changement pour des in­térêts égoïstes. Le cas d’Herman Mbonyo Lihumba, ADG de la Sonas, suspendu de façon cava­lière depuis deux mois par la mi­nistre du Portefeuille demeure en­core d’actualité.

Certaines langues ne manquent de qualifier cette sus­pension de précipité. Car, en dé­pit des conclusions de l’enquête menée dans l’entreprise par l’IGF et le CSP pour affirmer ou infirmer la megestion dont Herman Mbonyo se serait rendu coupable.


Jeannine Mabunda ne sait plus se prononcer. Ces conclusions d’audit, vraisemblablement, conti­nuent de moisir dans les tiroirs de Madame la ministre du portefeuille alors que le dossier semblait ur­gent. Quelle est alors la raison de ce silence prolongé de Mme Mabunda au moment  où toutes les conclusions sont à sa portée ?

C’est la question que se posent des analystes avertis qui craignent de voir ce jour la Sonas rénovée et qui a enregistré autant des per­formances depuis l’avènement du comité Mbonyo sombrer de nou­veau dans le gouffre.

Deux mois de suspension avec autant de missions d’audit diligentées dans l‘entreprise, rien d’anormale, ni de compromettant n’est à signaler. C’est ici l’occa­sion de s’interroger sur l’esprit qui a taraudé Jeannine Mbunda à prendre une si grave décision dans la précipitation et qui vient briser tout l’élan volontariste im­primé par l’ADG Herman Mbonyo à la Sonas.

Dans certains microcos­mes, on parle peut-être avec rai­son d’un acharnement pire et sim­ple car la tête de Mbonyo gênait certains intérêts. Sinon alors comment comprendre que dans un comité de gestion où la règle de collégialité est de mise, qu’on puisse uniquement sanctionner l’Adg et non toute l’équipe ?

Selon certaines indiscrétions, il a fallu que le procureur de la Répu­blique fasse pression pour que la ministre de tutelle dépose les fameux rapports d’audit au Premier ministre. Ce qui ne manque pas d’alimenter la chronique dans les milieux des affaires où on inter­prète le retard mis dans la publi­cation de ce rapport comme une preuve que les enquêteurs n’ont rien trouvé de compromettant sur la gestion d’Herman Mbonyo.

Le rapport recéle : selon les mêmes sources, beaucoup d’ambiguïtés et d’affirmations gratuites. Curieuse­ment faciles à balayer faute d’être accompagnées des preuves irréfu­tables. Un financier humoriste a même lâché que « ce rapport est tout sauf un rapport d’audit »,

Pa­reil à un tract syndical gui reprend toutes les revendications d’une catégorie d’agents de la Sonas frustrée par la réforme générée à travers la rigueur imprimée par l‘ADG Herman Mbonyo. Des la première phrase du rapport, tout observateur averti sentira qu’il s’agit d’un audit à charge mené contre Herman Mbonyo.

Sinon, comment expliquer que d’autres membres du comité de gestion pourtant co-signataires de tous les actes de l’entreprise soient exoné­rés. Comme qui dirait l’ADG Mbonyo gérait seul cette entre­prise.


Les  financiers reprochent éga­lement à, ce rapport de se limiter à l’affirmation des faits sans appor­ter les preuves de ces affirmations en publiant les procès verbaux des personnes soi-disant entendues notamment, lorsqu’il évoque la question liée au chantage de l’Adg Mbonyo, propagé au nom de la fa­mille présidentielle.

Le rapport n’avance pourtant pas des preu­ves pouvant soutenir l’enrichisse­ment personnel d’Herman Mbonyo au détriment des agents et de l‘en­treprise.


Du début à la fin, hormis ces affirmations, rien de compréhensi­ble n’est mentionné dans le rapport et qui étaie la thèse d’un scandale financier à la Sonas, indiquent nos sources. Tout porte à croire qu’une main noire tenterait d’utiliser les médias pour conditionner la justice et faire accréditer la thèse d’un scandale financier à la Sonas alors que l’opinion reconnaît unanimement la qualité du travail qui a re­doré l‘assureur national en 2008.

Si tout le monde parle aujourd’hui de la Sonas, non pas en terme de canard boiteux mais d’une société prospère, c’est parce que qu’il y a un digne fils du pays qui a mis de toute son expertise au service de la nation.

Grâce au savoir-faire de Mbonyo, la Sonas qui n’avait pas que 14 mille dollars américains à l’arrivée de son comité de gestion gère des millions actuellement. Les grandes actions menées par cette société et son retour à son objet social suffisent pour convaincrent les Congolais qui savent bien où se trouvent leurs intérêts.

Célestin Lutete/MMC/Tiré de La Référence Plus


(CL/Yes)



Last edited: 13/10/2009 13:21:31

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