Il arrive de fois de retenir les salaires des personnels chargée de la prise en charge des personnes des troisièmes âges pour leurs trouver à manger.
Pas de subvention, le Home des vieillards de Kabinda, situé à Lingwala sur l’avenue portant le même nom en face de la Radio télévision nationale congolaise (Rtnc), ne vit que des dons. « Il y a de cela dix ans que le Centre de Kabinda ne reçoit plus de subventions de la part de l’autorité nationale. Il est abandonné à la merci des Ong, des personnes de bonne volonté,…. Tu vois même, nous sommes en train de cultiver la terre. Il y a des houes, des pelles, des brouettes pour faciliter le travail,… Il nous arrive de fois de retenir nos propres salaires pour trouver à manger aux vieillards,… », a indiqué Mme Cecil Kombi Bongombi, chargée de la prise en charge des personnes de troisième âge et aussi de l’encadrement de ces personnes dans le centre de Kabinda.
Cette fonctionnaire d’Etat du Ministère des Affaires sociales, affectée à ce centre, déplore le manque des activités génératrices de revenus pouvant permettre une bonne prise en charge de ces personnes. Les quelques aides qui arrivent, renseigne-t-elle, viennent des particuliers, souvent vers les festivités de fin d’année. Cependant, au courant de l’année, poursuit-t-elle, le centre est pratiquement abandonné à lui-même.
« Il n’y a pas des gens qui nous accompagnent. Il n’ya pas longtemps deux mamans sont mortes ici. Pour la première, nous nous sommes démêlés pour les enterrer. Et l’autre, c’est une femme qui venait de l’Europe qui avait pris en charge tous les frais de funérailles », a fait savoir la chargée de la prise en charge des personnes de troisième âge.
Outre ces cas de décès, il y a également, plusieurs cas de maladies qui se posent au centre. Mais, le plus crucial, indique-t-elle, c’est l’alimentation de ces personnes.
« Nous assistons les nécessiteux que nous encadrons et hébergeons. Après l’hébergement, nous n’avons pas des subventions. Nous n’avons rien. On se débrouille par nos propres moyens. Il y a de fois des partenaires, des Ong qui arrivent. Nous ne vivons que des dons », ajoute-t-elle.
La situation reste cruciale dans ce centre d’accueil, qui héberge 89 personnes. Ces personnes sont reparties en deux catégories. Il s’agit des internes et des externes. Parmi les internes qui sont au nombre de 25, il y a 14 femmes et 11 hommes. 64 sont externes. Ils vivent au niveau de leurs familles respectives, mais bénéficient tout de même de l’assistance du centre à chaque fois qu’il reçoit des aides.
« Nous sommes au niveau national pour l’encadrement des vieillards de la République. Nous avons un hospice ici, il y a un autre dans la commune de Kintambo et à Kingabwa. Nous supervisons aussi les autres homes de vieillards privés comme celui de Saint Pierre, … », a-t-elle précisé.
Elle estime finalement qu’au regard de ce que vit le centre de Kabinda, les autorités nationales doivent se rappeler de leurs responsabilités vis-à-vis de cet établissement qui s’occupe de l’encadrement des personnes de troisième âge. « Ces personnes sont ici parce qu’elles sont rejetées par la société. Et nous nous sommes engagés à les accompagner jusqu’à leur mort. Je pense que le Gouvernement doit nous subventionner pour bien accomplir cette tâche », a-t-elle plaidé.
(Tkm/GM/PKF)
Yassa/L’Avenir