La Constitution de la Rdc ne fait plus aucune référence à la peine de mort ni des lois importantes prises conformément à ce texte fondamental.
Le monde entier a célébré, le samedi 10 octobre 2009, la « Journée mondiale contre la peine de mort ». A Kinshasa, l’Asbl « Culture pour la Paix et la Justice » (CPJ) appuyée par l’ambassade de France a organisé, au Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS), un séminaire atelier ayant pour thème : « Education à l’abolition de la peine de mort ». La Coalition des Grands Lacs africains contre la peine de mort représentée par les délégués du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda, ainsi que les délégués nationaux du Sud-Kivu et de la province Orientale, ont pris part aux travaux de cet atelier.
A cette occasion, le représentant du ministre des Droits humains qui a déclaré ouverts les travaux du séminaire, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à œuvrer progressivement vers l’abrogation expresse de la peine de mort en République démocratique du Congo.
« Autant la RDC est partie à différents instruments internationaux protecteurs du droit à la vie, autant la Constitution nationale ne fait plus aucune référence à la peine de mort, ni des lois importantes prises conformément à ce texte fondamental », a-t-il dit. Il a rappelé aussi qu’aucune exécution de la peine capitale n’est plus intervenue dans notre pays depuis au moins 7 à 8 ans.
Objectif
Dans son discours d’orientation, Me Liévin Ngondji Ongombe, président de la CPJ, organisateur de cette manifestation a exprimé sa toute reconnaissance à l’égard de l’ambassade de France à Kinshasa, de même que la Coalition mondiale contre la peine de mort pour leur soutien à l’énergie entre les abolitionnistes d’Afrique des Grands Lacs, en acceptant d’inclure leur projet d’un site Internet dans sa demande des fonds adressée à la Commission européenne.
Il a révélé que l’objectif visé par le thème de cette journée est que les nouvelles générations prennent conscience de l’état du monde dans lequel ils vivent avec sa dureté, parfois sa crainte, mais aussi sa beauté, contenue dans l’idéal des droits humains. « Notre objectif est que nos enfants, en particuliers ceux de 14 à 18 ans, comprennent en quoi la peine de mort est une atteinte aux droits fondamentaux et que des mineurs comme eux sont encore victimes des exécutions dans certains pays du monde comme l’Arabie Saoudite, l’Iran, le Yemen et le Soudan, alors que cela fait 20 ans que la Convention internationale relative aux droits de l’enfant interdit l’application de cette peine aux mineurs ».
D’autres moments forts ont été marqué par les interventions du représentant de l’ambassadeur de France à Kinshasa qui a assuré la «Culture pour la paix et la Justice» de son soutien en vue de la formation des formateurs sur l’abolition de la peine de mort ; du sénateurs She Okitundu qui a axé son intervention sur la problématique de la peine capitale en relavant la contraction entre le traité de Rome et le code pénal national sur ce sujet, du député Bokona Wipi du réseau des Parlementaires des droits de l’homme qui a soutenu la CPJ dans ses démarches pour l’abrogation de la peine de mort.
Quant au journaliste français Thomas Hubert, il a procédé au lancement du site Internet de la Coalition contre la peine de mort.
La journée s’est poursuivie avec la formation des acteurs ainsi que l’Assemblée générale de la Coalition pour la région des Grands Lacs.
Le Potentiel
(TN/Milor/GW/Yes)