Un atelier vient de réunir des responsables des confessions religieuses pour élaborer dans le cadre de la lutte soutenue par l’Unicef contre la mortalité enfantine un plan d’action pour la promotion de cinq pratiques familiales nécessaires à la survie et développement de l’enfant
Les confessions religieuses de la RDC réunies du 29 septembre au 9 octobre 2009 en atelier, au centre d’accueil Mgr Shaumba, à Kinshasa/Gombe, ont plaidé vendredi, à la clôture de l’atelier, pour l’élaboration d’un plan d’action pour la promotion des cinq pratiques familiales essentielles pour mieux soutenir les efforts du gouvernement congolais dans la lutte contre la mortalité infantile de moins de cinq ans.
Ce plan d’action fondé sur un partenariat conclu entre les confessions religieuses et l’UNICEF s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la « Stratégie africaine pour la survie et le développement de l’enfant » (SASDE). Aux termes de ce partenariat, les confessions religieuses entendent couvrir sur une période minimum de 3 à 5 ans une population estimée à 1.700.000 ménages, dans les 24 communes de Kinshasa, pour une moyenne annuelle de 100.000 ménages.
Elles ont recommandé, pour ce faire, la mise en place d’une plate-forme de concertation, tout en souhaitant continuer à bénéficier du soutien des services techniques du ministère de la Santé et de l’UNICEF de 2010 à 2012. La représentante de l’UNICEF en RDC, Mme Pierrette Vu Thi, s’est réjouie de cette initiative qui, selon elle, établit un lien dynamique et un dialogue permanent avec des milliers des ménages et familles à Kinshasa. Mme Vu Thi a aussi apprécié l’initiative des 50 délégués de 5 confessions religieuses sur la cartographie des réseaux et canaux de communication qui constitue une approche novatrice susceptible de contribuer efficacement à des résultats escomptés avant de reconnaître l’intérêt qu’apportent l’OMS et l’UNFPA à ce processus.
Le représentant du ministère de la Santé a considéré la participation des délégués des 5 confessions religieuses comme un engagement pour la vie des enfants de moins de 5 ans. Il les a exhortés à prendre leur responsabilité en vue d’aider le gouvernement a réellement accélérer la réduction de la mortalité infantile et néo-natale et à promouvoir des pratiques familiales essentielles. Cet atelier a été sanctionné par la remise des certificats de participation aux 50 délégués des confessions religieuses.
Des ateliers analogues se tiendront à Lubumbashi et à Goma respectivement du 19 au 28 octobre 2009 et du 02 au 11 novembre prochains. Ils sont conformes aux engagements pris par les Chefs d’Etat et de gouvernement à la 5ème session de l’UA en Libye en 2005 pour améliorer la survie de l’enfant en Afrique. Les cinq pratiques familiales essentielles sont, notamment se laver les mains avec du savon, l’allaitement exclusif au lait maternel pendant 2 ans et faire vacciner les enfants de 0 à 5 ans, rappelle-t-on.
Acp
(DN/TH/Yes)